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Depuis plusieurs semaines, la vaccination contre la Covid-19 est devenue accessible pour tous les Français. Fini les critères d’âges et de comorbidités. C’était difficile à croire, mais mon tour était venu. Âgée de 27 ans, j’étais inscrite le 26 juin pour me voir administrer le vaccin Pfizer. Pour rappel, les vaccins AstraZeneca et Janssen sont réservés aux patients de 50 ans et plus.

En tant que journaliste, les vaccins contre la Covid-19 n’avaient (presque) plus de secrets pour moi. Après avoir écrit des dizaines de témoignages de patients vaccinés, j’étais consciente que nous n’étions pas à l’abri des effets secondaires. Mais j’étais également consciente, que dans l’ensemble, les vaccins étaient relativement bien tolérés.

"Les effets secondaires graves sont très rares", m’avait assuré Thomas Kassab, pharmacien officinal au cours d’une interview. En effet, la plupart du temps, on retrouve la fièvre, les douleurs, maux de tête ou encore les courbatures.

"La fièvre est garante du bon fonctionnement du système immunitaire qui se met en marche, ajoute l’expert. Elle signifie que le vaccin fonctionne bien".

Pour avoir vu mon papa, mes grands-parents ainsi que mes oncles et tantes se faire vacciner sans le moindre effet secondaire, j’étais persuadée qu’il allait en être de même pour moi. En me rendant au centre de vaccination pour l’injection, je n’ai pas imaginé une seule seconde que ce vaccin pourrait avoir un quelconque effet sur moi. J’étais prête à me faire vacciner, puis à reprendre ma vie, sans bouleverser mes projets du week-end… un peu comme si j’avais pris rendez-vous pour une épilation. "Ce ne sera pas agréable sur le moment, puis je passe à autre chose", je me disais.

Et pourtant. Si la plupart des patients m’assuraient n’avoir absolument rien ressenti après la première dose, c’était tout le contraire pour moi. À l’heure où je vous écris, je ne suis d’ailleurs pas complètement remise.

Pfizer : "il m’aura fallu 22 heures de sommeil pour me remettre de ce vaccin"

En arrivant au centre de vaccination, j’ai été prise en charge immédiatement. Aucun temps d’attente contrairement à ce qu’on avait pu me dire. J’ajoute que l’organisation était optimale et que le personnel a tout fait pour me rassurer et me mettre à l’aise.

Après m’être entretenue brièvement avec le médecin, j’ai débuté par le test sérologique. En vigueur depuis le 21 juin, ce test permet de détecter la présence d’anticorps chez les patients et d’éviter une deuxième dose de vaccin inutile. En effet, vous pouvez très bien avoir contracté la Covid-19 sans vous en être rendu compte. Dans ce cas, vous avez, en principe, produit des anticorps, ce qui fait que vous n’aurez besoin que d’une seule injection pour être protégé.

Test sérologique négatif pour ma part. Je pars donc pour deux injections du vaccin Pfizer. La suite s’est enchaînée rapidement : on m’injecte le vaccin, puis je prends rendez-vous pour ma deuxième dose, qui aura lieu dans un mois.

Les premiers effets sont apparus dans la nuit.

Du fond de mon lit, j’avais l’impression que mon bras pesait 40 kg à lui tout seul.

J’avais également l’impression d’être grippée et fiévreuse. Je me réveille le lendemain dans le même état. Il m’était quasiment impossible d’utiliser mon bras : il était si lourd, comme paralysé. Enfiler mes chaussettes me semblait insurmontable.

J’avais l’impression que mon état s’améliorait au moment du déjeuner. Mais dès la fin du repas, c’était comme si mon corps me lâchait. Fatigue, maux de tête, malaise, douleur… Mon corps tout entier me faisait souffrir. J’ai dormi de 16h30 à 20h. En me réveillant, j’avais dû mal à tenir debout.

Après m’être changée les idées devant un film, je me suis finalement recouchée à 22h30. Entre le samedi soir et le dimanche, il m’aura fallu 22 heures de sommeil pour me remettre du vaccin. Aujourd’hui, alors mon injection date d'il y a deux jours, ma douleur au bras a presque disparue.

Emmanuelle, 27 ans

Pour mieux rendre compte des effets secondaires dont peuvent être victimes les patients vaccinés avec Pfizer, j’ai réuni d’autres témoignages. Découvrez-les pages suivantes.

