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Chaque jour, deux milliards de tasses de café sont bues à travers la planète. En France, on en consomme 5,4 kg par an et par habitant, essentiellement au petit-déjeuner. Et pour cause, ce breuvage est réputé augmenter le niveau d'énergie : parfait pour démarrer la journée du bon pied. Mais cette réputation est-elle fondée ? La réponse est oui !

Le café donne de l'énergie

Cela s'explique par sa teneur en caféine, un stimulant du système nerveux central de la classe des méthylxanthines, qui est connu pour sa capacité à combattre la fatigue et à augmenter les niveaux d'énergie. C'est le stimulant psychoactif le plus consommé dans le monde.

La caféine bloque les récepteurs d'un neurotransmetteur appelé adénosine, ce qui augmente les niveaux d'autres neurotransmetteurs dont le rôle est de réguler vos niveaux d'énergie. Parmi eux, on peut citer la très connue dopamine.

À titre d'exemple, une petite étude publiée en 2017 dans l'European Journal of Applied Physiology a révélé que, pendant un exercice de cyclisme, le temps que mettaient les participants à arriver à un niveau d'épuisement était 12 % plus élevé après avoir consommé de la caféine. À l'inverse, leurs niveaux subjectifs de fatigue étaient plus faibles. L'année précédente, d'autres chercheurs avaient obtenu des résultats similaires en étudiant l'effet de la caféine sur des joueurs de golf.

Quelle quantité de caféine dans une tasse de café ?

Robusta, expresso, arabica… Selon son mode de préparation et son lieu de terroir d’origine, le café ne contient pas la même dose de caféine. Ainsi, selon le Fonds Français pour l'Alimentation et la Santé :

  • une tasse de robusta de 150 ml contient 150 à 250 mg de caféine ;
  • une tasse d’arabica de 150 ml contient 50 à 120 mg de caféine ;
  • une tasse de décaféiné de 150 ml contient 1 à 6 mg de caféine ;
  • une tasse de café filtré 150 ml contient 60 à 180 mg de caféine ;
  • une tasse de café soluble de 150 ml contient 40 à 120 mg de caféine ;
  • un expresso de 33 ml contient 40 à 110 mg de caféine.

Le café prévient l’insuffisance rénale aiguë

Vrai Boire au moins une tasse de café par jour réduirait le risque de développer une insuffisance rénale aiguë, selon une étude de l’institut Johns Hopkins Medicine (USA) publiée dans la revue Kidney International Reports le 5 mai 2022.

L’équipe a analysé les données déjà recueillies d’une enquête en cours aux USA, baptisée Atherosclerosis Risk in Communities Study. Elle a ainsi évalué les dossiers de 14 207 adultes recrutés entre 1987 et 1989 avec un âge médian de 54 ans. Ces participants ont été interrogés sept fois sur une période de 24 ans sur le nombre de tasses de café consommées par jour : zéro, une, deux à trois ou plus de trois. Au cours de la période d'enquête, 1 694 cas d'insuffisance rénale aiguë ont été enregistrés.

En prenant en considération plusieurs éléments comme les caractéristiques démographiques, le statut socio-économique ou encore le mode de vie, les scientifiques ont découvert un risque d’insuffisance rénale aiguë inférieure de 15% pour les personnes qui buvaient n'importe quelle quantité de café par rapport à ceux qui n'en prenaient pas.

En tenant compte de comorbidités supplémentaires, tels que l'IMC, le statut diabétique, la pression artérielle ou l'utilisation de médicaments antihypertenseurs et la fonction rénale, les buveurs de “caoua” avaient toujours 11% moins de risque de souffrir de cette maladie.

"Nous savons déjà que la consommation régulière de café a été associée à la prévention des maladies chroniques et dégénératives, notamment le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et les maladies du foie", a expliqué l'auteur de l'étude, le Pr Chirag Parikh, directeur de la Division de néphrologie à la Johns Hopkins University School of Medicine. "Nous pouvons désormais ajouter une réduction possible du risque d'insuffisance rénale à la liste croissante des avantages pour la santé de la caféine".

