Sauce tomate : ses dangers insoupçonnés

Provençale, basilic ou ail… La sauce tomate fait partie de ces sauces dont on ne pourrait se passer l'été. Pour autant, elle n'est pas forcément bonne pour votre santé. Origine du produit, teneur en sel, sucre, perturbateurs endocriniens… La liste de ses dangers.
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La tomate est indéniablement un aliment santé. Mais dans sa forme industrielle, ce fruit ne serait pas un si bon élève. Explications.

La sauce tomate est bien trop sucrée

Sous forme de concentré, coulis ou cuisiné (basilic, provençale, napolitaine, bolognaise, etc.), la sauce tomate est la reine de nos placards. Mais saviez-vous qu'elles contiennent du sucre ?

D'après le magazine 60 millions de consommateurs, qui a passé au crible une cinquantaine de références de sauces tomate, le constat est sans appel : elles sont bien trop sucrées. Et ce, qu'importe la marque et la qualité (bas de gamme ou haut de gamme).

En effet, l'équipe du magazine a recensé du sucre dans toutes les sauces.

Dans certains produits, les sucres ajoutés représentent même la moitié du total des sucres présents dans la conserve.

Pourquoi un tel ajout, peut-on se demander ? Pour les industriels, cette pratique est totalement justifiée : le sucre permet de pallier l'acidité du fruit en la neutralisant . La sauce, adoucie, séduit ainsi plus de palais.

Néanmoins, la tomate contient déjà naturellement du sucre et il est possible d'adoucir un coulis en ajoutant un produit naturel, comme de la carotte, naturellement sucrée. Ce que ne font malheureusement pas les marques.

Le sucre, une substance addictive

Se préparer des tagliatelles à l'aide d'une sauce tomate sucrée peut paraître peu grave.

Sauf que la consommation de sucre produit des effets similaires à la consommation de cocaïne, notamment parce qu'elle altère l'humeur, possiblement parce qu'elle induit le plaisir et [active le mécanisme du cerveau de] la récompense, ce qui provoque la recherche du sucre, expliquent le spécialiste des maladies cardiovasculaires James J. DiNicolantonio et le cardiologue James H O'Keefe.

Après avoir compilé une soixantaine d'études sur le sucre, ces deux auteurs ont publié leurs conclusions dans une méta-analyse publiée le 23 août dans le British Journal of Sports Medicine.

Outre cet aspect "addictif", le sucre est accusé de favoriser le diabète, l’obésité, l’hypertension (en augmentant le taux de triglycérides et de cholestérol, ndlr) et certaines maladies cardiovasculaires.

Le sucre favorise également le développement de certains cancers : côlon, estomac, pancréas, utérus et sein.

Dans l’intestin, il affaiblit nos défenses immunitaires en attaquant la flore bactérienne.

Le sucre favorise également la fermentation intestinale et crée un milieu propice au développement de mycoses intestinales et des cellules cancéreuses.

Enfin, cette substance entraîne un vieillissement prématuré de tous les tissus de l’organisme, y compris de la peau.

Sucre : quelle quantité respecter ?

D'après l'Organisation mondiale de la santé le sucre doit constituer 5 % des apports énergétiques quotidiens, c'est-à-dire, l'équivalent de 25 grammes par jour, soit six cuillères à café.

Toutefois, ces recommandations ne prennent pas en compte les sucres présents dans les fruits frais ou le lait.

La plupart des pays dépassent largement ces indications. En France, la consommation moyenne s'élève à 95 grammes par jour, soit quatre fois la dose recommandée.

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