Le masque redevient obligatoire dans de très nombreux établissements de soin : êtes-vous concerné ?
Les épidémies hivernales frappent fort en ce mois de décembre 2025. Dans son bulletin hebdomadaire de suivi des infections respiratoires aiguës (IRA) en France, Santé publique France indique une “activité en nette augmentation dans toutes les classes d'âge” ces derniers jours. La bronchiolite est largement installée sur tout le territoire depuis quelques semaines, l’Ile de France est en phase épidémique forte : “douze régions en épidémie dans l'Hexagone”, précisent les autorités sanitaires alors que la Guadeloupe et la Martinique entrent dans une phase pré-épidémique.
Du côté de la grippe, avec un virus plus précoce et virulent cette année, tous les indicateurs passent aussi au rouge : Santé publique France signale le passage de l'Île-de-France, de la Normandie et de la Nouvelle-Aquitaine en épidémie, et de toutes les autres régions hexagonales en pré-épidémie, excepté la Corse. Quant à Mayotte, l'île connaît une épidémie de grippe sévère depuis plus de trois semaines.
Dans ces conditions, et pour protéger les plus fragiles, les hôpitaux adoptent des mesures similaires à celles imposées pendant la pandémie du Covid. Covid, qui pour l’instant d’ailleurs, ne montre pas de signe d'activité cette année, même si une “légère tendance à la hausse mais à un niveau faible de l'indicateur de suivi du SARS-CoV-2 dans les eaux usées” est rapportée dans le dernier bulletin épidémiologique.
De plus en plus de villes obligent à porter un masque à dans les établissements de santé
Lyon, Paris, Le Mans, Poitiers, Amiens, Perpignan, Quimper, Mâcon, Concarneau… la liste des hôpitaux où le masque redevient obligatoire s’allonge de jour en jour. De nouvelles consignes qui sont entrées en vigueur dès cette semaine et obligent toutes les personnes de plus de 6 ans au port du masque, quel que soit le motif de leur présence dans l'établissement de santé.
A Paris, l’AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) précise que les nouvelles recommandations sont les suivantes :
Un masque chirurgical doit être porté dès l’entrée dans les espaces dans lesquels circulent des patients pour :
- Tout professionnel, quel que soit le secteur (hospitalisation conventionnelle, consultation, hôpital de jour) ;
- Les patients hospitalisés, quand ils sortent de leur chambre ; ou en ambulatoires, dans les salles d’attente et lorsqu’ils circulent dans l’hôpital ;
- Les intervenants au contact des patients (y compris ambulanciers, bénévoles), les visiteurs âgés de plus de six ans et accompagnants.
En pratique, ces mesures sont celles que préconisent l’ensemble des établissements de santé concernés par l’avancée des épidémies. Il s’agit ici des hôpitaux et cliniques, mais pas seulement.
Hôpital, cliniques, maisons de retraites : où le masque redevient-il obligatoire ?
L’application de cette mesure s’inscrit dans le prolongement de la stratégie nationale de prévention et de gestion des infections respiratoires aigües (IRA) élaborée par la Direction générale de la santé (DGS) dont les recommandations s’adressent à l’ensemble des acteurs de l’offre de soins et médico-sociale concernés. Dans les faits, cela inclut les hôpitaux et cliniques mais aussi tous les d'établissements et services médico-sociaux recevant du public et les services de soins à domicile : EHPAD, services d’auxiliaires de vie, infirmières à domicile, instituts thérapeutiques, etc. Avant de vous rendre dans n'importe quel établissement de soin, vérifiez les règles en vigueur concernant le port du masque.
EDIT du 18/12/2025 : Le masque sera-t-il à nouveau obligatoire dans tous les lieux publics, et plus seulement dans les hôpitaux ? Invitée de BFMTV mercredi 17 décembre, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist appelle tous les Français à la rigueur et à la vigilance face au variant K, qui rend la grippe plus sévère cette année : "Il est très important de rappeler que lorsqu'on est enrhumé, c'est mieux de mettre un masque parce que vous évitez la propagation" du virus, a alerté la ministre sur BFMTV. "Tous les Français connaissent ce discours, mais il est de mon devoir de le dire". La ministre a également invité les plus fragiles à se faire vacciner rapidement, car "il est encore temps".