L’expert avance une explication pour cet effet bénéfique : "nous soupçonnons que la raison de l'impact du café sur le risque d'insuffisance rénale aiguë peut être que des composés biologiquement actifs combinés à la caféine ou simplement la caféine elle-même améliorent l’arrivée et l'utilisation de l'oxygène dans les reins", explique l’expert rappelant qu’une bonne fonction rénale dépend d'un apport sanguin et d'oxygène constants.

Le café est mauvais pour le cœur.

Le café est mauvais pour le cœur.© Istock

Faux Ce n’est pas parce qu’il contient de la caféine, substance reconnue pour accélérer le rythme cardiaque, que le café est mauvais pour le cœur. Une étude américaine menée sur environ 48 000 personnes a démontré que sa consommation n’augmentait pas l’incidence d’arythmie cardiaque. Des chercheurs espagnols ont même prouvé, grâce à 86 214 femmes suivies pendant 24 ans, que celles buvant 2 ou 3 tasses par jour avaient un risque de mortalité cardiovasculaire réduit de 25 %.

Depuis, on sait que la consommation de caféine est associée à un moindre risque de maladies comme le diabète de type 2, les maladies cardiaques, l'AVC. Selon une étude allemande publiée en 2018, la caféine favoriserait l'activité des mitochondries et protège les cellules cardiaques de dommages. Pour le Dr Bruno Schnebert, cardiologue, "le café ne doit pas être interdit, même en cas de pathologies cardiaques (coronopathies…). Il faut simplement se limiter à 3 ou 4 tasses par jour".

Ces résultats sont confirmés par des travaux publiés en 2022 par le professeur Peter Kistler, cardiologue à The Alfred Hospital, établissement hospitalier australien. Le professionnel de santé assure que boire jusqu'à six tasses de café par jour peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de maladies coronariennes et d'insuffisance cardiaque.

"Nous avons constaté que chez près de 400 000 personnes, la consommation de café réduit également le risque d'AVC et augmente la durée de vie", a déclaré le professeur Kistler.

Dans le cadre d’une première étude, le chercheur et son équipe ont examiné les données de plus de 380 000 personnes sans maladie cardiaque connue pour déterminer si la consommation de café jouait un rôle dans le développement d'une maladie cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral au cours des 10 années de suivi.

Boire deux à trois tasses par jour était associée au plus grand bénéfice, se traduisant par une baisse de 10 à 15 % du risque de développer une maladie coronarienne, une insuffisance cardiaque, un problème de rythme cardiaque ou de mourir pour quelques raisons que ce soit.

La seconde expérience portait sur près de 35 000 personnes atteintes d'une forme quelconque de maladie cardiovasculaire. La consommation de café à raison de deux à trois tasses par jour était associée à une probabilité plus faible de décéder par rapport à l'absence de café. Par ailleurs, les chercheurs ont démontré qu’un "petit caoua" (voire plus) n’entrait pas un risque accru de problèmes de rythme cardiaque, y compris la fibrillation auriculaire. "Les buveurs de café devraient être rassurés de pouvoir continuer à apprécier le café même s'ils souffrent d'une maladie cardiaque", a assuré l’expert australien.

Le café protège votre foie

VRAI. Une étude menée par l'Inserm et publiée le 17 janvier 2022 dans la revue Nutrients montre que la consommation de café peut stimuler certains processus digestifs et avoir un effet protecteur contre les calculs biliaires et les maladies du foie. L'objectif de ces travaux était de faire un état des lieux de l'impact de cette consommation sur les différents organes du tractus gastro-intestinal. Pour cela, la directrice de recherche Astrid Nehlig a examiné pas moins de 194 publications sur le sujet.

Il ressort de cette revue de littérature qu'une consommation modérée de ce breuvage, soit 3 à 5 tasses par jour, s'avère sans effet nocif sur les différents organes du tube digestif.

