Sommaire

Qu'est-ce que la maladie d’Alzheimer ?        

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative (atteinte cérébrale progressive conduisant à la mort neuronale) caractérisée par une perte progressive de la mémoire et de certaines fonctions intellectuelles (cognitives) conduisant à des répercussions dans les activités de la vie quotidienne.

Prévalence de la maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est plus fréquente chez les personnes âgées. Le risque de développer ce genre de troubles augmente de manière exponentielle entre 65 et 85 ans. Après cet âge, l’augmentation est moins bien documentée, il est difficile de poser un diagnostic précis dans cette tranche d’âge. D’après les dernières estimations, 1,2 million de personnes pourraient être touchées par l’Alzheimer ou une maladie apparente en France. Sur ce chiffre, environ 750 000 personnes sont diagnostiquées. Après 65 ans, cette maladie a plus tendance à se développer chez les femmes que chez les hommes.

Alzheimer : la ménopause, facteur de risque pour les femmes ?

Les femmes sont plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer, et cela n’est pas uniquement dû au fait qu’elles vivent plus longtemps que les hommes. Des chercheurs de la faculté de médecine de Weill Cornell (USA) avancent que cette prévalence est liée aux changements hormonaux qui surviennent lors de la ménopause. La chute du taux des œstrogènes entraîne, selon eux, des modifications du cerveau, favorisant l’apparition de la maladie.

Ils ont suivi 85 femmes et 36 hommes n’ayant pas de déficience cognitive, dont la moyenne d'âge était de 52 ans. Ils ont subi plusieurs examens cérébraux afin d’évaluer plusieurs biomarqueurs de la maladie (les volumes de matière grise et blanche dans le cerveau, les niveaux de plaques amyloïdes bêta et la vitesse à laquelle le cerveau métabolise le glucose).

Les participantes ont obtenu de moins bons résultats dans ces quatre mesures. En moyenne, elles avaient 30% de plaques bêta-amyloïdes en plus, une métabolisation du glucose inférieure de 22% et moins de matière grise et blanche.

"Nos résultats suggèrent que les femmes d'âge moyen peuvent être plus à risque de contracter la maladie, peut-être en raison de niveaux plus faibles d'hormones œstrogène pendant et après la ménopause", a expliqué le Dr Lisa Mosconi, auteure principale de la recherche parue dans la revue médicale Neurology le 24 juin 2020

Alzheimer précoce : à quel âge se déclare la maladie ?

Certains cas d'Alzheimer précoce ont été diagnostiqués chez des personnes âgées de 30 ans. Toutefois, les cas de maladie chez les moins de 45 ans restent rares. L'Alzheimer précoce touche les moins de 60 ans.

Les premiers signes de la maladie d'Alzheimer

Cette liste décrit les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. En fonction des stades de la maladie, d’autres symptômes peuvent apparaître, ainsi que d’autres troubles cognitifs :

  • Oubli des événements qui viennent de se produire ou des nouvelles personnes rencontrées ;
  • Trous de mémoire ;
  • Difficultés à se souvenir des mots, du nom des gens ;
  • Difficultés à trouver ses mots (aphasie) et tendance à les remplacer par d'autres mots ;
  • Oubli de dates de rendez-vous ou d'anniversaire ;
  • Perte d'objets ou difficultés à se rappeler où se trouvent des objets de la vie courante ;
  • Difficultés à se souvenir d'un trajet effectué ;
  • Répétition des mêmes questions concernant les mêmes informations.

Quels sont les symptômes plus tardifs de la maladie ?

  • La personne atteinte aura alors du mal à effectuer de simples tâches de la vie quotidienne, à la maison comme au travail.
  • Les troubles de la concentration viendront perturber l’exécution de chaque tâche.
  • Une légère confusion peut également apparaître.
  • Certains gestes simples comme faire sa toilette peuvent être désappris par le patient.
  • Peu à peu, le sujet atteint d’Alzheimer se retire de sa vie personnelle en évitant les contacts sociaux ou toute activité extérieure.
  • S’en suivent les troubles de l’humeur qui sont également des symptômes de cette affection.
  • La personnalité de la personne peut alors être atteinte de dépression, anxiété et peur irrationnelle. Une certaine paranoïa peut s’installer.
  • Troubles du sommeil, hallucinations, délires peuvent également être observés.

Alzheimer : ce qu'il se passe dans le cerveau

Les scientifiques observent deux types de lésions dans le cerveau des malades d'Alzheimer :

  • des plaques amyloïdes (ou plaques séniles) ;
  • une dégénérescence neurofibrillaire : c'est-à-dire l'accumulation d’une autre protéine anormale, la protéine Tau.

Illustration : protéines Tau agrégat d’enchevêtrements neurofibrillaires

Illustration : protéines Tau agrégat d’enchevêtrements neurofibrillaires© Istock

On explique en partie la maladie par la "cascade amyloïde" : elle suppose que les différents facteurs de risques – âge, génétique, environnement –s'additionnent et génère la formation de plaques amyloïdes

Ces dernières entraînent une accumulation anormale de protéines Tau responsables de la dégénérescence et de la mort des neurones.

