Vaccins contre le coronavirus : le point actualité

La vaccination ouverte sous condition aux plus de 18 ans dès ce 12 mai

La campagne vaccinale contre le coronavirus s'accélère ce mercredi 12 mai. Emmanuel Macron a annoncé que tous les Français ayant plus de 18 ans pouvaient désormais réserver les rendez-vous "non pris" du lendemain. En pratique, les personnes peuvent prendre rendez-vous dès ce mercredi 12 mai chaque jour à partir de 16h s'il reste des rendez-vous pour le jour-même ou le lendemain. Une mesure destinée à éviter que la moindre dose ne soit perdue. Le président de la République espère ainsi atteindre son objectif de 20 millions de premières doses injectées au 15 mai.

Afin de faciliter la pris de rendez-vous, le fondateur de CovidTracker et VaccinTracker a annoncé que le site Vitemadose, lancé début avril pour prendre rendez-vous, proposait désormais une fonctionnalité supplémentaire appelée Chronodose. Il permet de trouver un rendez-vous pour le jour même ou pour le lendemain en ayant accès aux créneaux disponibles sur les différentes plateformes de rendez-vous, Doctolib, Keldoc, Maiia, Ordoclic ou MaPharma.

Pour rappel, toutes les personnes de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner sans condition depuis le 10 mai. C'est aussi le cas de celles de plus de 18 ans atteintes de comorbidités. La vaccination est également ouverte à tous les professionnels de santé et du médico-social de plus de 18 ans, les personnes handicapées en hébergement spécialisé, les proches de personnes immunodéprimées et les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre. Depuis le 6 mai, les mineurs de 16 et 17 ans atteints de comorbidités peuvent aussi se faire administrer le vaccin.

La vaccination ouverte à tous les adultes le 15 juin

On connaît enfin la date d'ouverture de la vaccination à tous les adultes en France. "Vous avez 18 ans ou plus : rendez-vous le 15 juin pour vous faire vacciner", a annoncé sur Twitter le chef de l'État. Il a également ajouté que les plus de 50 ans pourront également être vaccinés à partir du 15 mai. Pour l’instant, la vaccination est ouverte à tous à partir de 55 ans, et des motifs médicaux précis sont nécessaires en-dessous de cet âge, hors professions prioritaires comme les policiers ou les enseignants.

Ce vendredi 30 avril au matin, le ministre de la Santé Olivier Véran avait également annoncé que tous les Français de plus de 18 ans souffrant de comordibités et en particulier d’obésité pouvaient, eux, prendre un rendez-vous pour se faire vacciner dès le 1er mai. 'Le président de la République a fait hier une annonce importante. Il y a un certain nombre de Français qui, âgés de 18 à 55 ans, souffrent de maladies chroniques, au premier rang desquelles l’obésité – qui est la première maladie chronique ou le premier facteur de risque en dehors de l’âge, qui expose aux formes graves. Mais nous ouvrons évidemment la vaccination aux gens qui présentent des comorbidités, comme de l’hypertension ou du diabète, de l’insuffisance rénale, cardiaque, ou des cancers', a-t-il expliqué sur franceinfo.

La liste des comorbidités associées à un risque de forme grave de Covid-19, définie par la Haute Autorité de santé est toujours la suivante :

 

• Pathologies cardio-vasculaires :

- hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales) ;

- antécédent d’accident vasculaire cérébral ;

- antécédent de chirurgie cardiaque ;

- insuffisance cardiaque ;

- antécédents de coronaropathie.

 

• Diabète de types 1 et 2 ;

• Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment :

- broncho pneumopathie obstructive,

- insuffisance respiratoire,

- asthme sévère,

- fibrose pulmonaire,

- syndrome d’apnées du sommeil.

 

• Insuffisance rénale chronique ;

• Obésité avec indice de masse corporelle ≥30 ;

• Cancer ou hémopathie maligne ;

• Maladies hépatiques chroniques, en particulier la cirrhose ;

• Immunodépression congénitale ou acquise ;

• Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;

 

• Pathologies neurologiques :

- maladies du motoneurone,

- myasthénie grave,

- sclérose en plaques,

- maladie de Parkinson,

- paralysie cérébrale,

- quadriplégie ou hémiplégie,

- tumeur maligne primitive cérébrale,

- maladie cérébelleuse progressive.

 

• Troubles psychiatriques ;

• Démence

Une seule dose divise le risque de contamination par deux

Une étude menée par le Public Health England (l’agence de santé publique anglaise) révèle qu'une seule dose du vaccin Pfizer ou AstraZeneca diminue déjà le risque de contaminer ses proches. Les chercheurs ont suivi 24 000 foyers (soit 57 000 personnes) dans lesquels au moins une personne était vaccinée. Ils les ont ensuite comparés à un million de contacts de personnes non vaccinés.

Résultat : les personnes infectées par le virus trois semaines après avoir reçu la première dose du vaccin ont 38 à 49 % moins de risque de contaminer les membres de leur foyer, par rapport à celles qui n'ont pas été vaccinées. 

"Nous savions déjà que les vaccins sauvaient des vies et cette étude, la plus complète menée en conditions réelles, montre aussi qu'ils réduisent la transmission de ce virus mortel", s'est réjoui le ministre de la Santé britannique Matt Hancock. L'autorité sanitaire précise aussi qu'une dose de vaccin réduit de 60 à 65 % le risque de développer des symptômes, quatre semaines après l'injection. 

Johnson & Johnson "reporte le déploiement" de son vaccin en Europe

Peu après la prise de position des autorités sanitaires américaines, qui envisagent, par précaution, de suspendre le recours à ce vaccin, le laboratoire Johnson & Johnson a annoncé retarder le déploiement de son vaccin en Europe. "Nous sommes en train d'étudier ces cas avec les autorités sanitaires européennes", explique le groupe dans un communiqué, qui dit avoir "pris la décision de reporter le déploiement de notre vaccin en Europe." Aucun détail n'a été donné sur le nouveau calendrier de livraison.

Les autorités sanitaires américaines ont en effet recommandé ce mardi 13 avril "une pause" dans l'utilisation du vaccin contre la Covid-19 de Johnson & Johnson afin d'enquêter sur l'apparition de cas graves de caillots sanguins chez plusieurs personnes aux Etats-Unis. L'Agence américaine des médicaments (FDA) "est en train d'enquêter sur six cas rapportés aux États-Unis de personnes ayant développé des cas sévères de caillots sanguins après avoir reçu le vaccin" et, pendant l'enquête, "nous recommandons une pause", a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Vaccin Moderna : efficace pendant un à deux ans !

Des chercheurs de l'Université Emory, aux États-Unis, ont étudié les niveaux d'immunité après l'administration de la seconde dose du vaccin Moderna, et leur persistance dans le temps. Résultat : ce produit délivre une immunité "impressionnante" durant les six premiers mois, qui s'émousse ensuite petit à petit... Mais pas au point de ne plus protéger !

D'après le Pr Mehul Suthar, les anticorps neutralisants produits par l'organisme grâce à la vaccination devraient persister pendant un à deux ans, dans les trois groupes d'âge étudiés (18 à 55 ans, 56 à 70 ans, 71 ans et plus). 

En revanche, il est plus inquiet quant à son efficacité face aux variants. D'après lui, l'immunité conférée par le vaccin Moderna devrait persister contre le variant britannique (B.1.1.7). En revanche, "plusieurs groupes, dont le nôtre, ont observé que la mutation 484 semble échapper aux réponses des anticorps", souligne l'expert. 

