AVC silencieux : attention si vous avez des troubles de la concentration

D’après une nouvelle étude publiée le 5 janvier 2019 dans la revue médicale Neurobiology of Aging, les personnes ayant des troubles de la concentration seraient plus à risque d’avoir des AVC.

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Vous perdez la mémoire, vous ne savez plus où vous en êtes dans vos conversations, vous êtes plus distrait que d’habitude ? Vous faites peut-être des accidents vasculaires cérébraux (AVC) silencieux. Selon une étude publiée le 5 janvier 2019 dans la revue médicale Neurobiology of Aging, "les résultats indiquent que, dans de nombreux cas, les personnes qui avaient eu un AVC silencieux ont vu une différence notable dans leur capacité à rester concentrées, même avant que les symptômes ne soient décelés par un test neuropsychologique". Les caractéristiques d’un AVC silencieux sont telles qu’elles ne montrent aucun signe majeur comparé à un AVC "classique" qui peut provoquer paralysie ou trouble de la parole. Cependant lorsqu'on en fait plusieurs cela peut endommager considérablement le cerveau sur du long terme.

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Comportement anormal, signe d'un AVC silencieux

Les résultats ont été obtenus grâce aux analyses de 54 personnes âgées de 55 ans à 80 ans. Tous les participants choisi avaient déjà subi au minimum un facteur de risque d’AVC : hypertension, tabac, cholestérol, diabète, l’âge etc. Des IRM, tests et des questionnaires neurocognitifs ont permis de révéler cette découverte. L’étude met en avant le fait que l’AVC silencieux est découvert de façon accidentelle via l’IRM notamment, sauf qu’à ce moment là les dégâts ont déjà provoqués et aggravés les lésions cérébrales. Pour le Dr Ayan Dey, l’un des auteurs de l’étude, "si une personne trouve son comportement anormal, elle devrait consulter un médecin, surtout si son état de santé ou son mode de vie l'expose à un risque accru d'AVC ou de maladie cardiaque".

La grippe augmente les risques d’AVC

La grippe ou les maladies pseudo-grippales augmenteraient de 40% les risques d’accident vasculaire cérébral. Un risque pouvant se déclencher au bout de 15 jours mais qui peut aussi durer jusqu’à un an. Ce résultat a été obtenu à travers une étude de recherches préliminaires consacrées à la science et au traitement des maladies cérébrovasculaires. L’étude met donc en avant cette découverte, en l'ajoutant aux recherches précédentes qui suggéraient que le vaccin contre la grippe pouvait réduire le risque d'accident vasculaire cérébral.

Plusieurs causes peuvent être à l’origine du lien entre la grippe et les AVC, même si aucune raison définitive n’a été annoncée, une inflammation provoquée par l’infection grippale serait à l’origine de cette association.

D’après les derniers relevés, les taux de vaccination contre la grippe ont diminué ces dernières années. Les services de santé encouragent donc les personnes enceintes, les personnes âgées de plus de 65 ans, les patients en insuffisance cardiaque à se faire vacciner chaque année contre la grippe. Les infections virales, telles que la grippe, peuvent créer un stress supplémentaire pour le corps et augmenter la pression artérielle, ce qui peut provoquer une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral chez les personnes vulnérables.

Pour l'Association Coeur et AVC, la prévention est essentielle. "Chaque personne a un profil qui lui est propre quant aux facteurs de risque d’AVC. Si vous connaissez les vôtres, vous pouvez les gérer et réduire votre risque". Nous sommes confrontés au quotidien à de nombreux facteurs de risques : alimentation malsaine, manque d'exercice, poids malsain, tabac, stress, alcool et drogues recréatives... De petits changements aux habitudes de vie permettraient alors de réduire votre risque d’AVC.

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