Maladie de Parkinson : symptômes, espérance de vie, causes, traitements

Certifié par nos experts médicaux MedisiteLa maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative répandue. Handicapante, cette pathologie peut générer des problèmes moteurs comme un tremblement au repos, une lenteur dans les mouvements, une raideur ou des gestes anormaux involontaires. Des chercheurs viennent d'identifier un médicament qui pourrait réduire ces symptômes. Le point avec le Pr Stéphane Thobois, chef du service neurologie du centre hospitalier spécialisé Pierre Wertheimer près de Lyon.

Définition : qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative fréquente. D’évolution lente et progressive, cette pathologie se caractérise par la diminution du nombre de neurones chargés de produire la dopamine. Ces derniers sont impliqués dans le contrôle des mouvements.

Le déficit de ces neurotransmetteurs provoque graduellement l’apparition de symptômes pouvant être invalidants, voire très handicapants pour les malades de Parkinson, comme des tremblements au repos, une rigidité musculaire ou encore une lenteur dans les mouvements. "Cette maladie s’associe également à des symptômes non-moteurs comme l’anxiété, la dépression, l’agitation pendant le sommeil, la perte de l’odorat, la constipation, etc.", précise le Pr Stéphane Thobois, chef du service neurologie du centre hospitalier spécialisé Pierre Wertheimer près de Lyon.

Que sont les syndromes Parkinsoniens ?

On distingue la maladie de Parkinson idiopathique (maladie dont la cause n’est pas attribuée) des autres syndromes parkinsoniens. Ces syndromes parkinsoniens atypiques se manifestent, certes, par les mêmes symptômes que ceux de la maladie de Parkinson, mais en comportent également d’autres qui leur sont propres. De plus, ils ne répondent pas de la même cause et n’auront pas la même évolution. « Ils sont plus agressifs et répondent moins bien aux médicaments », indique le médecin spécialiste.

Chiffre : quelle est la fréquence de la maladie de Parkinson ?

En France plus d'un million de personnes souffrent d'une maladie neurodégénérative. La maladie de Parkinson est la seconde maladie dégénérative la plus fréquente en France, après Alzheimer. Entre 100 000 et 150 000 personnes seraient touchées par cette pathologie dans l’Hexagone. Environ 8 000 nouveaux cas seraient diagnostiqués chaque année.

Quels en sont les symptômes de la maladie de Parkinson ?

Les premiers symptômes de la maladie de Parkinson ne se déclarent qu’à partir du moment où environ 50 % des neurones dopaminergiques ont disparu, c’est-à-dire environ cinq à dix ans après le début de la maladie.

Il s’agit de troubles moteurs comme :

  • L’akinésie (lenteur dans les mouvements) ;
  • L’hypertonie (rigidité musculaire) ;
  • Des tremblements au repos. Contrairement aux idées reçues, ce symptôme ne concerne que deux patients sur trois.

Photo : attitude typique (marche corps fléchi en avant) d’un patient atteint de Parkinson

Photo : attitude typique (marche corps fléchi en avant) d’un patient atteint de Parkinson© Creative Commons

Crédit : Albert Londe  Licence : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Paralysis_agitans-Male_Parkinson%27s_victim-1892.jpg

Cette affection neurodégénérative peut également se manifester par des troubles non-moteurs, comme : 

  • Problèmes de sommeil (insomnies répétées, suivies de difficultés à se rendormir, ; agitation en période de rêves) ;
  • Perte d’odorat (anosmie) ;
  • Apathie ;
  • Troubles de l’équilibre ;
  • Constipation ;
  • Miction urgente (besoin impérieux d’uriner, alors que la vessie est presque vide) ;
  • Difficultés à déglutir ;
  • Troubles de l’élocution ;
  • Dépression ;
  • Anxiété.

Quels sont les premiers symptômes de la maladie de Parkinson ? 

Ces signes avant-coureurs (survenant avant les signes moteurs) ne permettent généralement pas aux malades de s’alerter. Le recueil de ces symptômes annonciateurs est basé sur les déclarations de patients déjà diagnostiqués. Avant que les symptômes moteurs se déclarent, ils ont parfois constaté :

  • de la fatigue,
  • une anxiété,
  • une perte de l’odorat,
  • une agitation dans le sommeil,
  • des difficultés à se concentrer,
  • une baisse de rendement dans leurs tâches quotidiennes,
  • une micrographie (fait d’écrire petit).