Pour l'instant, on ignore encore si un simple rappel de vaccin pourrait suffire à protéger contre ces variants, en reboostant l'immunité des individus, ou s'il faudrait changer la formulation des produits pour cibler certaines souches spécifiques.  

AstraZeneca : les moins de 55 ans recevront une deuxième dose d'un autre vaccin

Après que l'Agence européenne du médicament (EMA) a reconnu qu'il existait des risques "très rares" de caillots sanguins après une injection du vaccin anglo-suédois AstraZeneca, la Haute Autorité de santé française a préconisé vendredi 9 avril une deuxième dose d'un autre vaccin pour les moins de 55 ans.  533 000 Français, majoritairement membres du personnel médical, sont concernés. Ils devront compléter la première dose avec une seconde injection d'un vaccin à ARN messager, le Pfizer ou le Moderna.

"C'est totalement logique", a assuré Olivier Véran sur RTL ce vendredi 9 avril. Pour le ministre de la Santé, qui fait partie des personnes concernées, limiter les injections du vaccin AstraZeneca "est une mesure de précaution" et "il est tout à fait normal de proposer une deuxième injection d'ARN messager dans les 12 semaines" qui suivent afin de respecter les délais. "L'interchangeabilité des vaccins n'est pas quelque chose à recommander à ce stade", a pourtant déclaré Margaret Harris, porte-parole de l'OMS, lors du briefing régulier de l'ONU à Genève.

Pfizer ou Moderna, vous pouvez recevoir deux doses de vaccins à ARN messager différents

Il est possible d'être vacciné avec deux vaccins à ARN messager différents. C'est ce qu'a annoncé la Haute Autorité de santé dans un avis publié le 29 avril dernier. Elle explique que la recommandation générale reste la réalisation d'un schéma vaccinal complet avec le même vaccin à ARN messager pour la première et seconde dose, conformément aux autorisations de mise sur le marché de ces vaccins.

Pour la HAS toutefois, "dans de rares situations, liées par exemple à une forte tension d’approvisionnement pour l’un ou l’autre des vaccins à ARNm, si la complétude du schéma vaccinal ne peut être garantie avec le même vaccin à ARNm aux date et lieu prévus pour la seconde dose, il est dans l’intérêt de la personne de ne pas reporter cette seconde injection au-delà des 42 jours recommandés mais de recourir à un vaccin à ARNm de spécialité différente de celle qui a été administrée pour la première injection".

Compte tenu de la parenté des vaccins Pfizer-BioNtech et Moderna et Moderna, qui délivrent le même antigène, il est donc possible pour la seconde dose de recourir à un vaccin ARNm de spécialité différente de la première. Une recommandation prise en raison de la "nécessité d’obtenir une protection optimale, en respectant le schéma de vaccination recommandé à 2 doses, tout particulièrement chez les personnes à risque de formes sévères de Covid-19 qui ont été vaccinées en priorité". La Haute Autorité de santé rappelle également "le contexte épidémiologique de circulation très active du SARS-CoV-2, notamment du variant britannique et la persistance d’une forte tension sur le système de santé". La HAS précise par ailleurs l'attention sur la nécessité d'assurer dans ce cas "une traçabilité précise" des personnes ainsi vaccinées avec deux vaccins à ARN messager différents et de mener une étude sur leur réponse immunitaire face à ce schéma de vaccination.

Le vaccin Pfizer efficace à 100 % chez les 12-15 ans 

C'est une nouvelle très encourageante en vue de l'extension de la campagne de vaccination. Le vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus est efficace à 100 % chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans, ont annoncé les deux laboratoires, ce mercredi 31 mars, selon les résultats d’un essai clinique. Les essais de phase 3 menés sur 2.260 adolescents aux États-Unis "ont démontré une efficacité de 100% et des réponses d’anticorps robustes", ont déclaré les entreprises dans un communiqué, relayé par l'AFP, reprise notamment par 20 minutes. Elles ajoutent qu’elles vont demander aux régulateurs l’approbation du vaccin pour les adolescents et espéraient une possible mise en œuvre "avant la prochaine rentrée scolaire". 

Le PDG du laboratoire allemand BioNTech, Ugur Sahin, estime que  les résultats sur les 12-15 ans sont "très encourageants compte tenu des tendances observées ces dernières semaines concernant la propagation" du variant britannique du virus. 

Covid-19 : 38 vaccinodromes bientôt déployés en France

Ce lundi, Olivier Véran a annoncé le déploiement de nombreux vaccinodromes en France. Il s’agit de lieux où seront stockés, gérés et distribués les vaccins contre la Covid-19. L’appellation vaccinodrome désigne des centres de vaccination avec un espace particulièrement grand comme les gymnases, palais des congrès et même les stades de football. L'objectif ? Atteindre à la mi-avril les 10 millions de premières doses injectées. Pour y parvenir, les vaccinodromes devront pratiquer entre 1 000 à 2 000 injections quotidiennes. À terme, le ministère de la Santé vise "un à deux mégacentres par département", soit "100 à 200" sur tout le territoire, en plus des 38 déployés dans les prochains jours.

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"Dans les prochains jours, 38 seront mis en place sur l'ensemble du territoire. Ouverts 7 jours sur 7, ces centres de grandes capacités seront armés par les sapeurs-pompiers [...] Jusqu'à 530 000 doses pourront être injectées chaque semaine, soit une moyenne de 200/jours par vaccinodrome", annonce le Ministère de l'Intérieur dans un communiqué daté du 24 mars 2021.

AstraZeneca suspendu : que faire si vous avez déjà reçu le vaccin ?

Dans le sillage de plusieurs pays européens, la France a décidé, ce lundi 15 mars, de  suspendre l'utilisation du vaccin AstraZeneca par précaution, dans l'attente de la décision de l'Agence européenne du médicament. Cette décision annoncée par Emmanuel Macron devrait être effective pour au moins 24 heures, dans l'attente du nouvel avis du régulateur européen, prévu ce jeudi 18 mars, après une réunion des autorités compétentes ce mardi à Amsterdam.

"Les gens ne sont pas en danger"

Dans l'attente, Olivier Véran a tenu à rassurer et martèle que les Français qui ont reçu une première dose d'AstraZeneca "ne sont pas en danger". Interviewé par BFMTV ce mardi 16 mars, le ministre de la Santé se veut confiant, au lendemain de la suspension du vaccin en France, en indiquant que les patients concernés n'ont aucune "démarche particulière à entamer". "Les gens ne sont pas en danger parce qu'ils auraient été vaccinés AstraZeneca". "Je fais partie de ces Français qui ont reçu une injection d’AstraZeneca", rappelle Olivier Véran. Martin Blachier, épidémiologiste et médecin en santé publique, précise aussi à La Dépêche que le vaccin AstraZeneca "peut provoquer un peu de fièvre dans les 24 à 48 heures qui suivent", mais "il n’y a pas lieu aujourd’hui de recommander une surveillance particulière". Olivier Véran indique vouloir "reprendre au plus vite et ardemment la campagne de vaccination", et attend le verdict de l'Agence européenne du médicament pour jeudi.

