Victime d’un AVC à l’approche d’un orgasme

En Angleterre, une femme de 44 ans a été transportée à l'hôpital à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu alors qu'elle était au bord de l'extase lors d'un cunnilingus, le sexe et les orgasmes étant une cause d'attaque cérébrale "clairement documenté" dans la littérature scientifique selon les médecins.

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Victime d’un AVC à l’approche d’un orgasmeLe sexe, une pratique dangereuse pour nos artères ? Le 12 mars 2018, le très sérieux British Medical Journal Case Reports rapporte le cas d'une Anglaise de 44 ans, victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) alors qu'elle recevait un cunnilingus.

La victime a perdu connaissance

L'accident aurait eu lieu en octobre 2018. Comme l'expliquent les médecins qui ont dévoilé l'affaire, la quarantenaire, dont l'identité n'a pas été précisée, a perdu connaissance juste après le moment où elle était au bord de l'extase. C'est là que son partenaire a remarqué que son corps s'était crispé. Après trois minutes d'inconscience, la femme a retrouvé ses esprits mais s'est plaint de maux de tête. Elle a alors ensuite été transportée à l'hôpital, où elle a subi un scanner cérébral.

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Le verdict est finalement tombé : la victime ne souffrait pas de convulsions comme l'ont d'abord pensé les médecins, mais bien d'un AVC. Il s'agissait plus précisément d'une hémorragie sous-arachnoïdienne : aussi appelée hémorragie méningée, elle correspond à un type rare de saignement au niveau du cerveau.

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L'orgasme responsable de changements au niveau de la tension artérielle

Heureusement, l'hémorragie était "de petite taille" ; après avoir subi un traitement endovasculaire visant à stopper le saignement, la victime a pu sortir de l'hôpital deux semaines plus tard, sans aucune séquelle.

Et si les médecins ne précisent pas clairement la cause de l'accident, ils expliquent que l'activité sexuelle est un élément déclencheur d'AVC "clairement documenté" dans la littérature scientifique : "De précédentes études qui se sont penchées sur l'activité des artères pendant le coït ont démontré que durant l'activité sexuelle, la tension artérielle et la fréquence cardiaque sont très susceptibles de se modifier, avec des pics particuliers au moment de l'orgasme", ce qui pourrait contribuer à la rupture d'un vaisseau sanguin déjà légèrement endommagé.

A noter toutefois que la victime avait peut-être un terrain pathologique sous-jacent, puisque les médecins notent qu'elle fumait régulièrement, buvait occasionnellement, était asthmatique et avait souffert du paludisme.

10 facteurs de risque modifiables sont responsables de 90% des AVC

Comme le souligne le ministère de la Santé, bon nombre d'AVC pourraient être évités car 90% d'entre eux sont attribuables à notre mode de vie. En effet, l'hypertension artérielle, le tabagisme, l'obésité abdominale, une alimentation non équilibrée, le manque d'activité physique, l'alcool, la fibrillation atriale, les facteurs psychosociaux (stress, dépression, etc.), un diabète et une dyslipidémie font partie des dix facteurs de risque d'AVC dits modifiables. Ainsi, afin de prévenir ce risque, il est recommandé de :

  • "contrôler l'hypertension artérielle,
  • perdre du poids en cas de surpoids ou d'obésité,
  • éviter de fumer,
  • pratiquer régulièrement une activité physique,
  • équilibrer son alimentation, en consommant des fruits et des légumes et en réduisant sa consommation de sel,
  • limiter sa consommation d'alcool,
  • suivre et surveiller le traitement prescrit en cas d'affection cardiaque préexistante telle que la fibrillation auriculaire,
  • contrôler le diabète ou une dyslipidémie,
  • réduire l'exposition au stress,
  • surveiller son taux de cholestérol".

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