Quelle est l’évolution de cette maladie neurodégénérative ?

« Cette pathologie est une maladie progressive qui commence lentement, et s’aggrave dans le temps », explique le Pr Stéphane Thobois. Pour autant, l’évolution de la maladie est distincte pour chaque patient. « Généralement, plus la maladie se déclare tard, plus elle sera agressive », ajoute le spécialiste.

En fonction de l’agressivité des symptômes, on distingue différents stades de la maladie :

  • Stade 1 : Manifestation des troubles moteurs de manière unilatérale.
  • Stade 2 : Symptômes moteurs bilatéraux, entraînant une gêne dans la vie quotidienne.
  • Stade 3 : Manifestation bilatérale, plus handicapante mais n’entraînant pas de perte d’autonomie.
  • Stade 4 : Marche encore possible, mais difficile, autonomie limitée.
  • Stade 5 : Marche impossible et perte d’autonomie.

Qu’est-ce qui cause la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est causée par la disparition progressive des neurones chargés de produire la dopamine. On parle de neurones dopaminergiques. La diminution de ces derniers entraîne une baisse du taux de synthèse des dopamines, un neurotransmetteur essentiel à la région du cerveau qui contrôle le mouvement

Photo : structure de la dopamine

Photo : structure de la dopamine© Creative Commons

Crédit : NEUROtiker Licence : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dopamin_-_Dopamine.svg?uselang=fr

Plus les années passent, plus le taux de dopamine diminue. En conséquence, la maladie de Parkinson s’aggrave.

Maladie de Parkinson : quels sont les facteurs de risque ?

Concernant la maladie de Parkinson, l’âge est un facteur de risque indéniable. La moyenne d’âge des patients diagnostiqués se situe autour de la soixantaine. « De nombreuses études épidémiologiques ont prouvé que le vieillissement global de la population augmente la fréquence des maladies dégénératives », ajoute le Pr Stéphane Thobois.

Même s’ils ne concernent pas la grande majorité des cas, d’autres facteurs de risque peuvent rentrer en compte :

  • L’environnement : depuis les années 70, des études tendent à démontrer que l’exposition prolongée à des produits chimiques, notamment des pesticides, pouvait favoriser l’apparition de ce trouble.
  • L’hérédité : des formes rares et héréditaires ont été diagnostiquées par les spécialistes. Elles touchent essentiellement des personnes âgées de moins de 45 ans. Pour autant, cela ne concerne qu’une petite proportion des patients. « Et porter le gène ne se traduit pas automatiquement par la maladie », précise le médecin.

Quelles sont les personnes à risque de développer cette pathologie ?

Une fois encore, les personnes d’une soixantaine d’années sont plus à même de développer la pathologie. « C’est souvent un peu plus les hommes que les femmes », indique le Pr Stéphane Thobois.

De plus, conformément aux facteurs de risque cités précédemment :

  • Les agriculteurs présentent un risque accru de développer cette pathologie. La maladie de Parkinson fait d’ailleurs partie des maladies professionnelles associées au régime agricole.
  • Les individus ayant un parent proche atteint d’une forme héréditaire de cette pathologie ont également plus de risques de contracter la maladie de Parkinson. « Les formes génétiques ne représentent que 10 à 15 % des cas », tempère le neurologue.
  • Des études tendent également à démontrer que les personnes touchées par des troubles du comportement en sommeil paradoxal étaient également plus enclines à développer la pathologie.

Combien de temps peut durer une maladie de Parkinson ?

Bien que la maladie se développe généralement vers l’âge de 60 ans, elle peut également concerner des personnes plus âgées et également plus jeunes. « Environ ¼ des patients voient les premiers symptômes apparaître entre 40 et 50 ans. Il existe également des formes extrêmes qui commencent encore plus tôt », indique l’expert.

Ce trouble étant pour l’heure incurable, la maladie de Parkinson les accompagne jusqu’à la mort.

La maladie de Parkinson est-elle mortelle ?

La réponse du Dr Stéphane Thobois, neurologue :

« L’espérance de vie n’est pas altérée par la maladie en elle-même ».

Contagion : la maladie de Parkinson se transmet-elle ?

La maladie de Parkinson ne peut pas se transmettre par contagion d’un individu à l’autre.

Maladie de Parkinson : qui, quand consulter ?

