Hypothermie : voici ce qui se passe dans notre corps quand les températures sont trop bassesIstock
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En ce mois de janvier 2024, les températures sont, sur la majorité du territoire, au plus bas. Exposé au froid trop longtemps, le corps peut ne plus être en capacité de maintenir une température adéquate pour bien fonctionner. On parle dans ce cas d'hypothermie. Caractérisée par le refroidissement involontaire de la température corporelle, l’hypothermie est avérée lorsque la température interne du corps est inférieure 35°C. Précisément, c’est lorsque cette température se situe au-dessous des 28°C que l'hypothermie est considérée comme grave. A ce moment, les fonctions vitales de l’organisme sont en danger, en particulier le système cardiovasculaire.

Lorsqu’il fait froid, le corps met en place de nombreux mécanismes pour se réchauffer

Notre corps fonctionne de façon à ce que sa température soit maintenue aux alentours des 36/37°C. « C’est le niveau auquel les cellules se développent au mieux, leurs protéines (enzymes, etc.) sont au pinacle de leur efficacité, comme leurs mitochondries – leurs usines énergétiques. Tous ces mécanismes constituent le métabolisme interne, et notre précieuse chaleur provient de son fonctionnement », explique Pieter Vancamp, biologiste, dans un article publié dans The Conversation.

Toutefois, le corps peut être exposé à une perte de chaleur. Ceci le pousse alors à mettre en place plusieurs mécanismes afin de ne pas subir une trop grande déperdition de chaleur. La température corporelle est gérée dans la région du cerveau appelée hypothalamus, une petite région située à la base du cerveau. Des détecteurs thermiques, thermorécepteurs, situés dans la peau, le cerveau et les vaisseaux ont pour rôle d’alerter le cerveau lorsque la température corporelle baisse.

« Au moindre écart par rapport aux 36,6 °C, il pousse notre chaudière interne – en l’occurrence, il augmente notre production de chaleur et réduit les déperditions grâce à des mécanismes involontaires connus de tous : la « piloérection » (nos poils, ou ce qu’il en reste, se redressent pour agrandir notre couche d’air isolante), le frisson (nos muscles se contractent pour augmenter jusqu’à cinq fois le métabolisme et générer davantage de chaleur) et la redirection du sang chaud loin des surfaces externes froides – d’où notre peau qui pâlit », détaille le biologiste. Ceci explique pourquoi on a froid surtout aux extrémités (mains, pieds…) en cas de basses températures extérieures.

Hypothermie : quelles sont les étapes par lesquelles passe notre corps ?

Bien que le corps soit en mesure de lutter contre le froid, il n’est pas infaillible. A un certain stade, le corps n’est plus en mesure de se réchauffer, sa température va refroidir drastiquement, on parle alors d’hypothermie. Elle est avérée lorsque la température corporelle est inférieure à 35°C. Ainsi, les effets physiques de l’hypothermie sont multiples et en plusieurs étapes.

Le pouls devient plus faible lorsque le corps est en hypothermie, car le battement cardiaque est plus lent et moins fort. La coagulation sanguine diminue également. En outre, le métabolisme est impacté : il réduit, ce qui affaiblit les muscles et les poumons. La respiration est plus lente et moins profonde. Les apports en énergie faiblissent puisque le fonctionnement des mitochondries (organite qui fournir l’énergie aux cellules) est altéré. Le comportement est impacté, les personnes en hypothermie parlent de plus en plus difficilement. Lorsque le niveau d’attention est affecté, la coordination est moins bonne et les comportements à risque sont favorisés. Une perte de conscience peut ensuite survenur, c’est à ce moment que l’on risque l’arrête cardiaque.

Hypothermie : comment l’éviter ?

L’hypothermie peut avoir des conséquences gravissimes pour le corps. Néanmoins, il est possible de s’en prémunir. En sortant de chez soi, il est recommandé de s’habiller chaudement et de veiller à avoir la tête, le nez, la bouche, le cou, les mains et les pieds, bien couverts. Dans la mesure du possible, il convient de rester au minium à l’extérieur et d'être actif le plus possible. Il est important d’être vigilant, surtout chez les personnes à risque que sont les nouveau-nés et les nourrissons, ainsi que les personnes âgées de plus de 65 ans.

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