Clémentine Célarié victime de violence conjugale : elle n’a jamais porté plainte

La comédienne Clémentine Célarié révèle pour la première fois avoir subi des violences conjugales il y a quelques années. Si elle-même n’a jamais porté plainte, elle encourage les femmes à en parler.

Chaque année, environ 220 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint, ou ex-conjoint. Parmi elles, les peoples ne sont pas épargnés. Clémentine Célarié en fait partie, et a décidé de briser le silence sur ce qu’elle a subi, au micro d’Europe 1.

À l’époque, Clémentine Célarié n’a pas osé porter plainte

“J’ai vécu ça. J’ai été victime de violences conjugales”, confesse l’actrice de 62 ans. Les faits remontent déjà à de nombreuses années. Pourtant, elle n’a jamais trouvé le courage de porter plainte contre son ancien compagnon. Si elle estime n’avoir jamais été en danger de mort, elle précise que “ça a été quand même loin”.

Clémentine Célarié dit comprendre les femmes qui, aujourd’hui, n’osent pas se rendre au commissariat lorsqu’elles se font agresser par leur partenaire. “Parce que c’est lié à un rapport amoureux, parce que quelque temps après l’homme que vous aimez pleure dans vos bras en vous disant qu’il ne le fera plus jamais”, explique-t-elle.

“Il faut pouvoir être protégée quand on se fait taper dessus”

La comédienne, actuellement sur les planches dans la pièce Une vie, tirée de l'œuvre de Maupassant, suppose néanmoins que si les faits s’étaient déroulés en 2019, elle aurait peut-être naturellement été voir la police, grâce à “tout le dialogue” et les actions autour des violences conjugales. “Il faut que ça devienne normal de pouvoir être protégée quand on se fait taper dessus”, souligne la star.

Elle soutient d’ailleurs les propositions de Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, qui souhaite instaurer un protocole clair et précis, pour les policiers et gendarmes amenés à accueillir des victimes de violences conjugales. Selon elle, il faut “pouvoir parler des choses” et recevoir une protection, sans pour autant “se dire qu’on va condamner l’homme qui nous a tapé dessus”. Car bien souvent, les victimes continuent à avoir de l’affection pour leur compagnon.

Un féminicide a lieu tous les trois jours en France

Sur les 220 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année, 3 sur 4 déclarent avoir subi “des faits de violences répétées”, et 8 sur 10 auraient également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales.

L’année dernière, 149 meurtres par conjoints ont été commis, et 21 enfants ont aussi trouvé la mort dans le cadre de ces homicides conjugaux. En revanche, si l’on parle souvent de "femmes qui meurent sous les coups de leur conjoints", les chiffres révèlent que les modes opératoires les plus souvent utilisés sont en fait l’arme à feu (31,8 %) et l’arme blanche (31,3 %).

Par ailleurs, 12 % des Françaises ont déjà été victimes de viols, et près de la moitié des habitantes de l’hexagone (43 %) ont déjà subi des gestes à caractère sexuel sans leur consentement.

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