Ces phénomènes sont observables plusieurs années avant l’apparition de symptômes :

  • les plaques amyloïdes sont visibles 15 ans environ avant la survenue de la patholgie,
  • la protéine Tau est présente une dizaine d'années avant.

Cette hypothèse cependant ne suffit pas à expliquer la maladie. Des travaux génétiques pointent aujourd'hui du doigt d’autres mécanismes ou fonctions potentiellement responsables : métabolismes lipidiques et glucidiques, immunité…

Alzheimer : les quatre types de propagation de la maladie 

Selon une étude internationale publiée le 29 avril, les chercheurs ont identifié quatre sous-types distincts de la maladie d'Alzheimer. Des résultats qui pourraient conduire à des traitements plus individualisés pour les personnes atteintes du trouble neurodégénératif.

Pour rappel, les causes de la maladie sont l’accumulation de plaques amyloïdes et de protéine Tau dans le cerveau, qui causent respectivement des lésions cérébrales et une obstruction des neurones. Or, cette nouvelle étude internationale publiée dans la revue Nature Medicine a démontré que l a propagation de la maladie se fait en réalité de quatre manières distinctes. vient de démontrer que la protéine Tau se propage selon plusieurs schémas différents. Grâce à la technologie d’imagerie médicale TEP (tomographie par émission de positons), les chercheurs ont en effet surveillé comment s'accumulait la protéine chez les 1143 participants à l'expérience et ont identifié quatre sous-types de propagation de la maladie.

Ils ont ainsi découvert que différentes régions du cerveau étaient touchées dans ces sous-types de la maladie. "La prévalence des sous-groupes variait entre 18 et 30%, ce qui signifie que toutes ces variantes de la maladie d'Alzheimer sont en fait assez courantes et qu'aucune ne domine comme nous le pensions auparavant", explique Oskar Hansson, professeur de neurologie à l'université de Lund, qui a supervisé l'étude.

  • Dans 33% des cas, les chercheurs ont identifié que la protéine Tau se propageait dans le lobe temporal et affectait la mémoire. 
  • Dans le deuxième sous-type de la maladie, qui concerne 18% des ca), la protéine se déploie dans le reste du cortex cérébral, entraînant ainsi des difficultés avec les fonctions exécutives.
  • Le troisième sous-type de la maladie, 30% des cas, montre une accumulation de la protéine Tau dans le cortex visuel. Les personnes touchées par ce développement de la maladie ont des difficultés à s’orienter, à distinguer les formes et les contours, la distance, le mouvement et l’emplacement des objets par rapport à d’autres objets.
  • Le dernier sous-type, pour 19% des cas, se caractérise par une propagation de Tau de manière asymétrique dans l’hémisphère gauche du cerveau. Il affecte les capacités de langage des personnes qui en souffrent.

"Parce que différentes régions du cerveau sont affectées différemment dans les quatre sous-types de la maladie d'Alzheimer, les patients développent des symptômes et des pronostics différents. Ces connaissances sont importantes pour les médecins qui évaluent les patients atteints de la maladie d'Alzheimer et nous amènent également à nous demander si les quatre sous-types pourraient répondre différemment à différents traitements", conclut Oskar Hansson.

Alzheimer : plus de la moitié des malades ne souffrent que de démence légère

Plus de la moitié des personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer souffrent de démence légère. C'est la conclusion quelque peu rassurante d'une étude menée par des chercheurs de l'université de Boston, aux États-Unis. Publiée le 26 décembre dernier dans le Journal of Alzheimer’s Disease, et relayée par Pourquoi docteur ?, elle révèle en effet que plus de la moitié des cas de la maladie d’Alzheimer souffrent de légère démence et que seul un patient sur cinq représente un cas de démence grave.

Afin de parvenir à cette conclusion, ils ont analysé les données d'une étude épidémiologiste américaine commencée en 1948, en ciblant les personnes entre 50 et 94 ans susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer ou des troubles cognitifs. En se limitant aux périodes 2004-2005, 2006-2007 et 2008-2009, ils ont découvert que 50,4% des participants retenus souffrant de la maladie d’Alzheimer étaient des cas légers de démence, qu’un peu moins d'un tiers (30,3%) étaient des cas sont modérés et 19,3% des cas graves.

Objectif : des thérapies pour ralentir la maladie

Pour les chercheurs, le fait que plus d'un malade sur deux ayant la maladie d’Alzheimer souffre d’une démence légère souligne la nécessité d’effectuer des recherches et des traitements afin de pouvoir ralentir le déclin ou prévenir la progression de la maladie. "Il est crucial de déterminer les facteurs de risque ou de développer des thérapies qui pourraient modifier la trajectoire de la maladie afin d'améliorer la qualité de vie des individus et d'alléger le fardeau socio-économique", assure Rhoda Au, professeur d'anatomie et de neurobiologie à la faculté de médecine de l'université de Boston. 

Maladie d’Alzheimer : le lien avec le microbiote intestinal est avéré 

C'est une grande nouvelle. D'après des scientifiques genevois et italiens, il existerait une corrélation entre le microbiote intestinal et la maladie d’Alzheimer.

