3 aliments "sains" qui donnent mal à la tête... après 40 ans !
Vous souffrez de maux de tête de plus en plus fréquents à l'approche de la ménopause ? Vous n'êtes pas seule. Cette période de transition biologique fragilise la tolérance de votre organisme face à certaines molécules présentes dans votre assiette. Si l'on pointe souvent du doigt le chocolat ou le vin rouge, de faux amis se cachent dans les rayons diététiques.
Pourquoi les hormones aggravent-elles la sensibilité ?
La prévalence de la migraine est nettement supérieure chez les femmes, avec un ratio de 3 pour 1 par rapport aux hommes. Cette inégalité s'explique par l'influence directe des hormones sexuelles sur le cerveau. Selon des travaux publiés dans The Journal of Headache and Pain, la chute brutale des taux d'œstrogènes (le fameux « retrait œstrogénique ») est un facteur majeur du déclenchement des crises, notamment lors des règles ou de la périménopause.
Entre 40 et 55 ans, les fluctuations hormonales intenses modifient la réactivité du système nerveux. Ce bouleversement rend les vaisseaux sanguins plus réactifs aux amines biogènes comme l'histamine et la tyramine. Votre seuil de tolérance baisse : un aliment qui ne vous posait aucun problème à 30 ans peut soudainement provoquer une crise fulgurante.
Mal de tête : quels sont les 3 faux amis de votre assiette ?
Certains produits vantés pour leurs vertus nutritionnelles sont malheureusement très riches en composés vasoactifs. Voici notamment trois catégories d’aliments dont il faut se méfier quand on est sensible.
Ennemi n°1 : les aliments fermentés
La choucroute, le kéfir, le kimchi ou les yaourts dits « vivants » sont excellents pour le microbiote, mais redoutables pour les migraineuses. Le processus de fermentation, réalisé par des micro-organismes, génère de grandes quantités d'histamine et de tyramine. Or ces amines peuvent provoquer une dilatation douloureuse des vaisseaux crâniens chez les sujets sensibles. Pour limiter les risques, privilégiez les légumes frais cuits (haricots verts, courgettes) ou les fromages frais non affinés.
Ennemi n°2 : le vinaigre balsamique
Ce condiment prisé pour assaisonner les salades « santé » est issu d'une maturation prolongée. Cette longue conservation concentre les amines et l'acidité, deux facteurs irritants. Une alternative plus sûre consiste à utiliser, avec modération, du vinaigre de cidre (moins affiné) ou simplement des herbes fraîches pour relever vos plats.
Ennemi n°3 : les agrumes
Si les oranges, pamplemousses et citrons sont gorgés de vitamine C, ils sont classés comme des aliments « libérateurs d'histamine ». Ils ne contiennent pas forcément beaucoup d'histamine eux-mêmes, mais incitent votre corps à libérer la sienne, aggravant l'inflammation. Optez plutôt pour des fruits moins agressifs comme les pommes, les poires ou le raisin.
Migraine : 5 autres déclencheurs classiques
Ces trois aliments ne sont pas les seuls à déclencher des maux de tête. Outre ces pièges moins souvent cités, la vigilance reste de mise sur les classiques connus pour leur teneur en tyramine ou en additifs vasodilatateurs et notamment :
- Les fromages à pâte dure et très affinés (vieux comté, parmesan).
- Les charcuteries et viandes fumées, riches en nitrites.
- Le vin rouge, qui cumule sulfites, tanins et alcool.
- Le glutamate monosodique (MSG), omniprésent dans les plats industriels et bouillons cubes.
- La caféine, qui agit à double tranchant : elle soulage parfois mais déclenche la crise en cas de sevrage brutal.
Comment repérer vos propres intolérances ?
L'alimentation n'est responsable des crises que chez environ 10 % des migraineux. Inutile de tout supprimer aveuglément. L'outil le plus efficace reste le journal alimentaire. Notez tout ce que vous mangez et l'apparition éventuelle de douleurs dans les 24 à 48 heures suivantes.
Si vous suspectez un lien, mettez en place un régime d'éviction temporaire de 2 à 4 semaines sur les aliments suspects, puis réintroduisez-les un par un. Attention : ne vous lancez pas dans des régimes restrictifs sans avis médical. Pour éviter toute carence, consultez un nutritionniste ou votre médecin traitant avant de modifier votre alimentation en profondeur. Enfin, misez sur la fraîcheur : l'histamine se développe avec le temps, donc plus un produit est frais, moins il est risqué.