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Peut-on parler de « mauvais sucres » ?

« Il n’y a pas un sucre mais des sucres et celui qu’il faut diminuer pour l’organisme est le saccharose (ou sucre de table) qui, en excès et sur le long terme, favorise l’apparition de certaines pathologies », annonce la diététicienne Stéphanie Ballot. Diabète de type 2, pathologies cardiovasculaires, hypoglycémies réactionnelles, surpoids, obésité... La liste des effets indésirables pour l'organisme est longue et la spécialiste met particulièrement en garde les consommateurs sur d'autres points : « Cela peut également entraîner un appauvrissement du microbiote intestinal, provoquer l’apparition de cancers, être à l'origine de l’hyperactivité chez les jeunes enfants, ou encore créer une dépendance au sucre ».

Sucres rapides ou sucres lents ?

Il existe différents types de « sucres » :

- Les sucres rapides ou glucides simples : ce sont les monosaccharides (glucose, fructose et galactose) et les disaccharides (saccharose et lactose), des sucres très vite absorbés et transformés par l'organisme. « Avec ces sucres, la glycémie augmente rapidement puis diminue presque aussi vite suite à la production d’insuline par le pancréas qui rééquilibre le taux de sucre sanguin ».

- Les sucres lents ou glucides complexes : ce sont les polysaccharides présents dans les féculents sous forme d’amidon (céréales, produits céréaliers, légumes secs, pomme de terre, etc), des sucres qui apportent de l’énergie sur le long terme. « Ces sucres lents sont bons pour la santé car leur digestion va être plus longue par l’organisme, ne provoquant pas de pic glycémique ».

Se méfier des sucres cachés dans les produits industriels

Le sucre était autrefois privilégié pour conserver les fruits les plus fragiles comme les fraises et les abricots, afin d'en profiter également l'hiver. « Le fait de cuire les fruits avec le sucre limite la prolifération de pathogènes jusqu'à ouverture du pot », explique la spécialiste. « Les confitures du commerce sont par définitions sucrées : elles doivent comporter au minimum 350 g de fruits seulement avant cuisson pour 1 kg de produit fini, et au moins 55 % de sucres après cuisson, c'est-à-dire le sucre ajouté et le sucre du fruit ». Les confitures allégées comportent quant à elles entre 42 et 45 % de sucres après cuisson, une quantité non négligeable pour la diététicienne qui recommande une consommation raisonnée :« On peut tout à fait prendre un peu de confiture sur ses tartines, dans un laitage ou sur des crêpes par exemples, mais toujours avec modération car une cuillère à café rase de confiture (soit 15 g environ) représente l’équivalent de deux carrés de sucre. Encore une fois, tout est question d’équilibre alimentaire, de fréquences, de quantités, tout en se faisant plaisir de temps en temps ».

Et pour que ce plaisir soit le plus sain possible et en pleine conscience des ingrédients, la diététicienne nous propose différentes recettes.

Sources

Remerciements à Stéphanie Ballot, Diététicienne.

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