Ce lien est désormais prouvé par une étude qui aura duré plus de cinq ans. Ses résultats, publiés le 10 novembre dernier au sein du "Journal of Alzheimer’s Disease", ont été annoncés lundi dans un communiqué de l’UNIGE.

Mais comment les chercheurs justifient-ils ce lien entre la maladie d’Alzheimer et notre intestin ? Concrètement, les protéines produites par certaines bactéries intestinales, identifiées dans le sang des malades, pourraient modifier l’interaction entre le système immunitaire et le système nerveux et déclencher la maladie.

Les scientifiques vont maintenant travailler à l’identification des souches bactériennes en jeu dans ce phénomène. À terme, ils souhaiteraient réaliser un "cocktail bactérien" destiné à rétablir l’équilibre du microbiote intestinal et ainsi prévenir la maladie, en particulier chez les personnes à risque.

Le rôle des intestins dans les troubles cérébraux et cognitifs

L'origine d'Alzheimer se trouverait bien dans nos intestins.  C'est en tout cas l'hypothèse d'une équipe de chercheurs de l'Oregon Health & Science University (OHSU), aux États-Unis. Dans leur étude, publiée le 25 février dernier sur le site Scientific Reports, ils mettent en lumière le rôle du microbiome intestinal dans les troubles cérébraux et cognitifs. Comme le rapporte Santé Log, qui relaie l'étude, les chercheurs ont établi une nouvelle corrélation entre la composition du microbiome intestinal et les performances comportementales et cognitives des souris atteintes de la maladie d'Alzheimer sur lesquelles ils ont effectué leurs expériences.

Ils sont en effet parvenus à démontrer que les microbes intestinaux ont bien un impact sur les mesures comportementales et cognitives liées à la maladie d'Alzheimer, via des changements épigénétiques dans l'hippocampe. En pratique, les chercheurs ont utilisé des souris portant le gène de la protéine précurseur amyloïde humaine et de mutations dominantes de la maladie d'Alzheimer afin de provoquer des symptômes similaires à la maladie. Le Dr Jacob Raber, professeur de neurosciences comportementales à l'École de médecine de l'OHSU, auteur de l'étude, assure que toutes les souris ont été nourries de la même manière, mais que leur microbiome intestinal a été affecté d'une manière dépendante du génotype.

Résultat : cela a entraîné des modifications dans leur cerveau et leur comportement. Cette étude établit donc un  lien direct entre microbiome intestinal et changements cognitifs et neurologiques chez la souris

Maladie d’Alzheimer sévère : quelle prise en charge ?

En moyenne, le stade sévère dure entre 2 et 4 ans. Il correspond à une aggravation des symptômes présentés lors du stade modéré. A ce degré de dégénérescence, le patient ne dispose pratiquement plus de capacités mémorielles, que ce soit pour les événements les plus récents comme pour les plus anciens. La communication verbale devient en outre très difficile, tandis que l’écrit est très profondément altéré. Le malade s’enfonce donc peu à peu dans le mutisme. C’est généralement à ce stade que la prise en charge en centre spécialisé devient inévitable car la tâche devient trop lourde pour l’entourage.

Quelle est la cause de cette atteinte cérébrale ?

Cette maladie accélère la dégénérescence des neurones, ce qui entraîne une atrophie générale du cerveau. Chez une personne malade, le cortex diminue de volume et endommage les régions associées aux diverses fonctions cognitives, notamment la mémoire, le langage, la gestuelle, les connaissances. C’est un dommage qui handicape particulièrement la zone de l’hippocampe, une région essentielle à la formation de nouveau souvenir.

Quels sont les facteurs de risque ?

Il faut différencier les facteurs de risques importants, et ceux, moins importants.

Les plus importants sont :

  • L’hypercholestérolémie ;
  • Un diabète mal contrôlé ;
  • Le tabagisme ;
  • L’hypertension systolique.

Les facteurs moins importants, mais qui sont tout de même à prendre en compte :

  • Les traumatismes importants au niveau de la tête, notamment s’ils entraînent une perte de conscience ;
  • L’obésité ;
  • Les antécédents de dépression ; 
  • Une alimentation riche en fructoses.

Le fructose, susceptible de perturber "le métabolisme cérébral et la fonction neuronale"

Une étude, menée par des scientifiques du campus médical de l'Université du Colorado Anschutz et publiée dans Frontiers in Aging Neuroscience, vient de faire le lien entre la consommation de fructose et la survenue de la maladie d'Alzheimer. Le fructose est un sucre dissimulé majoritairement par les fruits mais aussi par certaines boissons sucrées et surtout par le miel.

Ce sucre est susceptible de perturber "le métabolisme cérébral et la fonction neuronale", selon l'auteur de la recherche, Richard Johnson, MD, professeur à la faculté de médecine de l'Université du Colorado sur l'UC Campus médical d'Anschutz. 

"Nous suggérons que la maladie d'Alzheimer soit une maladie moderne entraînée par des changements dans le mode de vie alimentaire dans lequel le fructose peut perturber le métabolisme cérébral et la fonction neuronale", a déclaré l'auteur Richard Johnson, MD.

Quelles sont les personnes à risque ?