"À certaines étapes du processus digestif, les effets de la consommation de café semblent plutôt clairs", écrivent les chercheurs. "C'est le cas de la stimulation de la sécrétion d'acide gastrique, de la stimulation des sécrétions biliaires et pancréatiques, de la réduction du risque de calculs biliaires, de la stimulation de la motricité colique et des modifications de la composition du microbiote intestinal".

Les sécrétions évoquées ci-dessus sont essentielles à la digestion des aliments. Le petit noir stimule également la production de l'hormone digestive gastrine et celle d'acide chlorhydrique, présents dans le suc gastrique. Des composants qui permettent la décomposition de la nourriture dans l'estomac.

Enfin, l'étude pointe "le puissant effet protecteur du café contre le risque de carcinome hépatocellulaire".

Le café fait maigrir

Vrai On trouve de la caféine dans de nombreuses crèmes amincissantes… et ce n’est pas pour rien ! "Elle active la lipolyse, c’est-à-dire la destruction des graisses", explique le Dr Bérengère Arnal-Schnébelen, médecin phytothérapeute. Un avis que partage le Dr Catherine Solano, spécialiste en nutrition : "La caféine stimule l’organisme, qui brûle alors des calories, donc des graisses." Conclusion : la caféine, composante majeure du café, facilite bien la perte de poids !

Le café contient plus d’antioxydants que le thé

Vrai Même si le thé est une boisson très réputée pour sa richesse en antioxydants (d’où ses bienfaits anti-âge, anti-cancer…), le café (plus précisément ses grains) en contiendrait encore plus ! Des chercheurs ont ainsi avancé lors du congrès annuel de la Société américaine de chimie (2005) qu’un adulte absorberait en moyenne 1 300 mg d’antioxydants par jour en buvant du café, contre 294 mg avec le thé. Une autre étude norvégienne, menée auprès de 61 personnes, a démontré qu’une tasse de café renfermait environ 300 sortes d’antioxydants. Les plus présents étant les polyphénols. Selon la Société française des antioxydants, une tasse de café en contiendrait 200 à 550 mg, contre 150 à 200 mg pour la même quantité de thé.

Le café améliore la mémoire

Le café améliore la mémoire© Istock

Vrai Riche en caféine, le café stimule le système nerveux central ce qui améliore la vigilance mentale, l’attention et facilite la mémorisation ! Selon une étude publiée par l’Inserm en 2007 et menée auprès de 4 197 femmes, la consommation d’au moins trois tasses de café par jour réduirait de 30% le risque de déclin cognitif. À partir de 80 ans, la réduction serait même de 70% ! Par ailleurs, des chercheurs américains ont démontré que la consommation d’eau caféinée (équivalente à cinq tasses de café par jour) améliorait la mémoire de souris atteintes de symptômes semblables à ceux de la maladie d’Alzheimer. Enfin, des travaux publiés en 2014 montrent que boire deux tasses de café augmente les capacités mémorielles pendant au moins une journée.

À noter : l’Anses recommande de ne pas dépasser trois tasses de café par jour.

Le café rend dépendant

Le café rend dépendant© Istock

Faux Même s’il a déjà été observé que l’arrêt du café pouvait entraîner l’apparition de symptômes caractéristiques du sevrage (maux de tête, irritabilité, sensation de fatigue), on ne peut pour autant affirmer qu’il rend (plus précisément la caféine qu’il contient) dépendant. Des recherches publiées en 2000 et 2001 ont d’ailleurs démontré que sa consommation (à des doses allant jusqu’à cinq tasses en une prise) n’activait ni le métabolisme, ni la libération de dopamine (molécule du plaisir) dans le cerveau. Un phénomène spontanément activé après la prise de drogues comme la cocaïne, l’amphétamine et la morphine. Des travaux publiés en 2016 nuancent toutefois ces résultats. Ils montrent que les personnes porteuses d'un gène (PDSS2) ont tendance à consommer beaucoup plus de café que les autres.

