Un régime riche en viande augmente le risque de décès

Publié le 10 Avril 2019 par Morgane Garnier, Journaliste Santé
Les résultats d'une nouvelle étude finlandaise viennent confirmer et éclaircir les doutes : un régime riche en protéines animales et notamment en viande serait associé à un risque de décès accru de 23%.
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Pour satisfaire vos besoins protéiques, mieux vaut varier les aliments qui en contiennent et ne pas faire d'excès. Une nouvelle étude publiée le 9 avril 2019 dans la revue American Journal of Clinical Nutrition vient renforcer l'idée selon laquelle une consommation accrue de protéines animales et notamment de viande est néfaste pour la santé, puisqu'elle serait associée à un risque de décès accru de 23%.

Des risques à partir de plus de 200 grammes de viande rouge par jour

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs ont analysé les habitudes alimentaires de 2641 Finlandais âgés de 42 à 60 ans sur une période de 20 ans environ. Les participants ont également été tenus d'indiquer s'ils souffraient d'une quelconque maladie. Au cours de l'étude, 1125 décès ont été enregistrés. Il a ainsi pu être observé que les hommes qui consommaient en grandes quantités des protéines issues de produits d'origine animale avaient 23% de risque de décès en plus que ceux qui variaient les sources de protéines, notamment avec des protéines végétales.

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Ces résultats étaient d'autant plus probants chez les hommes qui avaient une consommation accrue de viande rouge - plus de 200 grammes par jour - par rapport à ceux qui en mangeaient moins de 100 grammes quotidiennement. Et au final, un apport protéique trop élevé, quel que soit le type d'aliment consommé, était également associé à un risque de mortalité accru.

Protéines : respecter les apports recommandés et varier les sources

Si ces observations sont parlantes, les scientifiques précisent toutefois que cette dernière association semblait concerner principalement les participants souffrant d'une maladie prédisposante, comme un diabète de type 2, une maladie cardiovasculaire ou un cancer.

Autre point important : lorsqu'elles sont consommées en quantités normales, les protéines animales comme celles provenant du poisson, des œufs et des laitages ne sont pas associées à ces effets néfastes.

La solution pour limiter ces risques ? Respecter les apports protéiques recommandés, la référence nutritionnelle en protéines des adultes en bonne santé étant de 0,83 g/kg/j selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses). Varier les sources de protéines (viande, noix, légumineuses, céréales, poisson...) et limiter la consommation de viande rouge et de viande transformée, leur cancérogénicité étant avérée.

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