Contacté par Medisite, Thomas Kassab, pharmacien officinal, assure que "pour le moment, le vaccin AstraZeneca est suspendu le temps des investigations nécessaires par l'Agence européenne du Médicament et pas retiré du marché". Interrogé par la Dépêche, le Dr Jérôme Marty, généraliste à Fronton, estime aussi que la suspension "ne va durer que quelques jours, une semaine". Concernant les personnes ayant reçu une première dose du vaccin et devant prochainement recevoir la seconde, le pharmacien Thomas Kassab précise qu'"en ayant qu'une seule injection , la réponse immunitaire, c'est-à-dire la production d'anticorps, n'est pas complète, d'où l'utilité de la seconde dose". "D'après les dernières données que nous avons, il n'y aurait que 76% d’efficacité à partir de 22 jours après la première injection et l'efficacité pourrait aller jusque 3 mois", précise Thomas Kassab.

"On termine le schéma vaccinal avec le même vaccin"

Il précise que "la seconde injection doit se faire en 9 semaines et 12 semaines après la première injection" et que "d'ici là, l'Agence européenne aura tranché vis-à-vis de AstraZeneca et de nouvelles consignes seront données". Concernant la possibilité d'avoir une seconde dose d'un autre vaccin, il assure que "pour l'heure, lorsque l'on commence un schéma vaccinal avec un vaccin, on termine le schéma avec le même vaccin (que cela soit Pfizer, Moderna ou AstraZeneca)". Pour le pharmacien, avoir une autre dose d'une autre vaccin "n’est pas dans les recommandations" à l'heure actuelle. Le pharmacien se veut dans tous les cas rassurant puisque selon lui, "dans tous les cas, les patients ayant été vaccinés avec AstraZeneca restent pris en charge par leur médecin ou leur pharmacien". "Les professionnels de santé qui les ont vaccinés les gardent en charge et leur donneront, en temps voulu, la marche à suivre", conclut-il.

Vaccin AstraZeneca : un risque de caillot sanguin plus élevé ?

Après des cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes qui ont été vaccinées, le Danemark, la Norvège et l'Islande ont annoncé ce jeudi 11 mars avoir suspendu des vaccins anti-Covid AstraZeneca. Une décision prise par précaution, même si le lien entre la formation de caillots sanguins et les vaccins n'a pas encore été démontré. Comme le rapporte La Tribune ce lundi 8 mars, c'est l'Autriche qui avait annoncé avoir cessé d'administrer un lot de vaccins AstraZeneca après le décès d'une infirmière de 49 ans après de "graves troubles de la coagulation" quelques jours après son vaccin.

Ce mercredi 10 mars, une enquête préliminaire de l'Agence européenne des médicaments (EMA) a souligné qu'il n'existait aucun lien entre le vaccin et le décès survenu en Autriche.

L'EMA assure que seulement 22 cas de thromboses avaient été signalés ce mardi 9 mars, pour plus de trois millions de personnes vaccinées dans l'Union européenne, la Norvège et l'islande. De son côté, Olivier Véran a annoncé lors de sa conférence de presse de ce jeudi 11 mars que la France ne suspendait pas l'administration des vaccins AstraZeneca dans le pays. "J’ai saisi l’Agence nationale de sécurité du médicament. D’après [elle], il n’y a pas lieu de suspendre la vaccination par AstraZeneca", a assuré le ministre de la Santé. "Sur 5 millions d’Européens, 30 ont présenté des troubles de la coagulation", relativise Olivier Véran. Des chiffres confirmés par Rémi Salomon, le président de la commission médicale d'établissement, l'instance qui représente le personnel médical.

30 cas de troubles de la coagulation sur 5 millions d'Européens

Sur LCP ce jeudi 11 mars, le directeur général de la Santé assure que "sur 5 millions d'observations, il y a eu 30 cas [d'accidents thromboemboliques], ce qui est la même fréquence que dans la population générale (...)". "Mais c'est vrai que ça complique le message", reconnaît-il. Il assure qu'"AstraZeneca reste un bon vaccin". L'Agence européenne du médicament estime en effet que les bénéfices sont toujours supérieurs aux risques.

Thrombose : avoir le coronavirus est 8 à 10 fois plus risqué que de se faire vacciner

Alors que le vaccin AstraZeneca fait l'objet de la défiance de nombreux Français et que le déploiement du vaccin Johnson & Johnson a été retardé en raison du risque de thrombose, une étude vient relativiser les risques entraînés par les vaccins. L'étude publiée par l’université d’Oxford le 15 avril dernier affirme en effet que le risque de développer un caillot sanguin cérébral est dix fois plus elevé en attrapant le coronavirus qu'en étant vacciné avec un vaccin Pfizer et huit fois plus elevé qu'en recevant une dose du vaccin AstraZeneca. De manière générale, les chercheurs de l'université d'Oxford ont découvert que le risque de thrombose cérébrale était eniron 100 fois plus élevé que la normale après une infection au coronavirus.

"Cela nous amène à deux conclusions importantes. Tout d'abord, la Covid-19 augmente considérablement le risque de thrombose veineuse cérébrale, ce qui vient s'ajouter à la liste des nombreuses complications du virus déjà connues. Deuxièmement, le risque de thrombose lié à la Covid-19 est  bien plus élevé que nous ne le voyons avec les vaccins actuels, même pour les moins de 30 ans", souligne Paul Harrison, professeur de psychiatrie et chef du groupe de neurobiologie à l'Université d'Oxford. Il sous-entend ainsi que la limitation d'âge établie à 55 ans et plus pour l'administration du vaccin AstraZeneca n'aurait pas réellement d'impact sur la survenue de thromboses. 

4 thromboses sur 1 million de vaccinés Pfizer

Dans cette étude portant sur plus de 500 000 patients atteints du coronavirus, une thrombose cérébrale n'est survenue que chez 39 patients sur un million. Chez les personnes ayant reçu un vaccin à ARN messager, Pfizer ou Moderna, les chercheurs ont constaté 4 cas de thrombose sur un million de personnes vaccinées. C'est seulement cinq cas sur un million après la première dose du vaccin AstraZeneca. Le risque de thrombose dû à la Covid-19 est donc 10 fois plus élevé qu'avec la vaccination Pfizer et 8 fois plus élevé qu'avec le vaccin AstraZeneca.

Vaccin : une seule dose suffit pour les personnes ayant déjà eu le coronavirus

Les personnes ayant déjà eu le coronavirus n'ont besoin que d'une seule dose de vaccin. C'est ce qu'a annoncé Olivier Véran ce lundi 1er mars sur le plateau du journal de 20h de France 2. "Les personnes déjà positives au Covid, disposant d’un test PCR récent par exemple, n’auront plus besoin d’avoir besoin de deux injections de vaccin Pfizer  ou Moderna, une suffira", a assuré le ministre face à Anne-Sophie Lapix. La France est le premier pays à se prononcer à ce sujet.

"Si c'est votre première injection et que vous avez déjà eu le Covid, on vous dira : 'Vous être protégé après une seule injection'", a ajouté Olivier Véran. Selon le ministre, "c'est une bonne nouvelle pour vous, mais aussi pour les Français qui pourront récupérer cette deuxième dose qui nous permettra d'accentuer et d'accélérer encore". Comme le rapportait Ouest-France, la Haute autorité de Santé avait déjà recommandé ce 12 février l’injection d’une seule dose de vaccin pour les personnes ayant déjà contracté le coronavirus.