« En général, les patients s’alertent quand ils commencent à trembler et avoir des troubles de la marche », explique le Pr Stéphane Thobois. Lorsque ces signes symptomatiques de la maladie se manifestent, il est nécessaire de se rendre chez son médecin généraliste. Après un examen clinique décelant à-minima deux des trois symptômes moteurs de la maladie, ce dernier est ensuite chargé de vous orienter vers un neurologue.

Étant une maladie neurodégénérative complexe, la prise en charge de la maladie de Parkinson nécessite souvent une équipe pluridisciplinaire. En fonction des pathologies, elle peut également être composée de :

  • de kinésithérapeutes,
  • d’orthophonistes,
  • de psychologues ou de psychiatres.

Afin de permettre une meilleure coordination des professionnels de santé et de faciliter la prise en charge des malades, 25 Centres Experts Parkinson regroupant ces différents corps de métiers sont disséminés sur le territoire.

Quelles sont les complications à craindre ?

À partir d’un stade avancé de la maladie, le patient est moins réceptif aux traitements chargés de limiter les symptômes. Leur efficacité fluctue alors au cours de la journée, ce qui peut occasionner des :

  • akinésies : lenteur d'initiation des mouvements avec une tendance à l'immobilité.
  • dyskinésies : mouvements anormaux et involontaires.

« Plus tardivement, certains symptômes peuvent développer une résistance aux médicaments », ajoute le spécialiste.  Ils peuvent alors générer de nouvelles complications :

  • Manque d’équilibre : une chute, parfois brutale et traumatisante, peut survenir. Des plaies, des contusions, de fractures ou bien des hémorragies sont alors à craindre. Leur gravité peut dépendre de l’âge de la personne atteinte.
  • Difficultés de déglutition : dans ce cas de figure, les liquides ou la nourriture peuvent infiltrer les poumons par un processus d’aspiration. Cela peut entraîner une infection pulmonaire.
  • Difficultés à se mouvoir : l’alitement prolongé peut occasionner des escarres et induire un risque de phlébite (présence d’un caillot dans le sang, pouvant se compliquer en embolie pulmonaire)

Quels examens et analyses sont nécessaires quand une maladie de Parkinson est suspectée ?

Pour diagnostiquer la maladie de Parkinson, un examen clinique suffit généralement. « C’est souvent les signes moteurs qui révèlent la maladie », confirme le neurologue.

À l’heure actuelle, aucun examen sanguin ne peut aider à dépister ce trouble. Le diagnostic de la maladie pouvant être parfois difficile à poser en raison du caractère progressif de ses symptômes et de ses similitudes avec d’autres pathologies, des examens d’imageries (IRM du cerveau, scintigraphie cérébrale…) peuvent être pratiqués au cas par cas. « Ces tests sont réalisés lorsqu’il y a un doute sur le caractère dégénératif de la pathologie », explicite le Pr Stéphane Thobois.

Parkinson : on pourrait diagnostiquer la maladie avec un test cutané

Une nouvelle recherche scientifique a permis de démontrer qu'un simple test cutané pourrait identifier avec précision la maladie de Parkinson. L'étude a été publiée dans la revue scientifique Movement Disorders.

"Puisqu'il n'y a pas de test facile et fiable disponible pour le diagnostic précoce de la maladie de Parkinson à l'heure actuelle, nous pensons qu'il y aura beaucoup d'intérêt dans l'utilisation potentielle d'échantillons de peau pour le diagnostic", a partagé Anumantha Kanthasamy, professeur de sciences biomédicales à l'Iowa State et auteur principal de l'étude.

L'équipe de chercheurs a travaillé sur 50 échantillons de peau. La moitié des échantillons de peau provenaient de patients atteints par la maladie de Parkinson et l'autre moitié émanait de personnes en bonne santé. 

Concrètement, ce test détecte la présence de la protéine alpha-synucléine dans des échantillons de peau. Cette dernière se trouve être présente en abondance dans l’organisme et en particulier dans le cerveau humain. "Aujourd’hui de nombreuses évidences génétiques indiquent que l’alpha-synucléine joue un rôle important dans la maladie de Parkinson. Des mutations de la protéine observées dans des formes familiales de la maladie peuvent conduire à une augmentation des niveaux d’alpha-synucléine ou à la formation de formes toxiques qui contribuent à la pathologie", explique de son côté l'association France Parkinson.

