L’infarctus cérébral lacunaire


Les accidents vasculaires cérébraux (AVC), qu’on nomme également infarctus cérébraux, constituent la 3e cause de mortalité en France et elle fait partie des principales causes d’invalidité. Les AVC comprennent les accidents hémorragiques et les AVC ischémiques, qui sont les plus fréquents. Environ 25 % de ces infarctus cérébraux ischémiques (soit 20 % de l’ensemble des infarctus cérébraux) sont des AVC lacunaires. Cela signifie que l’artère obstruée qui est à l’origine de l’infarctus (c’est-à-dire de l’arrêt de la vascularisation d’une zone du cerveau) est de petit calibre, ce qui explique qu’on parle aussi de microangiopathie. Ainsi, lorsque c’est un vaisseau de moins de 15 mm de diamètre qui est bouché, l’infarctus cérébral est dit lacunaire. Ce type d’artériole (artère perforante terminale) n’est présent qu’à l’extrémité des artères, de sorte que les AVC lacunaires sont systématiquement des blocages situés profondément dans le cerveau. Avec l’athérosclérose et les maladies cardiovasculaires responsables de la formation de caillots sanguins, l’infarctus cérébral lacunaire fait partie des trois principales causes d’AVC.

Origines de l’infarctus cérébral lacunaire


L’infarctus cérébral lacunaire est bien souvent la conséquence de la multiplication de petits infarctus profonds. Il affecte essentiellement les personnes souffrant depuis longtemps d’hypertension artérielle (à terme, cela entraîne un épaississement de la paroi des artères – ou lipohyalinose – qui constitue la cause la plus fréquente d'infarctus lacunaire) ou d’athérosclérose. Ainsi, ce sont essentiellement des personnes âgées de plus de 60 ans qui sont touchées. Des facteurs héréditaires pourraient également avoir une influence bien qu’il n’y ait aucune certitude à ce sujet à ce jour.

Caractéristiques de l’infarctus cérébral lacunaire


Même si la plupart des AVC lacunaires sont silencieux, certains entraînent des symptômes. Lorsque c’est le cas, cela se traduit par différents troubles tels qu’une hémiparésie (perte de force musculaire et/ou de sensibilité de la moitié du corps), des difficultés à déglutir normalement, une modification de la voix (la personne a tendance à parler du nez), une marche faite de petits pas, des rires (ou des pleurs) qui se manifestent sous forme de spasmes et des troubles sphinctériens (difficultés à se retenir pour aller uriner ou aller à la selle). Ces symptômes sont rassemblés sous l’appellation de syndrome pseudo-bulbaire. Par ailleurs, on observe une détérioration des fonctions cognitives. Toutefois, même s’ils sont relativement caractéristiques, ces symptômes ne suffisent pas à poser le diagnostic d’infarctus cérébral lacunaire (surtout qu’ils sont le plus souvent absents) de sorte qu’un scanner cérébral ou une IRM restent indispensables pour les diagnostiquer avec certitude.

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