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L’importance du sommeil pour la santé

“Pour la plupart des gens, il est mieux de faire une petite sieste tous les jours”, avance d’emblée le médecin neurologue et président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), Dr Marc Rey. “Il est en effet impossible d’être performant pendant huit heures de travail consécutives, donc il vaut mieux se garder un peu temps quotidiennement pour faire une sieste”, insiste-t-il.

Le sommeil, sous contrôle de l’horloge biologique

Le sommeil “fait partie des fonctions vitales de l’organisme comme la respiration, la digestion ou l’immunité”, détaille l’INSV. Mais nous ne pouvons pas contrôler directement notre besoin de sommeil. Celui-ci est propre à chacun et est commandé par l’horloge biologique, présente dans notre cerveau. C’est d’ailleurs grâce à elle que nous sommes plutôt actifs la journée et au repos la nuit.

Dormir pour recharger les batteries

Le sommeil est “indispensable au maintien des fonctions d’apprentissage, de mémorisation et d’adaptation à des circonstances nouvelles”, explique l’INSV. Il joue également un rôle clé dans le bien-être quotidien et permet de “maintenir les connexions entre les neurones, consolidant ainsi la mémoire innée et la mémoire acquise”.

Autre fonction, le sommeil permet de faire une mise au repos de l’organisme, ou du moins de réduire ses dépenses énergétiques tout en reconstituant ses stocks d’énergie métabolique grâce au glycogène contenu dans le foie. D’autres fonctions de l’organisme bénéficient de ce “repos”, comme le système cardiovasculaire.

Sommeil : un repos nécessaire au maintien de la santé

Chez l’enfant, le sommeil est impliqué dans la bonne croissance de l’organisme grâce à une hormone sécrétée essentiellement pendant le sommeil profond. Une fois adulte, son importance reste capitale pour se maintenir en bonne santé. En effet, comme l’explique l’INSV, celui-ci joue aussi un rôle dans la réparation des muscles, de la peau et des os, du fait de cette même hormone de croissance. Enfin, “le sommeil est également un temps privilégié de la constitution de l’immunité”.

Dormir la nuit est certes nécessaire mais cela ne couvre généralement pas les besoins de l’organisme qui se dépense dans la journée. Pour y parer, la sieste s’avère être votre meilleure alliée, à condition d’y recourir de façon efficace.

Sieste, les bases à connaître

Plusieurs études ont prouvé les bienfaits de la sieste sur la mémoire et la concentration. “La sieste est également une alliée pour lutter contre le stress, réguler le système cardio-vasculaire et améliorer la réactivité. Enfin, c’est le meilleur moyen de retrouver sa bonne humeur”, rappelle l’Institut national du sommeil et de la vigilance.

Le meilleur moment de la journée pour se reposer

Pour qu’elle soit bénéfique, la sieste ne doit pas se faire à n’importe quelle heure de la journée. “C’est en effet entre midi 15 heures que le moment est le plus propice car c’est vers ces heures-là que nous avons une baisse de vigilance”, avance le neurologue qui précise que nous sommes fatigués après le déjeuner, même sans avoir consommé de repas trop copieux. “C’est naturel parce que comme nous sommes réveillés depuis le matin, nous avons déjà passé une demi-journée avec notre système d’éveil qui fonctionne. Celui-ci a donc besoin de repos et la sieste va justement lui permettre de se restaurer”.

D’après le spécialiste, il y a également une heure à ne pas dépasser et notamment après 17 heures, au risque “d’abaisser notre pression de sommeil et donc d’avoir plus de difficultés à s’endormir ensuite”.

Sieste courte ou longue ?

Chez l’adulte, il y a deux types de siestes, en fonction de leurs durées :

  • Les siestes dites “courtes” qui durent vingt minutes au maximum : ici, le but n’est pas de produire du sommeil mais de mettre au repos son système d’éveil grâce à un lâcher prise, afin de retrouver la forme juste après. “C’est la sieste habituelle chez l’adulte quand il n’est pas en privation chronique de sommeil”.
  • Les siestes plus longues, dites de “récupération” qui durent généralement entre une heure et une heure et demie : celle-ci ne doit pas être quotidienne, mais uniquement quand le sommeil de nuit a été perturbé, entraînant une privation des besoins.

Une fois ces éléments pris en compte, il faut réussir à se mettre dans les bonnes conditions...

Les conditions idéales d’une sieste réussie

Pour réussir une sieste, et surtout en tirer tous les avantages, le Dr Marc Rey insiste sur le lieu choisi pour la faire. “Il faut se sentir en sécurité afin de pouvoir faire un réel lâcher prise”. Certaines entreprises l’ont d’ailleurs bien intégré, et proposent des espaces consacrés à ces moments de détente et de repos aux employés.

Sieste : l’importance du “lâcher prise”

Pour parvenir à ce lâcher prise, il n’est pas forcément nécessaire de se mettre en position allongée, mais il faut absolument que la position soit la plus confortable possible. “On n’a pas forcément besoin de se retrouver dans le noir complet non plus, ou d’être dans un silence absolu comme lorsque l’on veut s’endormir le soir”. Par exemple, vous pouvez en profiter pour écouter une musique douce et apaisante. “Ce qu’il faut, ou qu’il ne faut surtout pas faire justement, c’est de penser au travail”, recommande le médecin. L’idée est donc de se détendre au maximum et de ne penser à plus rien d’autre, mise à part à soi et à son bien-être.

Sources

Merci au Dr Marc Rey, Neurologue et président de l’INSV

https://institut-sommeil-vigilance.org/ 

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