Le plus couramment, on diagnostique un Alzheimer chez :

  • Les personnes de 60 ans et plus. L’âge reste le principal facteur de risque de cette maladie. On dit même que le risque de développer la maladie double tous les 5 ans à partir de 65 ans ;
  • Les femmes ;
  • Les personnes qui ont un proche parent (frère, sœur, mère, père) qui est atteint de cette maladie. Avoir quelqu’un dans sa famille qui subit cette pathologie augmente le risque d’être à son tour atteint de 10 à 30 % ;
  • Les personnes dont un parent est atteint de la forme familiale héréditaire de la maladie. Les enfants ayant un parent atteint ont 50 % de « chance » d’avoir eux-mêmes cette maladie.

Alzheimer : les personnes ayant ce gène sont plus à risque

Selon une récente étude, une variante génétique chez certaines personnes serait associée à un déclin mental. Ces découvertes pourraient également amener à la mise en place de nouveaux traitements.

Ces deux protéines (Amyloîdes β et Tau) se trouvent habituellement dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Cependant, elles peuvent également survenir chez des personnes âgées qui n’ont aucun problème de mémoire ou de réflexion.

L’étude, publiée dans le journal Neurology, a été dirigée par le Dr Yong Jeong, professeur du Departement of Bio and Brain Engineering at the Korea Advanced Institute of Science and Technology basée en Corée du Sud.

Ces travaux ont été réalisés sur 486 participants possédant ces protéines dans le cerveau. Certaines personnes n’avaient aucun problème de santé, d’autres possédaient de légères déficiences mentales et quelques-unes étaient atteintes de la maladie.

Après analyse des résultats, les chercheurs ont découvert une variante d’un gène se trouvant sur le sixième chromosome. Ce dernier modifie le métabolisme antioxydant  plus communément appelé glutathion. Il arrive qu’il soit associé à un amincissement du cortex cérébral jouant un rôle important dans les capacités mémorielles et réflexives.

«Notre étude a identifié un polymorphisme nucléotidique unique significatif lié au déclin cognitif mental indépendant des dépôts de protéines amyloïdes β et tau dans le cerveau», a déclaré l'auteur de l'étude le Dr Yong Jeong.

L’équipe de chercheurs a également découvert que les personnes atteintes de la variante - ayant des quantités similaires des deux protéines - possédaient des scores inférieurs aux tests de capacités comparés aux patients non touchés par celle-ci. 

Parmi les personnes qui possédaient la variante du gène, une légère déficience a été découverte chez 40 % des patients avec la variante.

Par ailleurs, 49 % de ceux ayant cette anomalie étaient touchés par la maladie d’Alzheimer, contre 29 % pour ceux qui ne l’avaient pas.

Par conséquent, on peut en déduire que la variante de ce gêne joue un rôle clé dans le développement de la maladie d’Alzheimer.

Combien de temps dure cette maladie ?

La maladie d’Alzheimer se développe plus ou moins lentement chez les différents patients. Certains connaîtront une évolution rapide, d’autres développeront leurs symptômes sur plusieurs années.

Quels sont les différents stades d'évolution de la maladie d'Alzheimer ?

Il existe sept stades d’évolution de la maladie d’Alzheimer :

  • Stade 1 : Le tout début de la maladie, elle ne comporte aucun symptôme ;
  • Stade 2 : Ce stade correspond à l’apparition des troubles de la mémoire, très légers comme l’oubli de mots ou de l’emplacement de certains objets. À ce stade, la maladie passe encore inaperçue ;
  • Stade 3 : Les troubles commencent à être remarqués par l’entourage du patient. Peuvent être notés la difficulté à se souvenir des noms, à s’organiser ou à se concentrer. Le malade perd certains objets ; 
  • Stade 4 : Les troubles de l’humeur se manifestent. Ils s’accompagnent d’une incapacité à réaliser certaines actions ou à faire de simples calculs. Mais le sujet est toujours autonome ;
  • Stade 5 : Le patient commence à présenter une désorientation temporo-spatiale. Il oublie son adresse, son numéro et ne parvient plus à s’habiller correctement. Une personne tierce doit l’aider dans la vie au quotidien ;
  • Stade 6 : L’autonomie est perdue. Le sujet ne reconnaît plus les visages familiers et a besoin d’aide pour les gestes simples comme l’habillage ou la toilette. Il fugue et se perd ;
  • Stade 7 : Phase terminale : le sujet n’a plus d’interaction avec son entourage. Des troubles de la déglutition peuvent apparaître.

Quels sont les risques de contagion ?      

Il ne s’agit pas d’une maladie contagieuse.

Qui, quand consulter ?

Le conseil du Docteur Alexandre Croquelois, neurologue :

"En l’absence de traitement médicamenteux, on pourrait penser qu’il n’y a pas urgence à faire le diagnostic, mais le strict contrôle de certains facteurs modifiables, comme les facteurs de risque vasculaires cités plus haut (hypertension, hypercholestérolémie, diabète, obésité, tabagisme) peut ralentir l’évolution de la maladie. D’autre part, un diagnostic précoce permet d’anticiper certains problèmes de la vie courante et évite le recours aux urgences. Finalement, il est probable que si un traitement est efficace un jour, il devra être donné tôt dans l’évolution, avant la perte trop importante de neurones".

