AVC : la Normandie sous surveillance

Les chiffres sont clairs : c'est dans le nord de la France que les cas de maladies cardiovasculaires, et notamment d'accidents vasculaires cérébraux (AVC), sont les plus fréquents. Pour accompagner au mieux les patients, un observatoire des AVC a été mis en place et va se concentrer particulièrement sur le cas de la Normandie.

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Sur les 130 000 victimes d'accident vasculaire cérébral (AVC) chaque année dans l'Hexagone, on retrouve plus d'habitants du nord du pays que du sud. Certaines régions, comme l'Alsace, connaissent d'ailleurs une recrudescence inquiétante. C'est pour tenter d'améliorer la prise en charge sur le long terme de ces patients que le centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen Normandie et l'université de Caen Normandie ont mis en place un Observatoire des AVC inauguré le 28 janvier 2019, qui se concentrera tout particulièrement sur le cas de la Normandie.

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9000 AVC en Normandie chaque année

Dans cette région, le nombre de cas d'AVC est de 9000 chaque année. L'Observatoire s'engage ainsi à "suivre à long terme le devenir des patients et de leurs proches", c'est-à-dire 800 personnes pendant au moins trois ans, afin "de mesurer l'impact de l'AVC sur la population, d'améliorer la qualité de la prise en charge des patients et d'adapter les politiques de santé", explique le CHU Caen Normandie. Un suivi d'autant plus nécessaire que, selon eux, les conséquences à long terme de l'AVC sont négligées.

Pourtant, celles-ci sont importantes : "au moins 50% des survivants conservent un handicap et presque tous ont besoin d'une prise en charge de longue durée. Ces éléments font de l'AVC une pathologie chronique qui représente un lourd fardeau pour les patients (dépression, fatigue, handicap, perte d'emploi), pour leurs proches (soutien moral, financier, aide aux activités quotidiennes) et pour la société."

AVC : comment limiter les risques ?

Les séquelles de l'AVC sont nombreuses : hémiplégie, troubles de la parole, troubles de la sensibilité, douleurs physiques, fatigue... C'est pourquoi la prise en charge post-AVC implique une approche pluridisciplinaire, avec l'intervention de kinésithérapeutes, d'ergothérapeutes, de psychologues, etc.

Quant aux facteurs de risque, il y en a également un certain nombre. Outre l'âge et l'hérédité, le ministère de la Santé compte "dix facteurs de risque déterminés par le mode de vie, et donc potentiellement modifiables. [Ceux-ci] sont associés à la survenue de 90% des AVC". Afin de limiter les risques d'AVC, il convient donc de :

  • "contrôler l'hypertension artérielle,
  • perdre du poids en cas de surpoids ou d'obésité,
  • éviter de fumer,
  • pratiquer régulièrement une activité physique,
  • équilibrer son alimentation, en consommant des fruits et des légumes et en réduisant sa consommation de sel,
  • limiter sa consommation d'alcool,
  • suivre et surveiller le traitement prescrit en cas d'affection cardiaque préexistante telle que la fibrillation auriculaire,
  • contrôler le diabète ou une dyslipidémie,
  • réduire l'exposition au stress,
  • surveiller son taux de cholestérol".

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