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Simple principe de précaution pour certains, certitude pour d’autres, un nombre grandissant de Français choisit une alimentation d’origine biologique. Si les études scientifiques ne permettent pas encore de garantir que manger bio permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé, les pesticides sont de plus en plus souvent présentés comme des facteurs favorisants des maladies, telles que Parkinson, certains cancers et des pathologies liés aux perturbations endocriniennes.

Manger bio pour éviter d'ingérer des produits chimiques

Les pesticides utilisés dans l'agriculture constituent un risque important pour la santé des consommateurs. Le rinçage seul ne suffit malheureusement plus à limiter les risques d'ingestion de leurs résidus sur les aliments. Manger bio n’est pas une solution miraculeuse à tous les maux, mais reste une option pour améliorer sa santé.

En effet, les aliments bios contiennent plus de nutriments essentiels, qui permettent de réduire les risques d’obésité, de protéger le développement cognitif de l’enfant et également de prévenir certaines maladies dégénératives encouragées par les particules chimiques que l'on absorbe en trop grande quantité.

Autre argument : si les aliments bio sont un peu plus chers, c’est parce qu’ils sont produits dans de meilleures conditions, avec des impacts positifs tant sur la nature que sur les animaux et, enfin, sur notre santé. Le prix du bio étant plus élevé il représente toutefois un frein pour les consommateurs, qui ne savent pas quels aliments privilégier.

Vous ne pouvez pas passer au tout biologique ? Pour constater des améliorations sur votre santé, remplacer déjà une partie de vos produits de consommation courante par leurs alternatives bios est déjà un grand pas en avant. Dans les pages suivantes, nous vous listons les aliments qu'il est préférable d'acheter bio au quotidien.

Les fruits et légumes qu'il vaut mieux acheter bio

Certains fruits et légumes sont traités avec de plus grandes quantités de pesticides que d’autres. Pour faire simple, plus ils sont fragiles, plus ils sont traités.

La salade

La salade contient un taux effrayant de pesticides. Les deux-tiers des salades renferment des perturbateurs endocriniens. 16 % d’entre elles contiennent même des substances chimiques défendues en France. Il est donc préférable de choisir des salades bios au supermarché.

La pomme de terre

La pomme de terre est un véritable concentré de pesticides, car elle reçoit en moyenne cinq traitements durant sa culture. Même après l’épluchage, des résidus se retrouvent encore dans sa chair.

La pomme

Lorsqu’elle n’est pas bio, la pomme reçoit, en moyenne, 36 traitements. Comme sa peau est très fine, les pesticides traversent aisément cette barrière pour contaminer la chair, et la cuisson n'y change rien. En outre, la peau de la pomme rassemble de nombreux atouts, il est donc dommage de la retirer. Elle aide notamment à prévenir les risques de cancer et de maladies cardio-vasculaires. Mais pour manger une pomme sans l'éplucher, il faut la choisir bio.

La fraise

Les fraises sont, elles aussi, particulièrement vulnérables : 7 barquettes de fraises non bio sur 10 concentrent des pesticides et des fongicides reconnus comme perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des molécules qui troublent le fonctionnement de notre système hormonal et peut entraîner des cancers.

La pêche

Les pêches reçoivent notamment pour traitement du captane et l’iprodione, un pesticide et un fongicide pointés du doigt dans la survenue de certains cancers. On les retrouve en quantité trop importante dans la très grande majorité des pêches vendues en Europe.

Le raisin

Le raisin est un fruit très sensible aux attaques des insectes et des champignons ; il contient, en prime, beaucoup de pesticides et fongicides. Comme c’est un fruit qui ne s’épluche pas, il est particulièrement important de le choisir bio. Attention, ces substances chimiques peuvent également se trouver dans le vin.

Les 2 viandes à consommer bio

Le bœuf

La viande de bœuf concentre une importante quantité de pesticides, mais aussi d’antibiotiques et, potentiellement, d’OGM.

Pour prévenir toutes sortes de maladies, plus de 1 000 tonnes d'antibiotiques sont données chaque année aux animaux d'élevage. En effet, pour que les vaches ne tombent pas malades et grossissent vite, les élevages standard leur administrent des doses d’antibiotiques et d’hormones, néfastes pour notre santé, car ils contiennent encore une fois des perturbateurs endocriniens.

Si c'est l'animal qui est initialement traité, des antibiotiques se retrouvent malgré tout dans vos assiettes, puis dans votre corps. La conséquence sur la santé des consommateurs est une résistance inquiétante aux antibiotiques, dont la France détient la meilleure performance.

Le poulet

De la même façon que pour le bœuf, on retrouve dans la volaille des résidus de pesticides et d’antibiotiques. Les poulets issus de l’élevage intensif reçoivent des antibiotiques et des hormones, qui se retrouvent ensuite dans leur chair. Pour ces mêmes raisons, ils doivent être prioritairement choisis issus d’élevage respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique.

Enfin, notez que la viande bio garantit un plus grand bien-être de l’animal, de manière générale ; mais elle est également plus chère que la viande issue d’élevages conventionnels.

Lait bio : moins de pesticides et d'hormones

Les animaux producteurs de lait non-bio (vaches, chèvres, et brebis) sont nourris avec de la nourriture et des céréales non-bio et comprenant généralement des résidus de pesticides.

Afin de préserver les animaux producteurs de lait contre les maladies, certains d'entre eux sont régulièrement traités par antibiotiques. Ainsi, des résidus se retrouvent dans le lait, et par extension, dans les produits laitiers.

Les produits laitiers contiennent en moyenne 5,5 fois plus de résidus de pesticides que les produits végétaux. De plus, des résidus d'hormones se retrouvent inéluctablement dans le lait et les produits laitiers. Les choisir bio est donc meilleur pour la santé.

Œufs bios : moins de risque de salmonelles

Le risque majeur avec les œufs est la contamination par des salmonelles. La Salmonella est une bactérie présente dans les excréments des animaux pouvant entrainer une intoxication alimentaire : la salmonellose.

Les poules élevées en plein air présentent moins de risques d'être porteuses de la bactérie par rapport aux poules élevées en cage, dans des conditions sanitaires souvent catastrophiques.

Pour leur qualité nutritionnelle, il est particulièrement important de choisir des œufs bio. C’est la seule façon de garantir que les volailles ont eu accès à un semblant d’espace extérieur au cours de leur vie. Fort heureusement, les œufs font partie des aliments que les Français choisissent d’acheter bio.

Œuf bio : à quel code chiffré correspondent-ils ?

Pour s’y retrouver facilement, les œufs vendus dans le commerce présentent un code chiffré, imprimé sur la coquille. Pour info, le code :

  • Des œufs BIO commence par 0 ;
  • Des œufs de poules élevées en plein air commence par 1 ;
  • Des œufs de poules élevées au sol commence par 2 ;
  • Des œufs de poules élevées en cage commence par 3.

Il est préférable pour votre santé et pour le bien-être des animaux de choisir en priorité des œufs de poules élevées en plein air ou bio.

Pour rappel, les pesticides retrouvés dans la viande ou les œufs sont principalement dus à des élevages intensifs, mais il y a des éleveurs « non bio » qui ont une démarche naturelle et raisonnée où on ne rencontre pas ce problème. Il est donc possible d’acheter des produits « non bio » chez des éleveurs de proximité, qui garantissent de bonnes conditions d'élevage…

Sources

Merci à Alexandra Retion, Diététicienne/Nutritionniste. 

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