"La dose unique de vaccin jouera un rôle d e rappel"

Selon la Haute autorité de santé, les personnes guéries de la Covid-19 "ont  déjà élaboré à l’occasion de l’infection une mémoire immunitaire" et "la dose unique de vaccin jouera ainsi un rôle de rappel". L’autorité recommande par ailleurs d’attendre "au-delà de trois mois" après la maladie, "et de préférence six mois", avant d’injecter cette dose unique. Cette initiative est une première mondiale. "À ce jour, aucun pays ne s’est clairement positionné sur une vaccination en une dose pour les personnes ayant contracté la Covid-19 antérieurement à la vaccination", reconnaît elle-même la HAS.

Le ministre de la Santé a également annoncé que  les personnes âgées de "50 ans et plus, incluant les 65-75 ans", et souffrant de "ce qu’on appelle des comorbidités, des fragilités", pourront "se faire vacciner avec AstraZeneca" chez "leur médecin traitant, dans l’hôpital qui les suit” ou “dans quelques jours en pharmacie". Une bonne nouvelle pour les personnes de plus de 65 ans jusque-là écartés de la vaccination pour le vaccin AstraZeneca.

Quand la vaccination sera-t-elle ouverte à tous les Français ? 

Interviewé à l'Elysée par nos confrères de TF1, ce mardi 2 février 2021, le président de la République Emmanuel Macron a assuré que tous les Français adultes pourront se faire vacciner "d'ici la fin de l'été". Une information confirmée dans son allocution du 31 mars. 

Il estime également que "début mars", les 80 % des pensionnaires des Ehpad souhaitant se faire vacciner auront reçu les injections, au même titre qu'une large proportion des plus de 75 ans. 

La vaccination en entreprise début ce 25 février

C'est désormais officiel, vous pourrez être vacciné sur votre lieu de travail dès ce jeudi 25 février. Ce lundi 22 février, le secrétaire d'État chargé de la Santé au travail Laurent Pietraszewski a annoncé via un communiqué que les salariés éligibles à la vaccination contre le virus pourraient se faire administrer le vaccin AstraZeneca dans leur entreprise à compter de ce jeudi 25 février. "Conformément aux recommandations du 2 février 2021 de la Haute autorité de santé (HAS), il a été décidé qu'à compter du 25 février 2021, après les professionnels de santé et du médico-social, le vaccin AstraZeneca sera utilisé notamment pour la vaccination des personnes de 50 à 64 ans inclus atteintes de comorbidités", précise le communiqué du secrétariat d'État.

Le vaccin sera reçu sur la base du volontariat, et administré également de manière volontaire par les médecins du travail en entreprises qui le souhaitent aux salariés entre 50 et 64 ans et atteints de comorbidités. Ceux qui se portent volontaires doivent "se rapprocher de la pharmacie d'officine de leur choix, pour s'identifier et se procurer des doses du vaccin AstraZeneca sous le même régime de contingentement". Les Échos précisent que les médecins du travail sont susceptibles de recevoir dès cette semaine leur première livraison de vaccins, contenant environ dix doses. Une seconde livraison devrait ensuite arriver à partir du 1er mars prochain.

Coronavirus : vous pourrez bientôt être vaccinés chez votre médecin traitant

Alors que nous arrivons bientôt aux deux millions de doses de vaccins administrées en France, les médecins traitants devraient pouvoir vacciner depuis leur cabinet d'ici la mi-février. Comme le rapporte Capital, si les livraisons du troisième vaccin autorisé en France, le vaccin AstraZeneca, respectent le calendrier fixé, les médecins traitants pourront à leur tour adminsitrer les doses de vaccins. "Une livraison plus importante est prévue pour le 17 février avec 700.000 doses, on pourra alors acter le passage en ville", a assuré le ministère de la Santé auprès de Capital.

Les vaccins AstraZeneca peuvent être conservés au réfrigirateur

C'est la première fois que cela se produirait en France depuis l'ouverture de la campagne vaccinale à la fin du mois de décembre. En effet, contrairement aux vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, déjà disponibles, le vaccin d’AstraZeneca est un vaccin à base d’adénovirus qui n'utilise pas la technologie dite à ARN messager. Il peut donc être conservé beaucoup plus facilement que les deux autres, simplement au réfrigérateur. Les premiers vaccins Pfizer et Moderna devaient quant à eux être respectivement conservés à des températures comprises entre -60 et -80°C et -25 et -15°C dans des "super-congélateurs".

Livrées en France le vendredi 5 février, les 273 600 premières doses du vaccin élaboré par le laboratoire anglo-suédois en collaboration avec l’Université d’Oxford sont pour l’instant réservées à tous les soignants de moins de 65 ans, qu’ils aient des facteurs de risque ou non. La Haute Autorité de santé (HAS) avait en effet recommandé de ne pas administrer le vaccin d’AstraZeneca aux personnes de plus de 65 ans, considérant qu’il "manque des données" pour cette catégorie, pourtant la plus à risque. Le ministre Olivier Véran, médecin neurologue, a donc reçu sa première injection le 8 février.

Les médecins devraient vacciner dès le 17 février

Une seconde livraison de 304 800 doses est attendue cette semaine e t 700.000 autres devraient arriver le 17 février. C'est à ce moment que les médecins traitants devraient être autorisés à vacciner dans leur cabinet les personnes entre 50 et 64 ans avec comorbidités, avant une nouvelle étape ciblant tous les moins de 65 ans. Des discussions sont encore en cours pour que les pharmaciens et sages-femmes puissent, eux aussi, administrer les doses du vaccin d’AstraZeneca, conformément aux préconisations de la Haute autorité de santé. "Cela pourra se faire dès que les approvisionnements seront suffisants", assure le ministère.

Le vaccin Pfizer-BioNTech pourrait être moins efficace en cas de retard de la deuxième injection

Retarder la deuxième dose de vaccin pourrait altérer son efficacité. Comme le rapporte l'AFP, notamment relayé par Le Parisien, c'est la mise en garde essentielle faite par BioNTech ce mardi 5 janvier. Alors que plusieurs pays, dont le Danemark et le Royaume-Uni, ont annoncé qu'ils allaient espacer la durée entre les deux doses du vaccin, afin de pouvoir vacciner plus de monde, la société allemande laisse entendre que cela pourrait être une stratégie contre-productive.

Aucune preuve d'une protection après 21 jours

"L'efficacité et la sécurité du vaccin n'ont pas été évaluées pour d'autres calendriers de dosage" que les deux injections espacées de 21 jours appliquées lors de l'essai clinique, explique l'entreprise allemande qui a développé, avec l'américain Pfizer, le premier vaccin autorisé aux États-Unis et dans l'Union européenne.

"Même si des données démontrent qu'il existe une protection partielle dès 12 jours après la première dose, il n'y a pas de données qui démontrent que la protection reste en place au-delà de 21 jours", alerte une porte-parole de BioNTech. "Nous estimons qu'une deuxième injection est nécessaire pour procurer la protection maximale contre la maladie", réaffirme BioNTech.

Le Danemark veut espacer les doses de 6 semaines

Pour rappel, pour pallier les stocks de vaccins limités, le Danemark a annoncé ce lundi 4 janvier que le pays allait espacer les deux doses de vaccin jusqu'à six semaines, contre les 21 jours recommandés. Le Royaume-Uni va même jusqu'à laisser passer jusqu'à 12 semaines entre les deux injections. "De cette manière, nous pourrons vacciner plus de monde dès maintenant", a assuré le chef de l'Agence nationale danoise de la Santé, Søren Brostrøm, interrogé par la télévision publique TV2. Il dit se fonder sur la documentation présentée par les laboratoires qui évoquerait une seconde injection "entre 19 et 42 jours" après la première.

