Le café est tous les matins à la table de plus d’un français sur deux, selon le sondage français Statista de 2015. La récente étude de la Southern Medical University de Guangzhou en Chine est une bonne nouvelle pour tous les amateurs de ce breuvage ! En effet, les chercheurs ont observés des risques moins élevés de mort chez les consommateurs réguliers de café. Et cela quel que soit le type de petit “caoua” : Sucré, non sucré, instantané…

29 % moins de risque de décès chez les amateurs de café

La recherche publiée dans la revue américaine Annals of Internal Medicine a utilisé les données de 171 616 participants de la Biobank britannique. Lancée en 2006, cette enquête a recueilli les informations génétiques ainsi que des renseignements sur le mode de vie, la santé et les habitudes de consommation de café de plus de 500 000 Britanniques. Ces derniers ne présentaient ni maladies cardiovasculaires ni cancer au début de l’enquête.

Tous les facteurs tels que l’âge, le sexe, l’origine ethnique, le niveau d’éducation, l’activité physique, l’IMC (Indice de Masse Corporelle) et le régime alimentaire ont été pris en compte.

Dans le cadre de l’étude, les chercheurs ont également utilisé les certificats décès afin de suivre les participants sur une période médiane de sept ans, à partir de 2009.

Ils n’ont pas observé de différence entre le café instantané, le moulu ou le décaféiné. Le fait de le consommer sucré ou non n’a eu aucun impact non plus.

Les experts ont constaté qu'au cours de la période de suivi de 7 ans, les participants qui buvaient n'importe quelle quantité de café non sucré étaient de 16 à 21 % moins susceptibles de mourir que les participants qui n’en prenaient pas.

La plus grande réduction de mortalité était de 29 à 31% chez les personnes consommant entre 2,5 et 4,5 tasses par jour.

Café : des recherches supplémentaires pour confirmer son effet bénéfique

Malgré des résultats encourageants, l’étude a ses limites. En effet, si les consommateurs sucraient pour certains leur café, c’était à une quantité bien inférieure aux standards. Il n’est donc pas possible de dire que sucrer son breuvage est totalement sans danger.

De plus, les chercheurs insistent sur le fait que les données datent de dix ans et proviennent d’un pays consommant énormément de thé, ce qui peut aussi fausser les résultats. En effet, la boisson préférée des Britanniques est très riche en antioxydants, connus pour leur effet protecteur.

Le Pr Naveed Sattar de l'Université de Glasgow, qui n’a pas participé à ce travail, juge ce lien entre le café et la mortalité encore trop faible malgré des résultats intéressants. "C'est parce que les buveurs de café sont en général plus aisés et ont une vie plus saine que les non-buveurs et je ne suis toujours pas convaincu que ces facteurs puissent être surmontés dans des études d'observation", estime-t-il

Dans un éditorial accompagnant l’étude, le Dr Christina Wee, rédactrice en chef adjointe de la revue où ont été publiés les résultats, partage cet avis. Toutefois, elle ajoute que boire du café reste dans tous les cas inoffensifs pour la plupart des gens, mais qu’il faut davantage de recherches pour savoir s’il peut vraiment avoir un impact sur notre espérance de vie.

Sources

https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M21-2977

https://fr.statista.com/statistiques/479234/boisson-chaude-preferee-petit-dejeuner-france/

https://neurosciencenews.com/coffee-mortality-20705/

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