Coca-cola, Pepsi : 6 effets etonnants du cola sur la sante

Au goûter, à l’apéritif, voire pendant les repas… Vous consommez régulièrement des boissons à base de cola ? Ce moment de plaisir passager peut avoir des conséquences bien plus dramatiques que vous ne le pensez, sur le long terme. Découvrez, en images, six conséquences possibles de ce breuvage sur votre santé.

Ce qu’il se passe dans le corps quand on boit du cola

Boisson la plus consommée à travers le monde, si l’on ne compte pas le thé et le café, le Coca-Cola® fait des émules. En moyenne, un Français en boit 22,7 litres par an… Un chiffre qui passe à 99,5 litres pour les Américains. Pourtant, ses ingrédients sont loin de nous faire du bien. Ne serait-ce que par sa teneur en sucre : environ sept morceaux dans une canette.

Malgré son aspect liquide, il entraîne donc une déshydratation de l’organisme. Au bout d’une vingtaine de minutes après l’avoir siroté, ce breuvage pétillant cause une élévation brutale du taux de sucre dans le sang, et donc une énorme sécrétion d’insuline par le pancréas. Pour rappel, l’insuline est une hormone qui transforme le sucre en graisses et joue un rôle dans la prise de poids.

Environ trois quarts d’heure après avoir bu du cola, la caféine est assimilée par le corps, ce qui stimule la production de dopamine (hormone du plaisir) et donne un regain d’énergie. Dans le même temps, les vaisseaux sanguins se dilatent et la pression artérielle augmente… Mais au bout d’une heure, le taux de sucre chute brutalement dans le sang : c’est l’hypoglycémie réactionnelle. En résulte un gros coup de pompe et des fringales.

Si ces effets sont les plus fréquents, d’autres peuvent survenir à plus ou moins long terme, comme vous pouvez le découvrir à travers ces pages.

Le Coca-Cola® était-il un médicament ?

Le Coca-Cola® jouit parfois d’une réputation santé, à cause d’une croyance populaire qui circule à son sujet : celle qu’il aurait été d’abord commercialisé comme médicament. Or, cela n’est pas tout à fait vrai… C’est effectivement un pharmacien, John Pemberton, qui a mis au point sa formule de base à la fin de la guerre de Sécession. Elle avait pour objectif de combattre l’addiction à la morphine développée suite au traitement des blessures de guerre.

Mais celle-ci était un mélange de feuilles de coca et d’alcool et n’avait pas grand-chose à voir avec la formulation actuelle de cette boisson. En outre, elle n’a jamais été commercialisée comme un médicament. À l’époque, John Pemberton l’a directement vendu comme une boisson, sous l’appellation “French Wine Coca”, avant d’en retirer l’alcool et d’y ajouter plus de sucre pendant la prohibition. Enfin, la croyance selon laquelle le cola aide à combattre la gastro-entérite est, elle aussi, sans fondement véritable.

Interactions médicamenteuses

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On l’ignore souvent, et pourtant, les boissons au cola peuvent interagir avec certains médicamenteux. En cause, leur teneur en caféine et leur PH faible, du fait de l’acide phosphorique qu’elles contiennent. Des études et rapports de cas ont fait état d’interactions possibles avec les substances suivantes : l’ibuprofène, le lithium, la clozapine, la warfarine, la carbamazépine et la phénytoïne.

Risque de maladies métaboliques

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La consommation régulière de cola élève la glycémie et peut donc augmenter le risque de maladies métaboliques telles que le diabète de type 2, la goutte et l’obésité. Des chercheurs allemands ont justement étudié les effets du cola décaféiné sur 26 adultes en bonne santé. Ils ont observé qu’en boire plusieurs fois par jour entraîne une hausse et une plus grande variabilité de la glycémie, ainsi qu’une plus faible sécrétion d’insuline sur 24 heures. 

Hypokaliémie (faible taux de potassium sanguin)

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L'hypokaliémie correspond à un déficit de potassium sanguin (concentration plasmatique inférieure à 3,5 mEq/L). Or, la consommation de cola peut causer cette grave carence, en raison de sa teneur en glucose, fructose et caféine. Le risque est particulièrement élevé chez la femme enceinte. D’après plusieurs études de cas, les patients ont principalement souffert de douleurs musculaires et leur taux de potassium s’est rapidement amélioré lorsqu’ils ont cessé de consommer cette boisson. 

Dépendance au cola

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Boisson plaisir pour certains, véritable drogue pour d’autres… La dépendance au cola a été explorée à plusieurs reprises. Le premier cas décrit dans une revue scientifique était celui d’une Danoise de 40 ans souffrant de dépression. Lorsqu’elle se sentait déprimée, elle buvait du cola pour retrouver de l’énergie. Mais en sept ans, ses symptômes dépressifs se sont aggravés, jusqu’à son admission en hôpital psychiatrique. À ce moment, elle buvait environ 3 litres de coca par jour et répondait aux critères de dépendance de la CIM-10. Une thérapie cognitive et comportementale lui a permis de réduire sa consommation à 200 ml quotidiens, mais aussi de retrouver un état mental stable. Elle a également perdu 7,2 kg et le syndrome métabolique dont elle souffrait s’est résolu. 

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Sources

Consommation mondiale de Coca-Cola, Planétoscope. 

Quels sont les effets du cola sur la santé ?, Medscape, 8 décembre 2021. 

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