Après le Royaume-Uni et le Danemark, le ministère de la Santé a demandé aux autorités sanitaires d'évaluer les options pour allonger également le délai entre les deux injections du vaccin contre la Covid-19, selon un document consulté lundi 4 janvier par l'AFP.

Coronavirus : qui est Mauricette, première vaccinée de France à 78 ans ?

À 78 ans, Mauricette est devenue la première vaccinée de France contre la Covid-19. Ce dimanche 27 décembre au deuxième étage de l'hôpital René-Muret de Sevran, elle a reçu la toute première dose en France du vaccin Pfizer-BioNTech contre le coronavirus. "Ça va, je ne suis pas impressionnée. Je suis prête pour l'épreuve, pas de panique !", a-t-elle assuré avant l'injection, selon Le Parisien. La septuagénaire a confié qu'elle n'a "même pas (eu) mal". Elle se réjouit d'être ainsi devenue "une vedette".

"Je suis émue", a-t-elle même déclaré, habillée pour l'occasion d'un "t-shirt zébré, d'un pantalon rose et de mocassins bordeaux". Née le 11 avril 1942, Mauricette a vécu "enfant, pendant la guerre, à Toulouse" et a aujourd'hui "de la famille dans le département de l'Aude". Jamais mariée, elle a été "aide-ménagère", avant de "travailler dans une usine de pâtisserie" en Seine-Saint-Denis. Comme elle, huit autres patients - cinq femmes et trois hommes âgés de 66 à 90 ans - ont reçu la première dose du vaccin Pfizer-BioNTech.

"Elle est fière de voir son visage à la télévision"

Une demi-heure après la piqûre de Mauricette, qui est "entrée dans l'Histoire" selon Samir Tine, le chef du service gériatrie de l'hôpital René-Muret donne de ses nouvelles. "Elle va très bien. Elle est fière de voir son visage à la télévision", a confié le médecin au Parisien. Celle qui a vécu au Bourget souffre de pathologies chroniques et est quelque peu dure d'oreille, mais se porte donc très bien. Elle se verra, comme les autres volontaires, injecter une seconde dose de vaccin dans trois semaines.

Le vaccin de Sanofi et GSK ne sera pas prêt avant fin 2021

Alors que Margaret Keenan, 90 ans, est la première femme au monde ayant reçu le vaccin Pfizer/BioNtech à l'hôpital de Coventry, en Angleterre, ce mardi 8 décembre, on apprend que celui des  laboratoires français Sanofi et britannique GSK ne sera prêt qu'à la fin 2021. Une vraie mauvaise nouvelle au moment où d’autres commencent les campagnes de vaccination. Sanofi et GSK l'ont annoncé ce vendredi 11 décembre, après des résultats moins bons qu’espéré des premiers essais cliniques.

La conduite du programme "est retardée afin d’améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées", la population la plus à risque, expliquent les groupes dans un communiqué. Ils tablent désormais sur une mise à disposition du vaccin au quatrième trimestre l’an prochain, alors qu’ils visaient initialement une demande d’homologation au premier semestre de 2021.

Comme le rapporte Le Monde, Sanofi, qui développe ce vaccin conjointement avec GSK – qui lui fournit son adjuvant –, comptait récemment encore démarrer à la fin de décembre la toute dernière phase des essais sur l’homme avant l’homologation des autorités ("phase 3"). Avec ce calendrier, le grand groupe pharmaceutique français, l’un des principaux producteurs de vaccins au monde, espérait pouvoir produire un milliard de doses en 2021. Un objectif qui ne pourra plus être atteint.

La stratégie vaccinale en France

La stratégie vaccinale du gouvernement a été détaillée mercredi 16 décembre 2020 par le Premier ministre à l'Assemblée nationale. Jean Castex a annoncé que la première phase de vaccination débutera "dès la dernière semaine de décembre", "si les conditions sont réunies", en précisant que les populations non prioritaires attendront "la fin du printemps".

Il a en effet détaillé les trois différentes phases de la vaccination nationale qui ciblera en  priorité "les personnes les plus âgées accueillies dans les établissements comme les Ehpad" et ce "dès la dernière semaine de décembre", après validation de l'Agence européenne des médicaments, pour une durée de "six à huit semaines". Cette première phase de vaccin concernera un million de Français. "Il faut d'abord protéger les plus âgés et les plus vulnérables, ce sont eux qui ont payé le plus lourd tribut au virus. La vaccination dans les Ehpad est bien sûr prioritaire puisqu'on a vu ces derniers mois que la propagation du virus pouvait être particulièrement rapide et dévastatrice dans ces lieux fermés", confirme auprès de France 24 Michel Goldman, professeur d'immunologie médicale à l'Université libre de Belgique. 

Près de 200 millions de doses seront livrées en France

Une seconde phase de vaccination s'adressera ensuite début mars aux personnes présentant des facteurs à risques et aux professionnels de santé. Cela concernera 14 millions de personnes. Enfin, la troisième phase de la campagne de vaccination concernera l'ensemble de la population à partir de la fin du printemps. En tout, près de 200 millions de doses seront livrées en France, soit une quantité prévue pour 100 millions de personnes "car deux injections sont nécessaires", a rappelé le Premier ministre.

"Cette campagne de vaccination est un tournant dans la lutte contre la Covid mais soyons clairs, compte tenu du processus progressif, le début de la campagne vaccinale ne va pas marquer la fin de l'épidémie", a également tenu à rappeler Jean Castex. Le Premier ministre a aussi assuré qu'"aucune vaccination n'aura lieu sans que le consentement éclairé ait pu être exprimé". Il a expliqué attendre "un avis du comité consultatif national d'éthique qui nous éclairera sur les questions qui se posent dans le cadre de cette campagne".

Les vaccins Moderna et Pfizer choisis car plus avancés

Jean Castex promet que "confiance" et "transparence" seront les clés de la vaccination. Le Premier ministre explique ainsi que la France a "privilégié les vaccins les plus avancés, Moderna et Pfizer", mais que "d'autres pourraient arriver dans les mois qui viennent malgré les incertitudes".

Devez-vous être vacciné si vous l'avez déjà eu ?

Les personnes qui ont déjà attrapé le coronavirus doivent-elles être vaccinées ? Selon la Haute autorité de santé, il n'est pas nécessaire de "vacciner systématiquement" les personnes ayant déjà été contaminées par le virus, mais rien ne s'y oppose médicalement si elles le souhaitent. Une précision faite à la suite des recommandations de la HAS le 30 novembre dernier pour la future campagne de vaccination contre le Covid-19.

Selon l’organisme, le "constat scientifique" est "qu’à ce jour les données ne permettent  pas de savoir s’il y a un bénéfice à vacciner les personnes qui ont déjà été infectées par le SARS-CoV-2". En conséquence, elle "estime à ce stade qu'il n'y a pas lieu de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la Covid-19", dans un avis consulté par l'AFP samedi 19 décembre, et relayé par franceinfo.

Pas "d'effet indésirable grave" en cas de vaccin

D'un autre côté, la HAS remarque l'absence "d'effet indésirable grave particulier", lorsqu'une personne ayant eu la Covid-19 se fait vacciner. Elle en conclut donc que rien ne s'oppose à une telle vaccination, si une personne contaminée le souhaite, "à l'issue d'une décision partagée avec le médecin".

