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Des nouvelles “rassurantes” sur l’actrice

Le 5 novembre dernier, l'icône française Catherine Deneuve a été victime d’un accident vasculaire ischémique "très limité" en plein tournage du film d'Emmanuelle Bercot, "De son vivant".

Par chance, elle n’avait subi “aucun déficit moteur” et a pu être prise rapidement en charge au moment de son AVC puisqu'elle se trouvait déjà dans un hôpital durant une scène. Depuis cet incident, l'héroïne de “Belle de jour” est toujours en convalescence.

Sans sa présence, le tournage du film s'est poursuivi quelque temps, mais il est désormais suspendu dans l'attente de son retour. À l'origine, le long-métrage devait se terminer à la mi-décembre.

Benoît Magimel, son fils dans le film, a décidé de sortir du silence pour rassurer les fans de l'actrice : "Elle se repose, elle va bien. On se retrouve normalement en début d’année pour terminer ce tournage", a assuré Benoît Magimel.

En effet, l'acteur ne compte pas voir le film exister sans son actrice : "De toute façon, on ne peut pas imaginer ce film sans elle".

Benoit Magimel se veut optimiste sur la santé de sa partenaire de jeu. Conscient que Catherine Deneuve "vit à cent à l’heure" avec ses multiples projets, il avait indiqué son "besoin de repos" sur RTL le 26 novembre. "Forcément on a été très inquiet mais aujourd’hui on est plutôt rassuré", avait-il ajouté.

Attendue par l'équipe du film d'Emmanuelle Bercot, l’icone française devrait faire son retour sur les plateaux d'ici début 2020.

L’accident vasculaire ischémique : qu’est-ce-que c’est ?

L'AVC ischémique est dû à la présence d’un caillot qui obstrue, de manière transitoire, la circulation sanguine cérébrale. Il peut se traduire par une faiblesse des muscles, une paralysie, un manque de sensation d'un côté du corps, des troubles de l'élocution ou de la vision, des étourdissements ou encore une perte d'équilibre et de coordination.

L’accident vasculaire ischémique : qu’est-ce-que c’est ?

Crédit : L'auteur se nomme Lucien Monfils. Travail personnel. 21/07/2008. © CC : Licence https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

Ces signes apparaissent le plus souvent en quelques secondes ou quelques minutes, plus rarement sur quelques heures.

Dans l'hypothèse la moins grave, il pourrait s'agir d'un accident ischémique transitoire (AIT), forme passagère d'AVC, qui présente deux caractéristiques. Il est de brève durée (moins d’une heure) et a l'avantage d'offrir souvent au patient une récupération complète. Il se manifeste de manière très variée et crée des symptômes souvent discrets qui ne doivent pas faire oublier sa gravité potentielle.

La durée de l'accident est un élément fondamental. Elle est, en général, comprise entre cinq minutes et une demi-heure. 25 % des AIT durent moins de cinq minutes, 40 % moins de 15 minutes et 60 % moins d'une heure.

Mais cette courte durée ne doit pas empêcher la victime de contacter rapidement les urgences. Elle doit en effet être rapidement pris en charge dans une unité neurovasculaire par une équipe multidisciplinaire qui va identifier la cause et mettre en place un traitement personnalisé très rapidement.

L’AIT peut déclencher un AVC

Après un AIT, le risque d’AVC est considérable. Il faudra traiter la cause (parfois juste une hypertension artérielle qui n’était pas soignée), s’il y en a une et prendre un traitement préventif à vie.

Le risque d’accident vasculaire est très élevé, de l’ordre de 10 % à 7 jours ce qui fait donc de l'accident ischémique transitoire une urgence.

Pour rappel, les AIT diffèrent des AVC ischémiques car ils ne provoquent pas de lésions cérébrales permanentes. En effet, les symptômes de l’AIT disparaissent rapidement, et le nombre de cellules cérébrales qui meurent est très limité, voire nul.

Les hommes sont plus touchés que les femmes (2 / 3) et la fréquence augmente avec l’âge, 75 % de cet accident survenant après 65 ans. Par ailleurs, les AIT sont surtout observés chez les personnes d’âge moyen et plus âgées.

En France, entre 40.000 et 50.000 personnes sont concernées chaque année.

AVC ischémique : les traitements

L’association de la thrombolyse et de la thrombectomie est le traitement de référence depuis 2015 en cas d'infarctus cérébral avec occlusion d’une artère proximale. Cette stratégie d’intervention offre les meilleures chances de récupération.

La thrombolyse intraveineuse consiste à administrer par voie veineuse une molécule nommée rtPA, capable de dissoudre le caillot sanguin obstruant l’artère. Ce traitement doit être administré dans les 4 heures et demie suivant l’AVC, le plus tôt étant le mieux.

La thrombectomie mécanique consiste, elle, à introduire un cathéter via l’artère fémorale (au pli de l’aine) et à le remonter jusqu’à l’artère obstruée dans le cerveau. Un guide à l’extrémité du cathéter perfore le caillot et s’y accroche de façon à pouvoir le tracter. Une aspiration facilite ce remorquage qui permet d’extraire le caillot de l’organisme. La thrombectomie doit être effectuée dans les 6 heures suivant l’AVC.

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Sources

Catherine Deneuve victime d'un AVC : Benoît magimel donne des nouvelles sur la santé de l'actrice, Non Stop People, 7 décembre 2019. 

Accident vasculaire cérébral, Inserm, 13 mai 2019.

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