En identifiant le niveau de cette protéine, le test cutané pourrait conduire à une détection plus précoce de la maladie de Parkinson et à de meilleurs essais cliniques, estiment les scientifiques.

Quels sont les traitements de la maladie de Parkinson ?

« Les traitements actuels ont un effet sur les symptômes moteurs, mais ne ralentissent ni ne guérissent la maladie », indique le spécialiste. Ils sont généralement sans effet sur les symptômes non-moteurs.

Les traitements médicamenteux :

En fonction du patient et du stade de la dégénérescence, la prescription diffère. Il peut s’agir d’un médicament qui :

  • Palie au manque de dopamines. Le Levodopa ou L-dopa est un précurseur de dopamine, c’est-à-dire que le corps le transforme en dopamine. « C’est le traitement de base », précise le médecin.
  • Mime la dopamine ; à l’instar des agonistes dopaminergiques.
  • Bloque la dégradation de la dopamine.

Dans la grande majorité des cas, ces médicaments sont administrés par voie orale. Le début de prescription est souvent suivi d’une période de « lune de miel », c’est-à-dire l’absence complète de symptômes pendant quatre à cinq ans. Lorsque la maladie progresse, les doses prescrites doivent être adaptées. « Il est donc important d’avoir un suivi neurologique », alerte le spécialiste.  

Quels sont les effets secondaires de ces médicaments ?

Réponse du Dr Stéphane Thobois, neurologue :

« Les effets secondaires peuvent être une baisse de tension, des troubles physiques [nausées, vomissements, Ndlr.] ou encore des phénomènes d’addiction comme l’hypersexualité, la dépendance aux jeux ou encore une tendance à la dépense. »

Traitements chirurgicaux :

Le traitement chirurgical est réservé aux personnes ayant une maladie évoluant depuis au minimum 5 ans. En raison de son caractère invasif, elle n’est couramment pas pratiquée sur les patients âgés de plus de 70 ans.

L’opération consiste à implanter des électrodes dans le cerveau afin de provoquer des stimulations cérébrales profondes. En tout, 400 à 500 personnes auraient déjà pu bénéficier de ce traitement en France. « C’est un traitement qui marche très bien mais qui nécessite le suivi d’une équipe pluridisciplinaire. », précise le médecin. 

Photo : implantation d'électrodes sur un patient atteint de la maladie de Parkinson

Photo : implantation d'électrodes sur un patient atteint de la maladie de Parkinson© Creative Commons

Crédit : Thomasbg - Licence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

Traitements non-médicamenteux :

En complément des traitements, il peut être conseillé d’avoir recours à :

  • La kinésithérapie ; afin d’entretenir les muscles et les articulations. Cela peut avoir des effets bénéfiques sur l’équilibre et la capacité à se déplacer.
  • La rééducation orthophonique ; dans le but de réduire les troubles de la déglutition, les difficultés à parler ou encore la gêne à l'écriture.

Quels sont les bienfaits du sport ?

Une activité physique régulière est fortement conseillée par les spécialistes. Des études ont démontré que le sport intensif et régulier permettait au cerveau de compenser plus facilement le manque de dopamine. « Pour 100 % des malades, c’est très important. Ça fait partie intégrante du traitement ! », révèle le neurologue.

Dernières découvertes : le NLX-112 pour réduire la dyskinésie

Les résultats d'une recherche publiée dans la revue scientifique Neuropharmacology démontrent l'intêret du NLX-112 pour soulager les symptômes de la maladie de Parkinson. 

Pendant un an, le médicament a été testé sur des singes présentant des symptômes de type Parkinson qui avaient développé une dyskinésie en réponse à la lévodopa. A titre d'information, la lévodopa est l'un des principaux médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson.

"Le NLX-112 agit en stabilisant les cellules cérébrales sérotoninergiques, qui seraient autrement supposées convertir la lévodopa en dopamine et la libérer de manière erratique", soulignent les chercheurs. C'est la libération aléatoire de dopamine qui peut contribuer à la dyskinésie. Il s'agit d'un effet secondaire survenant suit à la prise de lévodopa. En bloquant certains récépteur nerveux, le traitement peut générer des mouvements anormaux.

Or, le traitement avec NLX-112 peut aider à réduire la libération de dopamine au hasard et réduire la dyskinésie sans pour autant diminuer les effets thérapeutiques de la lévodopa. Comme le rapporte le Times, l'étape suivante consiste à mener les essais sur l'Homme.