À noter : l’Anses recommande de ne pas dépasser trois tasses de café par jour.

Le café soulage le mal de tête

Le café soulage le mal de tête© Istock

Vrai Mal de tête ou migraine, pour se débarrasser de ces douleurs, rien de tel qu’une tasse de café ! Pourquoi ? Un, parce que la caféine qu’elle contient favorise la constriction des vaisseaux sanguins, en opposition à la vasodilatation et à l’augmentation de la pression sanguine associées au mal de tête et à la migraine. Deux, parce que la caféine potentialiserait l’effet des analgésiques (aspirine, paracétamol…) pour un effet antidouleur optimal ! La caféine entre d’ailleurs dans la composition de nombreuses spécialités pharmaceutiques antidouleur.

À noter : l’Anses recommande d’une manière générale de ne pas dépasser trois tasses de café par jour.

Le café facilite la digestion

Le café facilite la digestion© Istock

Vrai : Même, si le café est souvent accusé d’entraîner des troubles digestifs, des scientifiques ont prouvé le contraire ! Ainsi, en 2001, une étude menée auprès de dix volontaires a démontré que l’ingestion de 280 ml de café n’entraînait ni douleurs, ni nausées, ni ballonnements. Une autre étude menée en 1990 auprès de 99 personnes a même annoncé que 29% des participants avaient rapporté une amélioration de leur transit suite à l’ingestion de café.

À noter : l’Anses recommande d’une manière générale de ne pas dépasser trois tasses de café par jour.

Le café empêche de dormir

Le café empêche de dormir© Istock

Vrai Parce qu’il stimule le système nerveux central, le café (plus précisément la caféine qu’il contient) maintient l’organisme en état d’éveil. En clair, si vous en buvez même qu’une à deux tasses avant le coucher, vous aurez des difficultés et des retards à l’endormissement… jusqu’à trois heures après la prise ! Si la consommation de café dépasse quatre tasses, ces difficultés d’endormissement seront associées à une mauvaise qualité du sommeil.

À noter : l’impact de la caféine sur le sommeil peut varier d’une personne à l’autre. Les effets sont en général plus prononcés chez les consommateurs occasionnels.

Le café favorise l’hypertension

Le café favorise l’hypertension© Istock

Faux Même si la caféine présente dans le café peut augmenter temporairement la pression artérielle, ce n’est pas pour autant qu’elle favorise l’hypertension. "Une forte consommation de caféine, c’est-à-dire au-delà de cinq tasses par jour, augmente la pression artérielle, mais de manière négligeable. Il n’y a donc aucune raison d’interdire sa consommation. On peut très bien boire du café tous les jours en quantité raisonnable (3 à 4 tasses maximum) sans qu’il y ait de risque pour la tension artérielle" confirme le Dr Bruno Schnebert, cardiologue. Certaines études font malgré tout état d'un léger surrisque associé à une forte consommation de café. D'ailleurs, cette boisson est déconseillée chez les personnes atteintes d'hypertension.

Le café favorise l’ostéoporose

Le café favorise l’ostéoporose© Istock

Faux Parce que la caféine augmenterait la perte de calcium via les urines, le café a été accusé de favoriser la décalcification des os, donc l’ostéoporose. Or, au travers des multiples études menées sur le sujet, les chercheurs ont pu conclure que la perte de calcium était minime et qu’une consommation modérée de café (3 à 4 tasses quotidiennes) n’avait pas d’impact significatif sur le risque de fracture ostéoporotique. Pour les gros buveurs de café (plus de 5 tasses par jour), "il est conseillé d’augmenter la consommation de laitages et d’aliments riches en calcium", préconisent Marie-France Six, diététicienne et le Dr René Gentil, médecin généraliste (Les aliments bons pour la santé).

