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Le variant Omicron du coronavirus a été détecté pour la première fois en Afrique du Sud en novembre 2021 et est parvenu à se diffuser dans de nombreux pays. "Il est estimé qu'il sera prédominant en quelques semaines ou mois, note l’Institut Pasteur dans un communiqué du 20 décembre 2021. Les premières études épidémiologiques montrent que le variant Omicron est plus transmissible que le virus actuellement majoritaire (variant Delta). Il peut se propager chez des personnes ayant eu deux doses de vaccin ou ayant été préalablement infectées". Cela a justifié de l'accélération de la campagne vaccinale en France avec la troisième dose de rappel.

L'Organisation Mondiale de la Santé tient à préciser que le nouveau variant Omicron du coronavirus présente "un risque très élevé" au niveau mondial. Ce mercredi 22 décembre, Gabriel Attal a annoncé que le variant Omicron se propageait "à très vive allure" en France et qu'il pourrait devenir majoritaire entre Noël et Nouvel An. Selon le porte-parole du gouvernement, l’épidémie pourrait "repartir en trombe". Omicron devient "progressivement majoritaire dans plusieurs régions de notre pays, notamment en Ile-de-France, à Paris plus particulièrement. Il devrait l’être bientôt au niveau national, probablement entre Noël et Nouvel An", a-t-il averti.

Si le taux de transmission du variant Omicron est très élevé, deux études britanniques sont rassurantes du côté des risques d’hospitalisations. En effet, selon ces recherches préliminaires, le variant Omicron serait moins dangereux que le variant Delta. « C’est une bonne nouvelle avec des nuances – avec des nuances parce que ce sont des observations précoces, qu’elles sont statistiquement significatives et que nous montrons un risque réduit d’hospitalisations », a ainsi expliqué un coauteur de l’étude écossaise, Jim McMenamin. « Si la réduction du risque d’hospitalisation avec le variant Omicron est rassurante, le risque d’infection reste extrêmement élevé », a tout de même averti Azra Ghani de l’Imperial College de Londres, qui a coécrit l’étude anglaise. Cette dernière montre une réduction de 20 à 25 % dans tout type d’hospitalisation pour Omicron par comparaison avec Delta.

Deux patients touchés par ce nouveau variant ont accepté de témoigner pour Medisite. Confinés depuis près d’une semaine, Stéphanie (46 ans), Mickael (44 ans) et Ornella (25 ans) ont été diagnostiqués positifs à la Covid-19. Rapidement, la confirmation est tombée : ils ont bien été victimes du nouveau variant Omicron. Encore en quarantaine, ils se confient sur leurs symptômes et leur ressenti.

"J’ai perdu le goût à partir du troisième jour"

"Tout a commencé par des courbatures dans les jambes puis très rapidement un mal de dos s’est installé. Puis, pendant la nuit, la fièvre est arrivée. Elle a duré environ quatre jours et a été très intense les deux premiers. Dès le deuxième jour, la toux grasse et le rhume sont arrivés. J’ai perdu le goût à partir du troisième jour".

"Les courbatures, les jambes lourdes et le mal de dos ont persisté pendant environs cinq jours. J’ai pris des Dolipranes pour me soulager. Le plus dur à supporter physiquement ont été les jours de fièvre intense, mais heureusement ça n'a pas duré. Psychologiquement, c’est l’arrivée des fêtes qui a été dure à encaisser pour moi : le moment où j'ai compris que je ne pourrais pas passer Noël en famille. Je suis confiné jusqu'au 23 décembre. Même si -selon la Sécu- je ne serais plus contagieux passé cette date, ma sœur, qui n'a pas souhaité se faire vacciner, refuse que je passe Noël avec elle".

"Pour information, j’ai été vacciné avec deux doses de Pfizer".

Mickael, 44 ans

"C’est comme si mon corps tout entier était sous l’emprise du virus"

J’ai été vaccinée avec deux doses de Pfizer avant l’été. J’avais prévu ma troisième dose le 16 décembre. Or, j’ai commencé à ressentir des courbatures dans les jambes puis dans tout le corps. J’ai d’abord cru à un coup de froid. Puis, un jour plus tard, la fièvre est apparue et les courbatures se sont intensifiées. Dans la foulée, une toux sèche avec comme un poids à la poitrine.

Les douleurs ont duré deux jours et deux nuits. Le paracétamol ne m’a pas été d’un grand secours. J’avais une impression d’intense emprise de mon corps par un virus. C’est pourquoi, j’ai soupçonné la Covid. Au troisième jour, une rhinite et un mal de gorge sont venus s’ajouter.

Et le verdict du test PCR positif est tombé. Au cinquième jour, la fièvre et les courbatures s'atténuaient tandis que le mal de gorge et le rhume ont évolué. Toux grasse et gros rhume prirent au bout d’une semaine. Ce n’est qu’au bout du neuvième jour que j’ai eu le sentiment de me libérer de ce virus.

"Aux yeux des gens, j’aurai toujours la Covid"

"Je suis mère de deux enfants en garde partagée et aujourd’hui, je suis dans l’incertitude de pouvoir passer Noël en famille. En théorie, je pourrais, mais la maladie effraie certains membres de ma famille et ma présence n’est pas souhaitée par tout le monde. C’est comme si, aux yeux des gens, j’avais encore la Covid. J’apparais comme dangereuse, alors que je pense être immunisée".

"Il y a beaucoup de peur dans l’esprit des gens, plus que de raison. Cette maladie est incontestablement ce qui peut diviser des amis de longue date ou les membres d’une famille à l’approche des fêtes. Qui est ou a été déraisonnable face aux risques de l’attraper ? Qui sait s’en protéger ? Qui est égoïste ou non ? Qui se comporte le mieux ?"

Stéphanie, 46 ans

"J'ai perdu le goût et je ne peux plus faire la différence entre un aliment sucré ou salé"

"J'ai été victime du nouveau variant de la Covid-19 et testé positive quelques jours avant Noël. J'ai donc dû me faire à l'idée de passer les fêtes toute seule. Tout a commencé par un mal de gorge, une toux et une grande sécheresse. Je n'ai pas eu de fièvre, par contre, j'ai perdu le goût et l'odorat. C'est d'être difficile d'être confinée seule pendant les fêtes et de ne même pas pouvoir prendre plaisir à manger. Les plats que j'ai toujours trouvé appétissants n'ont aujourd'hui plus la moindre saveur pour moi : je ne sais pas si c'est salé, sucré ou acide. Je ne perçois rien. C'est très déroutant".

"Le symptôme le plus douloureux a été le mal de gorge pour moi. C'était vaiment ce qu'il y a eu de plus dur à supporter... en dehors du fait de passer Noël toute seule".

Ornella, 25 ans

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Sources

Merci à Stéphanie, Ornella et Mickael pour leurs témoignages

Etude anglaise : https://urlz.fr/h1zw

Etude écossaise : https://urlz.fr/h1zx

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