Des chercheurs sont parvenus à créer des neurones chez des souris

Des chercheurs de l'École de médecine de l'Université de Californie à San Diego ont trouvé un moyen de créer de nouveaux neurones chez des souris atteintes de la maladie de Parkinson. Cette découverte, publiée dans le dernier numéro de la revue Nature, pourrait aider des centaines de milliers de patients, estiment les experts.

Les scientifiques, menés par le Pr Xiang-Dong Fu, professeur de médecine cellulaire et moléculaire à l’UCSD, ont réussi à créer de nouveaux neurones chez des souris malades, en utilisant une simple méthode de réécriture de gènes.

Les souris soignées n’ont plus jamais eu de symptômes de Parkinson

Les cellules cérébrales appelées astrocytes ont été converties en cellules dopaminergiques fonctionnelles - des cellules qui avaient été perdues à cause de la maladie de Parkinson. On les a ensuite implantées dans le cerveau des souris, où elles ont alors fonctionné normalement. Le remplacement des neurones endommagées a permis aux rongeurs de retrouver leurs capacités motrices perdues, et ainsi de reverser les symptômes de la maladie.

Après l’injection des neurones nouvellement fabriqués, les neurones dopaminergiques ont augmenté de 30 % chez les souris traitées. Leurs niveaux de dopamine sont également revenus à la normale. Au bout de 3 mois, et grâce à un seul traitement, les souris ont retrouvé des capacités motrices normales. Elles n’ont ensuite plus présenté aucun symptôme de Parkinson de toute leur vie.

“Des chercheurs du monde entier ont testé de nombreuses façons de générer des neurones en laboratoire, en utilisant des cellules souches et d'autres moyens, afin que nous puissions mieux les étudier et les utiliser pour remplacer les neurones perdus dans les maladies neurodégénératives”, explique le Dr Fu. “Le fait que nous ayons pu produire autant de neurones d'une manière relativement simple a été une grande surprise”.

Les chercheurs espèrent pouvoir tester cette méthode sur l’homme

Le professeur espère désormais tester cette méthode sur l’homme. "C'est mon rêve de mener à bien les essais cliniques, de tester cette approche comme traitement de la maladie de Parkinson, mais aussi de nombreuses autres maladies où les neurones sont perdus, comme les maladies d'Alzheimer et de Huntington, ou encore l’accident vasculaire cérébral”, a-t-il déclaré.

Néanmoins, il faudra peut-être un certain temps avant que des travaux complémentaires soient menés, et que cette approche puisse être appliquée aux humains.

À quelles aides financières peut-on prétendre lorsqu'on souffre de la maladie de Parkinson ?

Certaines allocations ont été mises en place pour aider les malades à faire face à cette maladie handicapante :

  • La maladie de Parkinson est entièrement prise en charge par la Sécurité sociale.
  • Les personnes atteintes bénéficient d’un abattement sur leur taxe d’habitation.
  • L’allocation adulte handicapée (AAH) est allouée aux adultes dont le taux de handicap est supérieur à 80 %. Les malades ne pouvant pas travailler à cause de la maladie et dont le taux de handicap est compris entre 50 et 79 % peuvent aussi y prétendre.

Peut-on prévenir la maladie ?

La réponse du Dr Stéphane Thobois, neurologue :

«  A l’heure actuelle, il n’est pas possible de prévenir la maladie. Nous ne sommes pas capables de prédire quelle personne risque de développer un Parkinson, sauf s’il y a une hérédité. Il existe des techniques radiologiques qui permettent de détecter le taux de dopamine dans le cerveau, mais cela n’aura un intérêt que lorsqu’il y aura un traitement pour ralentir la maladie. »

Sites d’informations et associations

Fédération française des groupements de parkinsoniens – Elle regroupe une trentaine de groupements et d’associations, dirigés et animés par les malades de Parkinson. La FFGP est reconnue par le Ministère de la Santé. 

L'Association France-Parkinson – Cette association a pour objectif d’apporter un soutien moral aux malades et à leurs proches, de promouvoir et financer la recherche et de représenter les malades de Parkinson auprès des pouvoirs publics.

Carenity.com – Réseau social francophone permettant aux patients et leurs proches d’échanger sur leur quotidien avec la maladie de Parkinson.

Parkinson’s Recovery Project - Protocole de traitement selon la médecine traditionnelle chinoise et guide (plusieurs langues disponibles, dont le français).