C’est une mauvaise habitude honteuse qui pourrait augmenter vos risques de démence et d’Alzheimer. Dans une nouvelle étude australienne publiée le 17 février dernier dans la revue Scientific Reports, des scientifiques de l'université Griffith, en Australie, ont démontré que vous curer le nez pourrait augmenter vos risques de démence et de développement de la maladie d'Alzheimer. En effet, les cherchers ont constaté qu'une bactérie peut traverser le nerf olfactif dans le nez et pénétrer dans le cerveau des souris, où elle crée des marqueurs qui sont un signe révélateur de la maladie d'Alzheimer.

Alzheimer : une bactérie passe par le nerf olfactif et pénètre dans le cerveau

L'étude a révélé que la chlamydia pneumoniae, un type de bactérie pouvant causer des infections des voies respiratoires, comme la pneumonie, a exploité le nerf s'étendant entre la cavité nasale et le cerveau comme voie d'invasion pour attaquer le système nerveux central. En réaction, les cellules du cerveau ont commencé à produire de la protéine bêta-amyloïde, qui est une caractéristique de la maladie d'Alzheimer. "Nous sommes les premiers à montrer que chlamydia pneumoniae peut passer directement par le nez et pénétrer dans le cerveau où elle peut déclencher des pathologies qui ressemblent à la maladie d'Alzheimer", a déclaré le professeur James St John, directeur du Centre Clem Jones de neurobiologie et de recherche sur les cellules souches, l'un des co-auteurs de cette étude. "Nous avons vu cela se produire dans un modèle de souris, et les preuves sont potentiellement effrayantes pour les humains également", s’inquiète-t-il.

Démence et doigt dans le nez : un test à venir chez les hommes

Le nerf olfactif du nez est directement exposé à l'air et offre un court chemin vers le cerveau, qui contourne la barrière hémato-encéphalique. Il s'agit d'une voie que les bactéries et les virus ont repérée comme un moyen facile de pénétrer dans le cerveau. L'équipe de chercheurs planifie déjà la prochaine phase de recherche et vise à prouver que la même voie existe chez l'homme. "Nous devons réaliser cette étude chez l'homme et confirmer si la même voie fonctionne de la même manière. C'est une recherche qui a été proposée par de nombreuses personnes, mais qui n'a pas encore abouti. Ce que nous savons, c'est que ces mêmes bactéries sont présentes chez l'homme, mais nous n'avons pas encore découvert comment elles y parviennent."

"Nous devons réaliser cette étude chez l'homme et confirmer si la même voie fonctionne de la même manière. C'est une recherche qui a été proposée par de nombreuses personnes, mais qui n'a pas encore abouti. Ce que nous savons, c'est que ces mêmes bactéries sont présentes chez l'homme, mais nous n'avons pas encore découvert comment elles y parviennent".

Alzheimer : comment prendre soin de son nez et réduire les risques ?

Il existe quelques mesures simples pour prendre soin de la muqueuse de votre nez que le professeur St John suggère aux gens de prendre dès maintenant s'ils veulent réduire leur risque de développer potentiellement la maladie d'Alzheimer à un stade avancé. "Se curer le nez et s'arracher les poils du nez n'est pas une bonne idée", a-t-il déclaré. "Nous ne voulons pas endommager l'intérieur de notre nez et se curer et s'épiler le nez peut le faire. Si vous endommagez la muqueuse du nez, vous pouvez augmenter le nombre de bactéries qui peuvent remonter dans votre cerveau", insiste l’auteur de l’étude.

Alzheimer : des tests olfactifs dès 60 ans ?

Selon le professeur St John, les tests olfactifs pourraient également servir de détecteurs de la maladie d'Alzheimer et de la démence, la perte de l'odorat étant un indicateur précoce de la maladie d'Alzheimer. Il suggère que les tests olfactifs effectués à partir de 60 ans pourraient être utiles en tant que détecteur précoce.

Se curer le nez : un risque d'attraper le staphylocoque doré ?

Pour rappel, au-delà du risque d'Alzeheimer, se curer les nez est une habitude dangereuse à bien d'autres titres pour votre santé. En effet, le docteur américain Eric Voigt avait déjà alerter sur cette pratique honteuse dangereuse. En effet, dès 2016, il avait alerté dans une vidéo publiée par le site Business Insider. Le spécialiste y expliquait alors que se mettre les doigts dans le nez risque de vous faire introduire dans vos cavités nasales des germes tels que le staphylocoque doré qui contamineront via le nez tout votre organisme. En pratique, se curer le nez avec vos ongles vous expose au risque d'une griffure et de la création d'abrasions à l’intérieur des narines. Résultat : ces blessures peuvent saigner et les germes ont ainsi accès à votre flux sanguin.

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Sources

Chlamydia pneumoniae can infect the central nervous system via the olfactory and trigeminal nerves and contributes to Alzheimer’s disease risk, Scientific Reports, 17 février 2022.

https://www.nature.com/articles/s41598-022-06749-9

New research suggests nose picking could increase risk for Alzheimer’s and dementia, communiqué de l’université australienne de Giffith, 28 octobre 2022.

https://news.griffith.edu.au/2022/10/28/new-research-suggests-nose-picking-could-increase-risk-for-alzheimers-and-dementia/

mots-clés : Alzheimer, démence, nez
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