Vaccin Pfizer : 15 jours après ma seconde dose, le ganglion est toujours là

Je tenais à me faire vacciner contre la Covid-19 pour me protéger. Je fais partie des personnes vulnérables en raison de mon poids, alors je ne voulais courir aucun risque. J'espérais également protéger les personnes qui m'entourent, même si je suis consciente que la vaccination n'empêche pas de transmettre la Covid-19.

Je n'ai pas eu de problème particulier suite à l'injection de ma première dose Pfizer, mise à part quelques courbatures et douleur dans le bras. En revanche, les choses se sont compliquées après la seconde dose. Le lendemain au réveil, j'étais prise de nausées et d'un terrible mal de ventre. Cela ressemblait à un syndrome prémenstruel. J'ai aussi souffert de courbatures dans tout le corps et de fièvre.

Le ganglion, un effet secondaire fréquent après Pfizer

Quelques heures plus tard, j'ai senti une boule entre mon cou et ma clavicule. Elle était très dure et relativement grosse. Je me suis rendue à la pharmacie pour me renseigner et on m'a indiqué que c'était un effet secondaire fréquent chez les personnes qui se font vacciner avec Pfizer. Quinze jours après ma seconde dose, le ganglion est toujours là, mais bien plus petit, de la taille d'une bille.

Camille, 21 ans

Vaccin Pfizer : "c’était comme si j’avais la Covid pour la seconde fois"

Je tenais à me faire vacciner, car j’ai déjà eu la Covid-19 et je sais ce que c’est. J’ai dû être hospitalisée fin 2020 et je ne veux pas revivre ça. Je n’étais pas méfiante vis-à-vis des vaccins, toutefois, après avoir entendu les potentiels risques liés à AstraZeneca à la TV, j’étais catégorique : ce vaccin, je n’en voulais pas. Certes, il n’y a pas eu de drame après l’injection et les effets sont rares, peut-être n’ont-ils rien à voir avec ce vaccin… Mais tous ces rebondissements ont suffi à me rendre réticente. J’ai donc fait en sorte de me faire vacciner avec Pfizer.

Le lendemain, j’ai subi des effets secondaires relativement violents. On m’avait prévenu que c’était possible, mais je n’imaginais pas ça. Fatigue, fièvre, douleurs… J’avais l’impression d’avoir la Covid pour la deuxième fois. Le soir, j’ai eu des frissons terribles. C’était comme si le cauchemar recommençait. Heureusement, le surlendemain, j’allais mieux. Mes anticorps ont bien travaillé. Aujourd’hui, je vais bien.

Marie-France, 70 ans

Vaccin Pfizer : "j'ai vu une personne faire un malaise 15 minutes après"

Je faisais partie des personnes qui "attendaient de voir" avant de faire le vaccin contre la Covid (rire). Puis, lorsque ma sœur, mon beau-frère et ma nièce se sont fait vacciner sans aucun effet secondaire, j'ai décidé de sauter le pas. Outre le fait d'être rassurée par leur expérience, je me suis faite vacciner, car j'espérais vraiment retrouver une "vie normale" et éviter un reconfinement en septembre.

Pour l'anecdote, j'avais lourdement insisté auprès de ma maman, âgée de 72 ans, pour qu'elle prenne rendez-vous. Je ne me voyais donc pas passer à côté de la vaccination.

Puis, le grand jour est arrivé ! Je n'appréhendais pas, mais le plus pénible était l'attente. La vaccination venait seulement d'être ouverte a tous, donc il y avait énormément de monde. Au total, j'ai attendu une heure !

Je n'ai rien senti au moment de l'injection. Je plaisantais avec l'infirmière, car j'étais sa première gauchère. Contrairement à la plupart des autres patients, je me suis donc faite vacciner sur le bras droit. Finalement l'injection était terminée sans que je m'en sois rendue compte.

"J'ai eu beaucoup de chances, car je n'ai pas ressenti d'effets secondaires"

J'ai eu beaucoup de chances, car je n'ai pas ressenti d'effets secondaires. J'ai malheureusement vu une personne faire un malaise 15 minutes après l'injection, ce qui était loin d'être rassurant pour moi. Mais me concernant, mise à part la douleur au bras, je n'ai rien à signaler.

Je peux toutefois constaté une fatigue inhabituelle le soir suivant l'injection. Moi qui suis une couche-tard, j'ai plongé dans le bras de Morphée à 23 h un samedi soir... pour finalement me réveiller le lendemain à 10h30. Ce qui ne me ressemble pas du tout.

Sophie, 38 ans

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