Les personnes ayant déjà eu le coronavirus ne sont donc pas jugées prioritaires par la Haute autorité de santé. La HAS a ainsi confirmé sa recommandation de vacciner en priorité les personnes âgées dépendantes en Ehpad et les résidents âgés en établissement collectif.

Vaccin anti-Covid-19 : pourquoi avoir des effets secondaires est bon signe

Fatigue, fièvre, bras endolori, chaud ou douloureux... Avoir des symptômes après avoir été vacciné contre le coronavirus pourrait être en réalité un signe de son efficacité. En effet, s'ils peuvent être inquiétants, ces effets secondaires seraient la preuve que le vaccin remplit bien son rôle. Comme le rapporte Futura Santé, s'ils restent légers et brefs, ces symptômes témoignent de la réaction de votre système immunitaire face au virus. Le vaccin a pour but de faire réagir votre système immunitaire avec un agent pathogène affaibli afin que votre métabolisme crée des anticorps prêts à attaquer le virus s'il le contracte à nouveau.

La réaction du système immunitaire déclenche une inflammation

S'agissant du SARS-CoV-2, quand votre système immunitaire est confronté au vaccin, il crée des anticorps empêchant le coronavirus d'entrer dans vos cellules et des lymphocytes cytotoxiques, dont le rôle est de détruire les cellules infectées. Ainsi le virus n'attaque pas vos cellules, si des anticorps l'empêchent d'y pénétrer, et il ne se diffusera pas si la cellule qu'il a infectée est détruite. Cette réaction immunitaire se caractérise par une inflammation. Ainsi, vous en ressentez les symptômes, qui sont le plus souvent une inflammation locale autour de la zone de l'injection avec des rougeurs, une douleur irradiante ou quelques autres symptômes systémiques tels que la fièvre, la fatigue ou les maux de tête.

En revanche, si vos symptômes sont plus forts et perdurent, il convient de consulter un médecin. Selon l'ANSM, le quatrième rapport de pharmacovigilance sur les effets indésirables rapportés avec le vaccin de Pfizer-BioNTech révèle que depuis le début de la campagne de vaccination en France, 2 140 cas d’effets indésirables ont été rapportés. Parmi eux, l'hypertension artérielle fait partie des symptômes inquiétants à surveiller. En effet, devant tout symptôme évocateur d’une hypertension artérielle tel qu’un malaise, des maux de têtes ou des vertiges, l'ANSM recommande aux personnes vaccinées d’effectuer un contrôle de la pression artérielle pour une prise en charge médicale la plus précoce possible.

Protégés par l'immunité ?

On sait par ailleurs que les ex-malades doivent avoir  acquis naturellement une immunité contre le virus, même si sa durée reste incertaine. Comme le rapporte Libération, puisqu'on ne compte aujourd’hui qu’une dizaine de cas de réinfections "dûment documentés" par des études scientifiques selon la HAS, on peut supposer que l’immunité fonctionne efficacement pour la majorité des anciens malades. Les premières vaccinations contre la Covid-19 interviendront "dès la dernière semaine de décembre", mais pas avant "la fin du printemps" pour la population non prioritaire, a précisé le Premier ministre Jean Castex.

Covid-19 : bien dormir, le secret pour un vaccin plus efficace ?

En pleine période de campagne vaccinale contre la Covid-19, l'Académie Américaine de la Médecine du Sommeil (AASM) a tenu à rappeler l'importance d'un sommeil suffisant pour lutter contre le coronavirus, mais aussi améliorer l'efficacité du vaccin. En effet, dans un communiqué publié ce mercredi 13 janvier, et relayé par Santé Magazine, l'organisation médicale assure qu'un "sommeil sain fait partie intégrante d'un système immunitaire fort". Elle assure en outre qu'au moment où les vaccins sont administrés dans de nombreux pays dans le monde, "il est important que les gens continuent de dormir suffisamment pour avoir une réponse immunitaire optimale".

En effet, selon l'académie spécialiste de la médecine du sommeil, "la perte de sommeil est associée à des modifications de plusieurs processus immunitaires". Un mauvais sommeil peut non seulement affaiblir vos défenses contre un virus, mais aussi affecter la réaction de votre corps à un vaccinaugmentant ainsi le risque de maladie. Ne pas dormir suffisamment est ainsi un comportement à risque en pleine pandémie. En effet, le Dr Kannan Ramar, président de l'AASM, assure qu'"alors que les vaccins sont distribués, il est de la plus haute importance que les patients continuent à donner la priorité à leur sommeil pour maintenir une santé optimale".

Les vaccins anti-coronavirus en cours de test

Plus d'une centaine de laboratoires ont travaillé (ou travaillent encore) à la conception d'un vaccin contre ce nouveau coronavirus. Voici quelques compagnies et laboratoires en ligue :

  • Le Jenner Institute, de l’Université d’Oxford, en association avec le laboratoire AstraZeneca, a pris une belle avance dans la course au vaccin. Actuellement en phase 3 des essais cliniques, des milliers de volontaires ont déjà reçu le vaccin. Une mise sur le marché est prévue au premier trimestre 2021.  
  • La société Moderna applique une nouvelle stratégie vaccinale, qui consiste à injecter directement un ARN (un morceau de patrimoine génétique, ndlr) synthétique chez l'homme, qui va permettre à l'organisme de produire directement une des protéines du coronavirus. La compagnie espère une mise sur le marché début 2021. La phase 3 des essais cliniques en commencé en juillet et le laboratoire compte déposer une demande d'autorisation auprès de l'Agence des médicaments (FDA) d'ici fin novembre 2020.
  • BioNTech et Pfizer : leur vaccin expérimental, baptisé BNT162b2,  repose sur la même méthode que celui de Moderna. L'alliance germano-américaine a annoncé qu'elle comptait déposer une demande d'autorisation de mise sur le marché au cours de la troisième semaine de novembre 2020. Par ailleurs, la société pharmaceutique prévoit de commencer à tester son vaccin chez les enfants dès l'âge de 12 ans, a indiqué le chercheur responsable de l'essai à CNN, mardi 27 octobre. La première semaine de novembre, des ados de 16-17 ans seront vaccinés. Puis on passera aux 12-15 ans. Il s'agit du premier essai de vaccin contre le coronavirus impliquant des enfants aux États-Unis.
  • La société de biotechnologie américaine Inovio développe, notamment grâce au financement de Bill Gates, un vaccin baptisé "Ino-4800". Il a déjà été administré à 40 adultes volontaires en bonne santé. Les réponses immunitaires et les données de sécurité de l'étude sont attendues pour cet été.
  • L'Institut Pasteur, une fondation française, a entamé l'élaboration d'un vaccin à partir du virus atténué de la rougeole. Ils vont assembler le génome du vaccin de la rougeole avec une partie de celui du coronavirus, pour obtenir un dérivé de vaccin que tous les pays du monde savent produire.
  • La société allemande, CureVac, espère lancer ses premiers tests d'ici juillet et mettre sur le marché un vaccin à l'autonome.
  • Anges, un laboratoire nippon, va prochainement tester un vaccin ARN sur des animaux.
  • La société CanSino Biology a réalisé un vaccin test en collaboration avec l’Institut de Biotechnologie de Pékin.
  • L'entreprise américaine Johnson & Johnson a sélectionné un vaccin-candidat, il sera expérimenté sur l'Homme d'ici septembre, la mise sur le marché est prévue début 2021. 
  • Le mastodonte britannique GlaxoSmithKline (GSK) collabore avec une biotech chinoise pour mettre à disposition sa technologie de fabrication d'adjuvants pour les vaccins contre les épidémies.
  • Le groupe pharmaceutique Sanofi s'est, quant à lui, associé au ministère américain de la Santé pour développer lui aussi un candidat vaccin, en utilisant une "technologie de recombinaison de l'ADN". Elle consiste à combiner l'ADN du virus avec l'ADN d'un virus inoffensif afin de créer une nouvelle entité cellulaire à même de provoquer une réponse immunitaire. Les antigènes créés par cette opération peuvent ensuite être reproduits à grande échelle. 