Quelles sont les complications ?

En soi, la maladie n’est pas mortelle. Le pronostic vital est engagé dans le cas où le sujet développe des troubles de la motricité important le conduisant à un état grabataire favorisant les complications infectieuses.

Quels examens et analyses faut-il faire ?

De nouveaux examens d’imagerie cérébrale ont récemment émergé. Utilisant la tomographie par émission de positons (TEP), ils permettent de "voir" les plaques amyloïdes et les dégénérescences neurofibrillaires dans le cerveau d’une personne vivante (et non après sa mort par examen anatomopathologique). Pour cela, il a fallu développer des radiotraceurs injectables se liant spécifiquement au peptide bêta amyloïde puis, plus récemment, à la protéine tau. Ils rendent d’indéniables services en recherche, par exemple pour tester l’effet de candidats médicaments. Mais en l’absence de traitement validé, leur utilisation clinique ne présente pour l'instant que peu d’intérêt.

Alzheimer : votre manière de conduire peut révéler si vous risquez la démence

Les comportements de conduite abritent-ils les premiers signes de démence ? C'est ce qu'assure une étude publiée dans la revue Geriatrics le 28 avril dernier. Des chercheurs américains ont développé des algorithmes très précis pour permettre la détection précoce des déficiences cognitives légères et de la démence. Des chercheurs de la Mailman School of Public Health de l'université de Columbia et de la Fu Foundation School of Engineering and Applied Science de Columbia, aux États-Unis, ont récolté des données de conduite sur 3 000 personnes âgées de 65 à 79 ans grâce à des appareils placés dans leurs voitures. Ils s'en sont servis pour créer  un algorithme permettant de prédire le risque de démence ou de maladie d'Alzheimer chez les conducteurs âgés étudiés.

"Sur la base de variables tirées des données de conduite et des caractéristiques démographiques de base telles que l'âge, le sexe, l'origine ethnique et le niveau d'éducation, nous avons pu prédire les troubles cognitifs légers et la démence avec une précision de 88%", a déclaré Sharon Di, professeure d’ingénierie civile et mécanique au sein de l’université de Colombia et autrice principale de cette étude. Les modèles d'algorithme qui se basaient seulement sur les données démographiques avaient une précision de détection de 29%, contre 66% pour ceux basés uniquement sur les données de conduite. Les chercheurs américains ont constaté que l'âge restait le facteur principal dans le risque de démence.

Un nouvel outil de détection précoce de la démence ?

"La conduite automobile est une tâche complexe impliquant des processus cognitifs dynamiques et nécessitant des fonctions cognitives et des capacités motrices essentielles", a assuré Guohua Li, MD, DrPH, professeur d'épidémiologie et co-auteur de l'étude. Cette étude démontre "que les comportements au volant peuvent être utilisés comme des marqueurs de la démence et des troubles cognitifs". Selon lui, "s'ils sont validés, les algorithmes développés dans cette étude pourraient fournir un  nouvel outil de dépistage pour la détection précoce et la gestion des troubles cognitifs légers et de la démence chez les conducteurs plus âgés".

Traitements et prise en charge de la maladie d'Alzheimer

Il n’existe actuellement aucun traitement curatif pour cette maladie. Des traitements peuvent être envisagés pour réduire les symptômes ou améliorer la qualité de vie du patient. 

Médicaments qui améliorent la cognition

Plusieurs médicaments peuvent être proposés. Il s’agit d’inhibiteurs de cholinestérase (Enzyme capable de modifier la structure de l’acétylcholine (neurotransmetteur primordial dans le fonctionnement de notre organisme) dans le sang et les tissus et de l'inactiver).

On prescrit ces médicaments dans les premiers stades de la maladie. D’autres médicaments sont prescrits pour les stades qui suivent. Ces traitements permettent une atténuation des symptômes cognitifs, un retard de leur aggravation ou un retard de la perte d’autonomie. Ils peuvent également limités les troubles du comportement. Ils ne soignent cependant pas la cause de la maladie.

Antidépresseurs et neuroleptiques

Des antidépresseurs et des neuroleptiques peuvent parfois être proposés aux patients lorsque des troubles du comportement sont observés par le médecin. Il faut cependant les prescrire avec attention, certains peuvent avoir des effets indésirables importants. Leur prescription est donc limitée. S’ils le sont, une surveillance supplémentaire sera apportée au patient.

Alzheimer : le donanemab, le nouvel espoir d'un traitement efficace ?

C'est un nouvel espoir de traitement contre la maladie d'Alzheimer. Un essai clinique de phase 2 vient d'être publié dans le New England Medical Journal of Medicine. Les chercheurs étudient l'effet d'un anticorps monoclonal, le Donanemab, contre la maladie d'Alzheimer. Les auteurs de l'étude sur cet essai clinique concluent que le donanemab ralentit de façon constante le déclin cognitif et fonctionnel chez les patients atteints d'Alzheimer. Après 76 semaines, le déclin cognitif et fonctionnel mesuré était 23% plus lent chez les patients sous donanemab. Le chercheurs ont souhaité cibler l'accumulation de protéines bêta-amyloïde et Tau, les deux marqueurs clés qui soutiennent le diagnostic de la maladie, grâce à un anticorps monoclonal, le donanemab.

