Le nombre de cas de démence augmente à mesure que la population vieillit. C’est un syndrome dans lequel on observe une dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l’aptitude à réaliser les activités quotidiennes.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, on compte 50 millions de personnes atteintes de démence dans le monde, “et il apparaît chaque année près de 10 millions de nouveaux cas”. Mais même si cette maladie touche principalement les personnes âgées, elle n’est pas jugée comme “une composante normale” du vieillissement.

De nombreux scientifiques s’attèlent donc à rechercher les causes et les facteurs de risque. Selon une nouvelle étude présentée début mars 2022 à la conférence Epidemiology and Prevention, Lifestyle and Cardiometabolic Health de l'American Heart Association, trois facteurs précis pourraient expliquer une grande partie des cas.

Réduire les facteurs de risques cardiaques pour réduire les risques de démence

"Il y a des choses que les gens peuvent faire qui peuvent augmenter ou réduire leur risque individuel" de démence, a déclaré Mark Lee, titulaire d'un doctorat et co-auteur de l'étude.

Et pour cause, des recherches antérieures ont déjà identifié douze facteurs de risque modifiables qui seraient responsables d'environ 40 % des cas de démence dans le monde : un niveau d'éducation inférieur, une perte auditive, une lésion cérébrale traumatique, une pression artérielle élevée, une consommation excessive d'alcool, l'obésité, le tabagisme, la dépression, l'isolement social, le manque d'activité physique recommandée, le diabète et la pollution.

Dans cette nouvelle recherche, les scientifiques ont donc voulu savoir si certains de ces facteurs de risque de démence étaient plus forts que les autres. Et il semblerait que oui d’après leurs résultats. Trois facteurs, liés aux problèmes cardiaques, présentent un risque accru : l’hypertension artérielle (6,7 % des cas étudiés), l’obésité (à 7 %) et l'inactivité physique (avec 6,7 % des cas).

D’après le scientifique Mark Lee, il est nécessaire de mettre en place de meilleures stratégies pour réduire les facteurs de risque cardiaques, ce qui réduirait à son tour le risque de démence à l'échelle de la population.

Alzheimer : les signes précurseurs de la maladie

La maladie d’Alzheimer représente 60 à 70 % des cas de démence, selon l’OMS. Il n’existe pas encore de traitement curatif de la pathologie mais les scientifiques ont montré qu’en agissant sur le mode de vie, on pourrait prévenir ou retarder jusqu’à 40 % des cas.

Reconnaître les signaux précurseurs, qui peuvent apparaître dix ans avant le diagnostic de la maladie, est donc primordial. Des chercheurs français ont récemment découvert que dix maladies étaient significativement plus fréquentes chez les personnes souffrant d'Alzheimer dans les deux à dix ans précédant le diagnostic : la dépression, l’anxiété, l’exposition à un stress important, la perte d’audition, la constipation, la spondylarthrite, les pertes de mémoire, la fatigue, les chutes et la perte de poids soudaine et inexpliquée.

Sources

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dementia

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2589750021002752

https://www.heart.org/en/news/2022/03/04/these-three-risk-factors-may-have-the-biggest-impact-on-dementia-cases 

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