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Coronavirus : bientôt un vaccin intelligent sous forme de patch ?

Pourra-t-on bientôt porter un patch en guise de vaccin ? C'est en tout cas un dispositif sur lequel travaillent les scientifiques de l'université Swansea, au pays de Galles, selon la BBC, relayée par Maxisciences. Ils sont en effet en train de développer un vaccin intelligent se présentant sous la forme d'un patch et qui sera capable de collecter des données sur la réponse immunitaire de la personne vaccinée.

Ce vaccin du futur est composé de plusieurs micro-aiguilles de quelques millimètres, faites de silicone ou de polycarbonate. Elles pénètrent la peau pour administrer la dose de vaccin et restent fixées sur le corps à l'aide d'une bande adhésive pendant 24 heures. Objectif : suivre l'évolution de la réponse immunitaire de la personne vaccinée grâce au traçage des biomarqueurs de la peau.

Après les 24 heures, le vaccin "patch" est ainsi récupéré pour récolter les données. Sanjiv Sharm, maître de conférences en ingénierie médicale au sein de l'université de Sharm travaillant sur le projet, précise que le patch permettra de connaître le taux d'anticorps de la personne vaccinée.

Un protoype prévu en mars 2021

Une méthode déjà utilisée par le moniteur de glucose utilisé par les personnes diabétiques pour mesurer leur taux de glucose en continu. "Ce dispositif d’administration du vaccin low-cost assurera un retour sûr au travail et permettra de maîtriser des recrudescences du Covid-19. Au-delà de la pandémie, ce travail pourrait s’étendre et s’appliquer à d’autres maladies infectieuses puisque la nature de la plateforme permet une adaptation rapide", détaille l'ingénieur médical. Selon Maxisciences, un prototype de ce vaccin sous forme de "patch" devrait être créé d'ici la fin du mois de mars 2021. Des tests cliniques devraient ensuite suivre et les scientifiques du pays de Galles espèrent pouvoir le commercialiser dans les trois ans.

Vaccin BCG et coronavirus : que faut-il en penser ?

Le vaccin BCG, initialement mis au point pour combattre la tuberculose, ne fait plus partie de nos vaccins obligatoires depuis 2007. Mais celui-ci pourrait "entraîner" en notre système immunitaire à combattre toutes formes d’agressions.

"C'est un vaccin qui a des propriétés très particulières et qui vont au delà de la lutte contre les maladies de la tuberculose. Il a la capacité d'entraîner notre système immunitaire inné (...) qui pourrait se révéler essentiel dans la lutte contre le Covid, notamment dans la prévention des formes inflammatoires sévères et les formes sévères de la maladie qui reposent sur la réponse inflammatoire", explique sur RMC Laurent Lagrost, directeur de recherche à l’Inserm.

Mais en attendant des preuves scientifiques, des corrélations peuvent déjà être faites : en Guyane, la vaccination BCG est obligatoire et sur 300 000 habitants, seuls 88 cas sont recensés et aucun décès.

"Il n'y a aucun patient en réanimation médicale dans aucun hôpital de Guyane française qui montre une prévalence de la tuberculose dix fois plus forte que dans l'hexagone. Je prendrai aussi l'exemple de l'Allemagne; la RDA (est) avait une politique de vaccination forte, la RFA (ouest) un peu plus souple, et quand on voit les chiffres dans les Landers allemands la différence est frappante", ajoute le chercheur.

Une piste sérieuse donc et pleine de promesses.

Fabrication d'un vaccin : quel délai de production ?

Tous les chercheurs qui travaillent ou ont travaillé à l'élaboration d'un vaccin contre le coronavirus ont indiqué, dès le début de leurs travaux, qu'il leur faudrait plusieurs mois pour le mettre au point. 

En effet, il ne suffit pas seulement de trouver la bonne formule, le vaccin doit ensuite être testé sur les animaux, puis sur les humains, et ce, à chaque étape de son processus de fabrication.

Au total, il faut compter entre 6 et 36 mois pour la production, le conditionnement et la livraison auprès des différents pays concernés qui vont à leur tour effectuer des contrôles de qualité.

Faut-il redouter les mutations du virus ? 

Dans les premiers mois de la pandémie, les chercheurs ont indiqué que le coronavirus avait une évolution lente. Andrew Rambaut, biologiste spécialiste de l'évolution moléculaire à l'Université d'Edimbourg, a déclaré dans le magazine Science que le nouveau coronavirus connaissait deux mutations mensuelles : "C'est environ deux à quatre fois plus lent que la grippe", a-t-il commenté.

De plus, Peter Thielen, généticien moléculaire à l'université Johns Hopkins a expliqué dans le Washington Post : "À ce stade, le taux de mutation du virus laisse penser que le vaccin développé pour le SRAS-CoV-2 serait un vaccin unique, plutôt qu'un nouveau vaccin chaque année comme le vaccin anti-grippe".



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Malheureusement, de récentes évolutions viennent bousculer ces théories initiales, avec l'apparition de plusieurs mutations du coronavirus, le rendant beaucoup plus contagieux, mais aussi plus résistant aux anticorps. Le variant anglais, le variant brésilien et le variant sud-africain inquiètent tout particulièrement la communauté scientifique, d'autant qu'ils se propagent rapidement. 

Les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna, actuellement utilisés en France, semblent, pour l'instant, suffisamment efficaces contre ces variants. Mais le coronavirus est susceptible de muter à nouveau, ce qui pourrait nécessiter la création de nouveaux vaccins. 

Vaccin contre le coronavirus : quelle efficacité ?

Selon un porte-parole du service du Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection, il n'est pas raisonnable de penser que le vaccin est une solution à court terme : "L'efficacité d'un vaccin ne peut se démontrer que sur le long terme. Il faut que des personnes vaccinées et non vaccinées contre le virus aient été exposées dans une zone à risque pour que l'on puisse démontrer que la population vaccinée a été moins touchée que la population non vaccinée. Or, cela demande nécessairement un temps long". 

Covid : les femmes enceintes ou allaitantes transmettent leurs anticorps à leur bébé

Des scientifiques américains ont récemment découvert que les femmes enceintes et jeunes mamans allaitantes vaccinées contre la covid-19 pouvaient transmettre les anticorps fabriqués à leur nouveau-né. C’est la conclusion d’une étude de chercheurs du Massachusetts General Hospital, du MIT et d’Harvard, publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology (AJOG). L’équipe scientifique a pour cela examiné 131 femmes vaccinées par Pfizer/BioNTech ou Moderna dont 84 participantes enceintes et 31 allaitantes.

