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Les accidents vasculaires cérébraux sont les affections neurologiques les plus fréquentes et les plus graves, peut-on lire sur le site de la Fédération Française de Neurologie. Ils font suite à l’obstruction d’un vaisseau sanguin ou à une hémorragie cérébrale. La prise en charge thérapeutique est une urgence absolue, car l’arrêt de l’irrigation du cerveau peut provoquer des dommages irrémédiables - voire la mort.

En France, on recense 140 000 nouveaux cas d’AVC chaque année, soit un accident toutes les quatre minutes, indique la Fondation Recherche AVC. Il s’agit de la deuxième cause de décès chez la femme, et de la troisième chez l’homme. Quant aux personnes qui y survivent, 60 % d’entre elles conservent des séquelles neurologiques. Parmi les plus courantes, on peut citer le déficit moteur, les troubles du langage et les troubles sensitifs ou visuels.

Il est donc indispensable de reconnaître les symptômes d’un AVC afin de réagir au plus vite si on en est victime ou témoin. Il se caractérise par une faiblesse ou un trouble sensitif de la moitié du corps, un problème de vision, un trouble soudain du langage, une perte brutale d’équilibre, une céphalée intense ou encore une maladresse aiguë d’un membre.

Mieux vaut également ne pas accroître les risque de subir un accident vasculaire cérébral, d’autant plus si l’on fait déjà partie des personnes dites “à risque”. Certains médicaments, justement, peuvent accroître le risque lorsqu’il est déjà présent. D’autres, encore, sont des causes directes d’AVC.

Méfiez-vous des neuroleptiques contre la maladie d'Alzheimer

Selon une étude de 2008, publiée dans le British Medical Journal, les médicaments antipsychotiques peuvent ainsi doubler le risque d’accident vasculaire cérébral chez les personnes atteintes de démence - telle que la maladie d’Alzheimer.

“Ce risque est uniquement démontré chez les déments”, précise le Professeur Didier Leys, vice-président du conseil scientifique de la Fondation Recherche AVC, professeur de neurologie au CHU de Lille et ancien président de l’European Stroke Organisation. En effet, ces derniers auraient déjà un risque, lié à leur maladie. Ce médicament est donc un facteur de risque supplémentaire.

En revanche, le professeur déconseille l’arrêt du traitement, “car cela pourrait faire d’autres dégâts”. D’où l’intérêt pour les professionnels de santé de mesurer leurs prescriptions, en veillant à ce que la balance bénéfices/risques reste favorable. “Les neuroleptiques doivent être prescrits uniquement après analyse psychiatrique, pour les personnes qui en ont véritablement besoin”, souligne le neurologue.

En parallèle, il convient de corriger les autres facteurs de risque vasculaire potentiels, comme l’hypertension, l’hypercholestérolémie ou le tabagisme.

AVC : les médicaments qui augmentent vos risques

Sources

AVC, Fédération Française de Neurologie. 

Fréquence, Fondation pour la Recherche sur les AVC. 

Exposure to antipsychotics and risk of stroke: self controlled case series study, BMJ, 2008. 

Le risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral (AVC) chez les femmes utilisant des pilules contraceptives, Cochrane, 27 août 2015. 

PRAC recommends updating advice on use of high-dose ibuprofen, European Medicines Agency, 13 avril 2015. 

Diclofenac use and cardiovascular risks: series of nationwide cohort studies, BMJ, septembre 2018. 

Manifestations cardiovasculaires des substances récréatives : alcool, cocaïne, amphétamines, ecstasy, héroïne et cannabis, Science Direct, 2005.  

Décongestionnants de la sphère ORL, renfermant un vasoconstricteur, administrés par voie orale ou nasale : information importante sur la sécurité d'emploi et l'usage, ANSM, 15 décembre 2011. 

Bromocriptine (Parlodel® et Bromocriptine Zentiva®) : le rapport bénéfice/risque n’est plus favorable dans l’inhibition de la lactation, ANSM, 25 juillet 2013. 

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