"C'est plutôt encourageant par rapport à ce qu'on peut voir d'habitude dans les essais cliniques pour traiter la maladie d'Alzheimer. Cependant, les résultats sont très modestes et il est également très compliqué de savoir comment ils se traduiront d'un point de vue clinique", assure auprès de Futura Sciences Jean-Charles Lambert, neuroscientifique spécialiste de la maladie d'Alzheimer. "Néanmoins, il ne fait aucun doute que le traitement a eu un effet sur les biomarqueurs ciblés. C'est le deuxième essai thérapeutique qui tend à montrer un petit effet en ciblant les peptides amyloïdes par immunisation active. Par conséquent, ces résultats semblent supporter en partie notre conception actuelle de la pathologie", conclut-il.

Qu'est-ce que l'Aduhelm, ce nouveau médicament autorisé aux États-Unis ?

 Pour la première fois depuis près de 20 ans, un nouveau médicament contre Alzheimer vient d'être autorisé par l'Agence américaine des médicaments aux États-Unis ce lundi 7 juin. "Cette autorisation est significative par de nombreux aspects", a déclaré la FDA dans un communiqué. Baptisé "Aduhelm" et produit par l’entreprise pharmaceutique Biogen, ce médicament est le "premier traitement approuvé contre la maladie d’Alzheimer depuis 2003". En pratique, la FDA précise qu'il s'agit du premier traitement dirigé contre la cause de la maladie elle-même, c'est-à-dire "la présence de plaques amyloïdes dans le cerveau".

Il réduit les plaques amyloïdes dans le cerveau

Pourtant, comme le rapporte  Le Monde, en novembre dernier, un comité d’experts s’était pourtant prononcé contre une autorisation de ce médicament. Ils estimaient que le traitement n’avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité. "La FDA a déterminé qu’il existe des preuves substantielles que l’Aduhelm réduise les plaques amyloïdes dans le cerveau et que la réduction de ces plaques soit raisonnablement susceptible d’entraîner d’importants bénéfices pour les patients". Pour autant, par mesure de précaution, l'Agence américaine des médicaments a utilisé une procédure accélérée qui ne confère au produit qu’une autorisation conditionnelle.

"La FDA demande à Biogen de conduire des essais cliniques post-autorisation pour vérifier les bénéfiques cliniques du médicament. Si le médicament ne fonctionne pas comme prévu, nous pourrons prendre des mesures pour le retirer du marché", a donc expliqué le régulateur américain. Ce médicament utilise une molécule appelée aducanumab. Ce sont des anticorps monoclonaux qui ont pour but de dissoudre les agrégats de cette protéine qui créent les plaques amyloïdes dans le cerveau en s'accumulant peu à peu.

"C'est un réel espoir parce que ça montre que dans le monde de l'Alzheimer, il y a des recherches, il y a des médicaments en test et certains d'entre eux finissent par avoir une autorisation de mise sur le marché", s'est réjouit auprès de franceinfo Philippe Amouyel, directeur général de la Fondation Alzheimer. Néanmoins, il précise que "ce nouveau traitement n'est pas indiqué chez tous les patients atteints d'Alzheimer. Il montre un effet chez les personnes qui ont des troubles légers des fonctions cognitives ou qui ont la maladie à son tout début", assure-t-il. 

Orthophonie

En parallèle de la prise en charge médicamenteuse, on peut prescrire d’autres traitements. Un orthophoniste peut alors apporter son aide à certains malades. Son rôle sera d’entretenir la mémoire du patient, de mieux communiquer, de stimuler les fonctions intellectuelles et de tenter de freiner l’évolution de certaines manifestations de la maladie.

Ergothérapie

L’ergothérapie correspond au fait de conserver ou de réapprendre certains gestes de la vie quotidienne qui ont été oubliés. Elle peut également servir à rendre le patient plus autonome, à aider l’entourage au maximum dans le soutien du malade. Elle peut également servir dans l’aménagement du domicile pour permettre de réduire les troubles du comportement, diminuer l’angoisse provoquée par la maladie ou améliorer la qualité de vie du patient et des aidants. Ces interventions peuvent être prescrites médicalement.

Kinésithérapie

La kinésithérapie aide à maintenir et à améliorer l’état physique du patient. Elle permet également de retarder les effets de la dépendance et des handicaps liés au vieillissement démentiel. Quant à la psychomotricité, elle utilise des techniques de médiation corporelle.

Luminothérapie

L’exposition à la lumière peut améliorer les troubles du comportement et du sommeil chez certains patients. Elle n’est cependant pas efficace pour tous.

Nouvelle étude : l'extrait de soja pourait réparer la mémoire

Des chercheurs japonais de l’Université de Kyushu ont démontré à travers une étude récente que le déclin cognitif pouvait être réduit chez la souris avec un dérivé du soja capable de passer la barrière hémato-encéphalique (barrière physiologique présente dans le cerveau entre la circulation sanguine et le système nerveux central) et pénétrer dans le cerveau. Ces travaux suggèrent que l’ingestion de la protéine pourrait améliorer la mémoire à long terme chez les souris atteintes d'Alzheimer.