Le café protège du diabète

Le café protège du diabète© Istock

Vrai En 2009, des chercheurs australiens ont démontré que boire une tasse de café par jour réduisait le risque de diabète de type 2 de 7%, et en boire 3 ou 4 de 25% ! En 2006, des recherches menées sur 29 000 femmes ont avancé que celles buvant beaucoup de café diminuaient de 22% leur risque de diabète. La même année, une autre étude réalisée sur 17 413 sujets a démontré que consommer au moins 3 tasses de café par jour réduisait de 42 % le risque de devenir diabétique.

Si les mécanismes d’action de ces bienfaits ne sont pas encore clairement identifiés, les scientifiques penchent pour une action conjuguée de la caféine et des polyphénols (antioxydants) du café. En 2014, une méta-analyse de 26 études sur le sujet a été publiée. Elle confirme l'effet protecteur de la consommation de café contre le diabète de type 2. Plus la consommation de café était élevée, plus les risques de développer la maladie diminuaient.

À noter : l’Anses recommande de ne pas dépasser trois tasses de café par jour.

Le café protège du cancer

Le café protège du cancer© Istock

Vrai Riche en antioxydants, des composés qui combattent les radicaux libres favorisant la maladie, le café protègerait du cancer. Des chercheurs japonais ont ainsi souligné auprès de 61 000 personnes que sa consommation, à raison d’une tasse par jour, réduisait le risque de cancer du foie. Une étude américaine publiée en 2009 a, elle, mis en évidence que les hommes buvant au moins six tasses de café par jour avaient 19% de risque en moins de développer un cancer de la prostate. La littérature a également identifié un effet protecteur contre le cancer colorectal.

À noter : l’Anses recommande de ne pas dépasser trois tasses de café par jour.

Le café prévient la maladie de Parkinson

Le café prévient la maladie de Parkinson© Istock

Vrai Selon deux études américaines publiées en 2001, le café pourrait prévenir l’apparition de la maladie de Parkinson. La première, menée sur plus de 8000 sujets, a démontré qu’un taux élevé de caféine (au-delà de 4 tasses par jour) diminuait le risque de survenue de ladite maladie. La deuxième portant sur 200 malades parkinsoniens a souligné qu’il y avait un retard d’apparition des symptômes chez les gros buveurs de café. Enfin, en 2002, une compilation de 13 études a démontré que le risque de développer la maladie était inférieur d’un tiers chez les consommateurs de café. Pour les scientifiques, la caféine freinerait la disparition de la dopamine dans le cerveau, symptôme associé à la survenue de la maladie de Parkinson. La caféine pourrait également réduire les troubles moteurs dont souffrent les personnes atteintes de la maladie, selon d'autres travaux publiés en 2011.

Le café améliore les performances physiques

Le café améliore les performances physiques© Istock

Vrai Parce que la caféine, substance principale du café, possède un fort effet stimulant et qu’elle augmente la force de contraction des muscles, elle est reconnue pour améliorer les performances physiques. "On observe qu’elle augmente les performances sur les épreuves de longue distance, comme le marathon [...] et qu’elle a un effet positif lors des efforts très intenses comme les courses de 1 500 mètres", explique le Pr François Carré, médecin du sport au CHU de Rennes dans un entretien accordé à la revue Santé et Café News.

Rappel : Jusqu’en 2004, la caféine était inscrite sur la liste des substances interdites au Code mondial antidopage.

La consommation de café freine le vieillissement des muscles

Vrai Une nouvelle étude met en évidence les bienfaits du café sur votre organisme. Des chercheurs japonais ont découvert que le café pouvait être bénéfique pour vos muscles.

Mieux encore, il semblerait que cette boisson permette de ralentir la sarcopénie, une maladie qui réduit la masse et force musculaire, à partir de cinquante ans. Cette hypothèse, déjà constatée après des tests sur des animaux, s’applique aussi à l’homme.

Faisant partie des trois types de muscle du corps humain, avec les lisses (vaisseaux sanguins entre autres) et striés cardiaques (la partie du cœur qui se contracte), les muscles squelettiques ont un rôle prépondérant dans la mobilité, la posture et le métabolisme d’un individu.

