Sommaire

C’est dans l’Hexagone qu’on consomme le plus de beurre : environ 8 kg par an, selon l’association de consommateurs Que Choisir. Ce produit phare de notre gastronomie est en fait issu de la crème de lait, grâce à un processus appelé le barattage. Ce dernier consiste à agiter le lait, afin de séparer les particules de matière grasse contenues dans la crème du lactosérum.

Pour obtenir l’appellation “beurre”, la matière obtenue doit contenir 82 % de matières grasses, 16 % d’eau maximum, 2 % de sels minéraux, ainsi que de la caséine et du lactose. Le seul additif autorisé par la législation française est le bêtacarotène, qui lui confère une couleur bien jaune.

Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, vous pouvez consommer 10 g de beurre par jour, nous précise Alexandra Murcier, diététicienne. "C’est l’équivalent d’un carré de beurre comme on trouve souvent dans les hôtels", estime-t-elle.

Beurre : quel est le meilleur moment pour le consommer ?

"Je recommande de consommer le beurre cru au petit déjeuner. Il cale mieux que la confiture, nous partage Alexandra Murcier. Si vous faites attention à votre ligne, ne dépassez pas 10 g par jour".

Attention, vous êtes nombreux à faire cuire le beurre à la poêle. Ce n’est pourtant pas une bonne habitude. "Pour la cuisson, il vaut mieux utiliser des huiles végétales ou de la margarine. Cette dernière a la même consistance que le beurre mais est conçue à partir de matière graisse végétale".

"20 g de beurre permettent de couvrir 20 % du besoin quotidien en vitamine A"

Le beurre contient des lipides qui sont en majorité des graisses saturées et c’est pour ça qu’il fige à froid, explique de son côté le Dr Laurence Plumey au sein de son ouvrage Le Grand Livre de l’Alimentation (éd. Eyrolles). Il ne contient pas ou très peu de cholestérol. Il est riche en vitamine A, surtout quand il est bien jaune. "20 g de beurre permettent de couvrir 20 % du besoin quotidien en vitamine A", détaille-t-elle.

Pour qu’il puisse bénéficier de l’appellation beurre, le produit doit contenir environ 86% de lipides, 14% d’eau et un peu moins de 800 kcal/100 g. Si le produit indique "beurre" sur son étiquette, c’est ce que vous retrouverez.

En revanche, vous trouverez aussi des produits mentionnant "beurre à tartiner" ou "beurre allégé". C’est là que les choses se gâtent.

"Cela signifie qu’on a changé la recette, avertit Alexandra Murcier. De manière générale, le beurre n’est pas un aliment à éviter, même s’il reste très gras. Néanmoins, si vous sortez de sa composition classique, il peut devenir nocif".

C’est ce que nous allons aborder pages suivantes. On vous énumère les beurres à limiter et pour quelles raisons.

Beurre allégé : ils sont pourvus de matières grasses hydrogènées

Beurre allégé : ils sont pourvus de matières grasses hydrogènées© Istock

On peut facilement être tenté par les beurres allégés. Ils nous donnent l’impression de faire plus attention à notre ligne. Ne tombez pas dans le piège.

"Non seulement, les beurres allégés nous incitent à en consommer deux fois plus, mais en outre, ils sont pourvus de matières grasses hydrogènées ou matières grasses trans", met en garde Alexandra Murcier.

Beurre allégé : plus facile à tartiner mais nocif pour le cœur

L'hydrogénation est un procédé par lequel de l'hydrogène est ajouté aux acides gras. Selon de nombreuses études, ils peuvent être dangereux pour la santé s’ils sont consommés en excès. Ils augmentent le "mauvais" cholestérol (le LDL) et réduisent le "bon" (le HDL).

"C’est un procédé qui met de l’oxygène dans les matières grasses, ce qui rend le produit plus aéré. Le beurre sera ainsi plus facile à tartiner mais nocif pour la santé cardiovasculaire", explique Alexandra Murcier.

En outre, les personnes qui achètent du beurre allégé auront tendance à en consommer deux fois plus. "Au final, vous aurez donc ingéré autant de matières grasses que si vous consommez un beurre traditionnel en moins grande quantité", relève l’experte. C’est donc contre-productif.

Beurre à tartiner : un certain nombre de conservateurs

Beurre à tartiner : un certain nombre de conservateurs© Istock

"Là encore, il ne s’agit pas de beurre pur, note Alexandra Murcier. Très souvent le beurre à tartiner est susceptible de contenir des conservateurs".

Certes, ce n’est pas simplement les conservateurs présents dans le beurre qui vont mettre votre santé en danger. Mais c’est l’effet "cocktail" que vous devez craindre. Vous trouvez déjà un certain nombre de conservateurs dans de nombreux aliments du quotidien. Si en plus, vous consommez du beurre particulièrement riche en conservateur, il s’ajoutera à la liste.

Parmi les 338 additifs utilisés dans les aliments industriels que nous consommons quotidiennement, certains ont une toxicité prouvée. On les retrouve aussi dans les beurres allégés.

Beurres à tartiner : ils peuvent être pourvus d’épaississants

"Dans certains beurres, on va trouver des épaississants à base d’amidon. Il s’agit de glucides, explique Alexandra Murcier. À base d’amidon modifié. Si on fait attention à sa consommation de glucides, il vaut donc mieux limiter ces beurres".

Attention si vous avez l’habitude d’acheter des beurres aromatisés. Ils ne doivent pas être consommés sans modération selon la nutritionniste. Ail, algue, épice… Les beurres qui en contiennent sont également susceptibles de contenir un certain nombre d’additifs.

Beurre salé : attention si vous souffrez d’hypertension

Beurre salé : attention si vous souffrez d’hypertension© Istock

Sans grande surprise, le beurre salé est, comme son nom l’indique, très riche en sel. "Cela pose souci car notre alimentation est déjà trop riche en sel", alerte Alexandra Murcier. Or, les personnes qui ingèrent du sodium en excès s’exposent à de l’hypertension, à l’infarctus ou à certains cancers. Il est donc essentiel de réguler la dose de sel dans son alimentation.

Sel : la dose à ne pas dépasser

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) estime qu'un apport est correct à 6 g de sodium par jour. Il n'y a ainsi aucun risque d’être en excès et d’augmenter vos risques cardiovasculaires. En prenant l’habitude de déguster des plats faits maison, vous pourrez éviter les surplus de sodium, en ne rajoutant pas de sel.

> Comparez les mutuelles et augmentez le nombre de séances avec un nutritionniste !

Sources

Merci à Alexandra Murcier, diététicienne nutritionniste

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.