Plus précisément, il s’agit d’un fragment de protéine dérivée du soja. Il atteindrait le cerveau après ingestion et réduirait la dégradation de la mémoire chez l’animal. Cette découverte ouvre une nouvelle voie thérapeutique nutritionnelle.

Des essais cliniques doivent être menés, mais les chercheurs imaginent déjà quels aliments vont permettre de prévenir la dégradation de la mémoire voire même d'améliorer la mémorisation des souvenirs des malades d'Alzheimer.

Soigner vos apnées du sommeil pourrait vous éviter la démence

Traiter vos apnées du sommeil pourrait vous éviter d'avoir la maladie d'Alzheimer. C'est la conclusion de chercheurs de l’université du Michigan, aux États-Unis. Selon leurs travaux, publiés le 26 mars dernier dans la revue Sleeple traitement des apnées du sommeil réduirait le risque d’être atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence. Cette étude avait pour but d'observer les liens entre le traitement par pression positive continue (PPC), qui consiste à dormir avec un masque qui va insuffler de l’air tout au long de la nuit, et les diagnostics de maladie d'Alzheimer, de troubles cognitifs légers ou d'autre type de démence chez les personnes âgées.

Les chercheurs ont ainsi  étudié plus de 53 000 patients âgés de plus de 65 ans et atteints d’apnée obstructive du sommeil. Une partie des participants à l'étude étaient traités par pression positive continue pour soigner leurs apnées obstructives du sommeil. Ils ont ainsi découvert que ces personnes sous PPC avaient moins de risque d'être diagnostiqués d'une démence ou de la maladie d'Alzheimer que les autres souffrant également d'apnées du sommeil, mais non traités. "Nous avons constaté un  lien significatif entre l’utilisation de la pression positive continue et la réduction du risque d’Alzheimer et d’autres types de démence sur trois ans, ce qui suggère que la PPC pourrait protéger les personnes atteintes de SAOS du risque de démence", conclut Galit Levi Dunietz, autrice principale de cette étude, au Michigan Health Lab.

Les  résultats soulignent l'impact du sommeil sur la fonction cognitive. "S'il existe une voie de causalité entre le traitement de l'apnée obstructive du sommeil et le risque de démence, comme nos résultats le suggèrent, le diagnostic et le traitement efficace de l'apnée du sommeil pourraient jouer un rôle clé dans la santé cognitive des personnes âgées", déclare une autre autrice de l'étude, Tiffany J. Braley, MD, MS , professeur agrégé de neurologie, au Michigan Health Lab.

Peut-on prévenir la maladie d'Alzheimer ?

Certains modes de vie et habitudes semblent limiter les risques.

  • Manger mieux

De nombreuses études ont fait le lien entre le rôle d’une bonne alimentation et la prévention de la maladie d’Alzheimer. Cette « bonne » alimentation privilégie la consommation de poissons, de fruits, de légumes, de bon gras (comme de l’huile d’olive). Ont été constatés des diminutions du risque du déclin des fonctions supérieures (ce que l’on appelle les fonctions cognitives) touchant à la connaissance comme la mémoire chez des personnes qui consomment régulièrement du poisson (deux à trois fois par semaine).

  • Bouger plus

Maintenir un minimum d’activité physique, à chaque âge de la vie, permet de maintenir son corps en forme. Le « sport » permettrait de prévenir les lésions vasculaires en diminuant la glycémie, l’hypertension artérielle et le cholestérol. Pas besoin de courir un marathon tous les jours : privilégier les escaliers plutôt que l’ascenseur, la marche au métro, une sortie à vélo le dimanche plutôt qu’une après-midi canapé.

  • Faire bouger ses méninges

Et puisque l’on fait remuer son corps, il ne faut pas laisser de côté la tête ! Plus les réseaux de neurones sont développés au cours d’une vie, plus l’apparition des symptômes sera retardée. C’est ce que l’on appelle la réserve cognitive. Les capacités intellectuelles s’entretiennent. Logique, réflexion, mémoire : on ne laisse rien de côté. Les activités intellectuelles pourraient prévenir les risques de développer la maladie.

  • Prenez soin de votre coeur 

Une récente étude a démontré qu'un cœur en bonne santé peut aider à retarder ou à prévenir le déclin cognitif. Les résultats ont été publiés par des chercheurs de l'université d'Oxford. Maintenir une bonne santé cardiovasculaire s'avère également efficace pour prévenir certaines démences. Les chercheurs estiment que prévenir le raidissement artériel plus tôt dans la vie pourrait contribuer à retarder l'apparition de la démence.

Les chercheurs ont mené leur étude sur 542 personnes âgées qui ont reçu deux mesures de la rigidité aortique ou artérielle, à 64 ans et 68 ans. Leurs recherches ont démontré qu'un raidissement de l'aorte plus rapide était lié à des marqueurs d'une mauvaise santé du cerveau.