Ces travaux ont révélé que le niveau d’anticorps des femmes enceintes ou allaitantes, étaient similaires à celles qui n'attendent pas d’enfant. Il était cependant « remarquablement plus élevé » pour les patientes infectées par le coronavirus durant leur grossesse, selon l’équipe de recherche. Ce qui montre que le vaccin est efficace au sein de cette population.

De plus, les chercheurs ont constaté que les femmes transmettent des anticorps contre la covid-19 à leur nouveau-né, car ils en ont découvert dans le lait maternel et le placenta des participantes.

Un taux d'efficacité de 95 % pour les vaccins à ARN

Néanmoins, les différents essais cliniques menés par les laboratoires nous donnent un bon aperçu de l'efficacité des produits actuellement déployés sur le territoire français. Ainsi, le vaccin de Pfizer/BioNTech est efficace à 95 % et celui de Moderna, à 94,1 %.

Le taux d'efficacité est légèrement inférieur pour le vaccin anglais d'AstraZeneca, bientôt déployé en France. La HAS indique dans son avis du 2 février qu'il présente, après 3 essais cliniques, "des résultats tout à fait satisfaisants qui vont de 62 à 70 % d’efficacité". En revanche, il n'est pas encore recommandé pour les plus de 65 ans, en raison du manque de données sur son efficacité chez les seniors. Celles-ci devraient arriver dans les prochaines semaines. 

Vaccin anti-coronavirus : depuis quand est-il disponible ?

Les plus optimistes prévoyaient la disponibilité d'un vaccin dès la fin de l'année 2020... et ils avaient raison. La campagne de vaccination a commencé le 27 décembre, en France, mais seulement 516 personnes étaient vaccinées au 1er janvier. 

La première phase de cette campagne concernait :

  • les personnes âgées accueillies dans des structures collectives, dont les EHPAD et les unités de soins de longue durée (USLD) ;
  • le personnel soignant de ces établissements, à risque de développer une forme grave de Covid-19 ;
  • les professionnels de santé, pompiers et aides à domicile âgés de 50 ans et plus, ou présentant des comorbidités ;
  • les personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés et leur personnel âgé de 50 ans et plus ou présentant des comorbidités. 

Après ces débuts timides, la campagne de vaccination s'est accélérée. Dès le 18 janvier 2021, toutes les personnes de plus de 75 ans étaient autorisées à recevoir l'injection, de même que tous les patients présentant une comorbidité associée à un haut risque de forme grave de Covid. 

De quoi sont composés les vaccins Moderna et Pfizer ?

Le composant principal des vaccins de PfizerBioNTech et Moderna est l’ARN messager. Pour assurer sa stabilité et sa survie jusqu'aux cellules, il est entouré d'autres ingrédients : des lipides, des sels minéraux, du saccharose et de l'eau stérile. On vous détaille ci-dessous, plus précisément, la liste d'ingrédients de chaque vaccin. 

Ingrédients du vaccin PfizerBioNTech

  • ARN messager ;
  • ALC-0315 ;
  • ALC-0159 ;
  • DSPC ;
  • Cholestérol ; 
  • Phosphate dibasique de sodium dihydraté ;
  • Phosphate monobasique de potassium ;
  • Chlorure de potassium ;
  • Chlorure de sodium ;
  • Saccharose ; 
  • Eau stérile. 

Ingrédients du vaccin Moderna

  • ARN messager ; 
  • Lipid SM-102 ;
  • Cholesterol ;
  • DSPC ;
  • PEG2000 DMG ;
  • Tromethamol ;
  • Tromethamol hydrochloride ;
  • Acetic acid ;
  • Sodium acetate trihydrate ;
  • Saccharose ; 
  • Eau stérile. 

Comment traite-t-on le Covid-19 aujourd'hui ? 

En l'absence de médicament, un traitement symptomatique est appliqué aux cas bénins. Il s'agit de limiter les effets importuns — maux de tête, maux de gorge, courbatures. Pour cela, les patients peuvent prendre du paracétamol (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan) jusqu'à 3g/jour.

Attention en revanche à ne pas prendre d'anti-inflammatoires, type Ibuprofen, aspirine ou cortisone : ils pourraient entraîner de sérieux dégâts selon le ministère de la Santé. Ils sont susceptibles d'aggraver l'inflammation due au Covid-19. En cas de doute, demandez toujours l'avis de votre médecin. 

Dans les cas les plus graves, les patients atteints du coronavirus sont plongés dans un coma artificiel, ils sont sous assistance respiratoire et suivent souvent des traitements antibiotiques. Cette prise en charge dure plusieurs semaines.

Vaccin anti-covid : les personnes qui risquent des complications

La Grande-Bretagne est le premier pays au monde à avoir démarré mardi une campagne massive de vaccination contre le Covid-19. Alors que plusieurs cas d'allergie ont été signalés, les autorités de santé mettent en garde les personnes sujettes aux réactions allergiques. Quelques minutes après l'injection du vaccin de Pfizer et BioNTech, deux soignants ont présenté des démangeaisons et des troubles respiratoires.

Pour rappel, régulièrement lors de campagne de vaccination, notamment pour la grippe, des cas d'allergie sont constatés. Ce n'est pas un hasard si le laboratoire Pfizer avait signalé des cas de réactions allergiques lors de leurs essais cliniques. On cite les maux de tête, fièvre et douleurs musculaires. Pour cette raison, les autorités anglaises ont décidé d'exclure les personnes sujettes aux allergies de la campagne de vaccination.

En dehors des allergies, y a-t-il d'autres pathologies ou antécédents qui devraient vous dissuader de vous faire vacciner contre la Covid-19 ? Nous avons posé la question à l'infectiologue et hygiéniste du CHU de Strasbourg, le Pr Stéphane Gayet. Ce dernier nous dresse une liste claire des personnes qui devraient renoncer à la vaccination. "Elles sont susceptibles de subir une aggravation de leur fonction respiratoire après l'injection vaccinale", assure l'expert. 

Pas de vaccin en cas de maladie infectieuse

C'est le cas si vous souffrez d'une maladie infectieuse (grippe, pneumonie...). "Il ne faut pas se faire vacciner pour la CoVid-19 pendant un épisode infectieux quel qu'il soit, ni dans les dix jours qui suivent cet épisode infectieux", avertit le Pr Gayet. Il ne faut pas non plus se faire vacciner si vous venez d'être vacciné pour une autre maladie. "Il ne faut pas se faire vacciner pour une autre maladie (grippe, pneumocoque...) en même temps que pour la CoVid-19", déclare le Pr Gayet avant de préconiser de respecter au moins trois semaines entre les deux. 

"Les personnes qui souffrent d'une maladie respiratoire chronique (BPCO, asthme, insuffisance respiratoire chronique d'une autre cause...) sont susceptibles de subir une aggravation de leur fonction respiratoire après l'injection vaccinale : il faut s'y préparer", alerte également l'infectiologue. Pas de vaccin non plus si vous prenez des corticoïdes. "Les personnes qui prennent un corticoïde par voie orale ou injectable risquent de mal s'immuniser avec le vaccin anti-CoVid-19", prévient le Pr Gayet. Vous ne pouvez pas non plsu être vacciné en cas de chimiothérapie en cours. A fortiori, les personnes qui prennent un immunosuppresseur risquent de mal s'immuniser avec le vaccin anti-CoVid-19