Reins : ces 5 habitudes du quotidien les fatiguent, et vous l’ignorez !

Publié par Edouard Korvaul
le 12/02/2026
femme qui tient un dessin de reins
Autre
On pense souvent à prendre soin de son cœur ou de son foie… mais de ses reins ? Pourtant des habitudes de vie, en apparence anodines, peuvent les fatiguer, surtout quand on avance en âge. En voici cinq.

Le fonctionnement des reins ralentit naturellement chez la majorité des individus dès l'âge de 40 ans. On observe une perte moyenne de débit de filtration glomérulaire de 1 mL/min par an. Ce phénomène, appelé sénescence rénale, accroît la vulnérabilité de ces organes filtres face aux agressions extérieures. Or le risque de maladie rénale chronique augmente significativement après 45 ou 50 ans, il est donc important de prendre soin de ses reins même sans signes notables de dysfonctionnement.

Reins : pourquoi s’en soucier même sans signe de dysfonctionnement ?

L'insuffisance rénale chronique est redoutable car elle évolue sans bruit pendant des années. Les reins disposent d'une immense capacité de compensation et peuvent perdre jusqu'à 85 % de leur fonction avant que les signes cliniques ne deviennent évidents. Contrairement à ce que l’on croit souvent, le fait d'uriner normalement, de jour comme de nuit, ne garantit en rien la bonne santé de l'appareil urinaire. Ce silence clinique retarde même souvent le diagnostic jusqu'à un stade avancé de la maladie. Les symptômes, lorsqu'ils apparaissent, restent peu spécifiques et se confondent aisément avec la fatigue générale ou le vieillissement. 

Une anémie inexpliquée, des nausées persistantes, un goût métallique dans la bouche ou des troubles neurologiques comme le syndrome des jambes sans repos doivent interpeller. Ces manifestations signalent une accumulation de déchets dans le sang, ou urémie. Des démangeaisons cutanées intenses ou des crampes nocturnes constituent également des motifs suffisants pour consulter et réaliser un bilan médical approfondi. Heureusement, en adoptant de bons gestes au quotidien, vous pouvez préserver la santé de vos reins. La prévention n’étant rien sans dépistage, n’hésitez pas à consulter, en particulier si vous êtes porteurs de facteurs de risque comme l'hypertension ou des antécédents familiaux.

Quel est l’impact du mode de vie sur la santé rénale ?

Comme dit plus haut, l’hygiène de vie joue un rôle prépondérant dans l'accélération des dommages rénaux. L'hypertension artérielle et le diabète, souvent favorisés par une alimentation déséquilibrée, représentent les deux principales causes d'insuffisance rénale, à quoi s'ajoutent d’autres causes, dont de mauvaises habitudes que vous pourrez découvrir dans le diaporama suivant. En cas de reins fatigués, une simple prise de sang pour doser la créatininémie et une analyse d'urine pour l'albuminurie peuvent suffire à détecter un dysfonctionnement. Une prise en charge rapide permet de freiner l'évolution de la maladie grâce à des ajustements du mode de vie.

L'abus d'anti-inflammatoires (AINS)

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Gros plan sur une grande quantité de comprimés anti-inflammatoires (AINS) sur une table, illustrant
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L'ibuprofène ou le kétoprofène réduisent l'afflux sanguin vers les reins en bloquant les prostaglandines protectrices. Après 45 ans, leur prise régulière met les reins en surpression et risque de provoquer une insuffisance rénale aiguë. Ces médicaments sont formellement contre-indiqués en cas de fonction rénale réduite, d'hypertension ou de diabète. Il est impératif de limiter leur usage à de très courtes durées.

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), très consommés en cas d’ulcère ou de reflux

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Personne qui prend en comprimé d'une main en posant sa main sur son ventre de l'autre pour signifier
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Ces antiacides destinés à soulager les brûlures d'estomac sont souvent prescrits sur le long terme sans réévaluation. Une étude publiée en 2016 dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine montre que la prise d'IPP est associée à une augmentation de 20 à 50 % du risque de développer une insuffisance rénale chronique. Une utilisation chronique est désormais associée à une dégradation plus rapide de la fonction rénale, nécessitant une vigilance accrue sur la durée des traitements.

La consommation excessive de sel

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Gros plan sur une main saupoudrant une quantité importante de sel de cuisine sur un plat.
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Le sel élève la pression artérielle et force les reins à travailler davantage pour filtrer le sang et maintenir l'équilibre hydrique. Ce surmenage continu endommage les petits vaisseaux sanguins et réduit l'efficacité rénale à long terme. Les autorités sanitaires recommandent de viser moins de 2300 mg de sodium par jour et de se méfier du sel caché dans les aliments transformés.

L'excès de viande et autres protéines animales

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Couple de 50 ans à table, en train de manger de la viande
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Le métabolisme des protéines animales génère des déchets azotés, comme l'urée, que les reins doivent impérativement éliminer. Une consommation excessive impose un travail de filtration constant qui accélère la détérioration de l'organe au fil du temps. Privilégier une alimentation riche en végétaux et céréales complètes permet de réduire cette charge toxique pour les reins.

L'hydratation insuffisante

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Photo réaliste d'une personne de 60 ans qui boit un verre d'eau dans sa cuisine
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L'eau est indispensable pour diluer les déchets urinaires et permettre leur élimination. La déshydratation chronique concentre l'urine et stresse inutilement les néphrons. La sensation de soif diminuant avec l'âge, le risque augmente après 45 ans. Boire environ 1,5 litre par jour reste la norme pour soutenir la fonction de filtre des reins, sauf contre-indication médicale spécifique.

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