Une réduction de la raideur aortique pourrait aider à maintenir la santé du cerveau chez les personnes âgées.

L'équipe scientifique indique que certaines bonnes habitudes prises plus tôt dans la vie peuvent aider à ralentir la raideur artérielle comme améliorer son alimentation en limitant le sel, l’alcool, les sucres et les graisses saturées. Il est aussi conseiller de pratiquer 30 minutes par jour toute sorte d’activité physique...

Maintenir un bon engagement social

Selon une étude menée par des scientifiques de l'Université de Pittsburgh, et publiée dans The Journals of Gerontology, les personnes âgées qui ont les niveaux d'engagement social les plus élevés ont une matière grise plus robuste, dans les zones du cerveau impactées par la démence. Ainsi, "prescrire" une meilleure socialisation pourrait s'avérer bénéfique pour prévenir ce type de maladie neurodégénérative. 

Le Dr Cynthia Felix et ses collègues ont étudié 293 personnes, âgées en moyenne de 83 ans. Tous ont réalisé une IRM et rempli un questionnaire sur leurs activités sociales (cinéma, jeux de société, voyages, conférences, bénévolat, réunions de famille, vie conjugale...). Résultat : plus l'engagement social est important, plus l'intégrité microstructurale de la matière grise est préservée. 

Or, il est primordial de maintenir notre cerveau en bonne santé, puisqu'une fois que les cellules cérébrales meurent, la démence suit généralement. 

Certains vaccins pourraient protéger contre la perte de mémoire

Après avoir examiné les données de plus de 5 000 seniors, des chercheurs de l'Université Duke ont  montré que se faire vacciner contre la pneumonie entre 65 et 75 ans réduit le risque de maladie d'Alzheimer jusqu'à 30 %. Chez les personnes qui ne portent pas un facteur de risque génétique spécifique de la maladie d'Alzheimer - appelé rs2075650 G - le risque peut même être réduit de 40 %.

Leurs résultats ont été publiés cette année, et l'équipe est désormais en train de vérifier leur découverte sur un groupe plus large, de 50 000 personnes. Elle prévoit également d'étudier les effets d'autres vaccins sur la maladie. 

Par ailleurs, une autre étude menée par la McGovern Medical School à UTHealth a montré, cette année également, que les personnes ayant reçu un ou plusieurs vaccins contre la grippe étaient 17 % moins susceptibles de contracter la maladie d'Alzheimer. Ceux qui se faisaient vacciner plus tôt dans leur vie, ou plus régulièrement, étaient encore moins à risque face à cette pathologie neurodégénérative. 

Aides et services pour mieux vivre avec la maladie d’Alzheimer

Il est souvent essentiel, pour les personnes qui le peuvent, de rester à leur domicile plutôt que d'être hébergées dans une institution. Les besoins du malade et les aides qui lui seront nécessaires sont évalués par l'équipe médico-sociale du conseil général. Un plan d'aide est ensuite établi en fonction de la situation du patient et de son environnement social et familial, c'est à dire de son niveau de dépendance (ou GIR pour "groupe iso-ressources"). Les aides financières qui peuvent être accordées (de 552 euros par mois à 1 288 euros par mois) visent à aider à couvrir les dépenses des éventuelles aides à domicile, aide-ménagères, travaux d'adaptation du logement, interventions de professionnels à domicile, etc. De même, le bénéficiaire peut recevoir des aides techniques comme un fauteuil roulant, un déambulateur, etc.

Comment bénéficier des aides en cas de maladie d'Alzheimer ?

L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) est une aide versée aux personnes âgées de plus de 60 ans en cas de perte d'autonomie dans la mesure où elles disposent de faibles revenus, qu'elles vivent à domicile, chez un proche ou un accueillant. Des aides sociales peuvent également leur être proposées. Pour bénéficier de cette aide, il faut remplir un dossier de demande disponible auprès du CCAS (centre communal d'action sociale), du département ou d'un point d'information local dédié aux personnes âgées. Certains documents doivent également être fournis : une photocopie du livret de famille, de la carte d'identité, du dernier avis d'imposition (ou de non-imposition) sur le revenu et de taxe foncière ainsi qu'un relevé d'identité bancaire.

Sites d’informations et associations         

www.francealzheimer.org

www.alzheimer-paris.org

www.carenity.com

Sources

https://solidarites-sante.gouv.fr

Interview du Dr Alexandre Croquelois, neurologue

Le lien entre la maladie d’Alzheimer et notre intestin est confirmé, Tdg.ch, 17 novembre 2020.

www.francealzheimer.org

www.alzheimer-paris.org

Why do more women have Alzheimer's than men? It's not just from living longer, Eurekalert, 24 juin 2020

Another Gene Linked to Alzheimer's Risk - Medecine Net - 17 septembre 2020

Genetic variants beyond amyloid and tau associated with cognitive decline - Neurology - 16 septembre 2020. 

Greater Social Engagement and Greater Gray Matter Microstructural Integrity in Brain Regions Relevant to Dementia, The Journals of Gerontology, 19 octobre 2020. 

Can Some Vaccines Reduce Your Alzheimer’s Risk?, WebMD, 3 décembre 2020. 

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