Les scientifiques ont ainsi étudié la fréquence de consommation de café de 6 369 volontaires, âgés de 45 à 74 ans.

Par la suite, l’équipe de chercheurs a mesuré la masse musculaire du squelette des participants de l’étude, ainsi que leur force de préhension (puissance de la poigne) grâce à un outil bio-électrique et un appareil métrique à ressort.

Les résultats semblent démontrer que la consommation régulière de café présente une “une association significativement bénéfique” avec l’évolution de la masse musculaire du squelette.

Il n’y aurait pas de relation de cause à effet entre le café et la force des mains.

Les auteurs de l’étude notent cependant un lien potentiel entre la consommation de ce breuvage et la force de préhension chez les hommes.

Sources

Afssa

- Institut français de la nutrition

https://medicalxpress.com/news/2022-06-coffee-consumption-link-acute-kidney.html

https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S2468024922013699

- Société française d’Antioxydants

- Syndicat français du café

Les aliments bons pour la santé, ed.Sélection du Reader’s Digest, 2009

- Intakes of antioxidants in coffee, wine, and vegetables are correlated with plasma carotenoids in humans, Svilaas A, J Nutr 2004

Dose-response study of caffeine effects on cerebral functional activity with a specific focus on dependence. Nehlig A, Boyet S. Brain Res 2000

- Effects of Coffee on the Gastro-Intestinal Tract: A Narrative Review and Literature Update, Nutrients, 17 janvier 2022. 

Neurochemical and behavioural effects of caffeine measured by in vivo dopamine and acetylcholine microdialysis and spatial delayed alternation task. Abstracts of the 19th International Conference on Coffee Science, Trieste, Italy 2001, Di Chiara G, Acquas E, Tanda G et al.

Caffeine Reverses Cognitive Impairment and Decreases Brain Amyloid-? Levels in Aged Alzheimer’s Disease Mice, Journal of Alzheimer’s Disease Volume 17, Number 3, July 2009, G.W. Arendash, T. Mori, C. Cao, M. Mamcarz, M. Runfeldt, A. Dickson, K. Rezai-Zadeh, J. Tan, B.A. Citron, X. Lin, V. Echeverria, H. Potter.

- Boekema PJ. Effect of coffee on motor and sensory function of proximal stomach. Dig Dis Sci 2001 ; 46 (5) : 945-51.

- Hernan M.A., et al., Annals of Neurology (2002)

- JAMA 2000 May 24-31 ;283(20):2674-9 2

- Neurology. 2000 Nov

- Kathryn M. Wilson. Coffee Consumption Associated with Reduced Risk of Advanced Prostate Cancer. American Association for Cancer Research. December 7, 2009

Bone statuts among postmenauposal women with different habitual caffeine intakes : a longitudinal investigation. Lloyd T. J Am Coll Nut 2000.

- Pereira MA : Coffee Consumption and Risk of Type 2 Diabetes Mellitus. Arch Intern Med. 2006 ;166:1311-1316.

- Hiroyasu Iso,The Relationship between Green Tea and Total Caffeine Intake and Risk for Self-Reported Type 2 Diabetes among Japanese Adults, Annals of Internal Medicine, April 2006.

- Ann Intern Med, janvier 2004 ; vol. 140 : p. 1-8. Ann Surg, janvier 2004

Caffeine and risk of atrial fibrillation or flutter : the Danish diet, cancer and health study. Frost L and Vestergaard P, Am. J. Clin. Nutr. 2005 ; 81 : 578-582.

Eat it, not that ! : https://www.eatthis.com/news-coffee-muscles-study/

- Effects of caffeine on neuromuscular fatigue and performance during high-intensity cycling exercise in moderate hypoxia, European journal of applier physiology, 2017. 

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Vidéo : Pourquoi vous devriez laver votre tasse de café dès qu’il est avalé

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