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L'opération "Mars bleu" débute ce mardi 1er mars 2022. Comme chaque année, la promotion du dépistage du cancer colorectal (CCR), qui touche tous les ans 43 000 nouvelles personnes en Franc e et en tue 18 000. Il s'agit du troisième cancer le plus fréquent et le deuixième le plus meurtrier. Le cancer colorectalguérit pourtant dans neuf cas sur dix s'il est pris à temps. C'est donc afin de sensibiliser à l'importance du dépistage que le mois Mars bleu a été mis en place, à l'instar de l'opération "Octobre rose" pour le cancer du sein.

Dans une vidéo publiée le 5 novembre 2020, l'Institut national contre le cancer colorectal assure qu'"un dépistage tous les deux ans peut vous sauver la vie". Il est préconisé pour les personnes entre 50 et 74 ans. Dépister ce cancer est désormais facilité grâce au test immunologique mis en place en 2015, rapide et efficace. Réalisé chez vous en cinq minutes, il permet de vérifier que vous ne présentez pas de risque particulier nécessitant un suivi adapté. Dans le cas du cancer colorectal la tumeur, appelée polype, apparaît sur la paroi interne du colon et du rectum.

Détecter un polype avant qu’il ne devienne un cancer

Ce polype grossit lentement et peut se transformer en cancer. Ce processus peut durer une dizaine d’années. Au cours de son développement le polype peut saigner, saignement qui continue au stade de cancer. Le test permet de détecter ce sang invisible à l’œil nu. En cas de test positif, une coloscopie sera proposée. Grâce au dépistage, on peut repérer un cancer à un stade débutant avant l’apparition de symptômes et augmenter les chances de guérison. Dans certains cas, il est possible de détecter un polype avant qu’il ne se transforme en cancer.

Le centre régional de lutte contre le cancer rappelle que le cancer colorectal naît de la transformation d'une tumeur bénigne en tumeur maligne. Une transformation "silencieuse" qui peut prendre dix ans, sans nécessairement provoquer de symptômes. C'est pour cela qu'il est primordial de participer au dépistage. En 2020, avec la pandémie, le taux de diagnostic des cancers a chuté de 23% par rapport à l’année précédente, en France. Cette année, n'oubliez pas de vous faire dépister.

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29/03 - 15h12 - Les fruits et légumes protègent contre le cancer colorectal

Selon une étude, publiée dans la revue Molecules le 17 juillet 2020, une alimentation riche en fruits et légumes contribue à prévenir le cancer du côlon. En cause, la métabolisation des flavonoïdes qu'ils contiennent. Les plantes peuvent, en effet, produire les mêmes métabolites que l'aspirine lorsqu'elle se dégrade. "Les fruits et légumes sont chargés de HBAs libres, qui agissent comme antioxydants et aident également les plantes à combattre les infections", précise le Pr Gunaje. L'identification des métabolites et des bactéries intestinales responsables de la dégradation des flavonoïdes pourra aider les scientifiques à développer des probiotiques et, éventuellement, des compléments alimentaires, qui participeront à la prévention du cancer colorectal.

28/03 - 17h00 - Le cancer colorectal progresse chez les plus jeunes

La progression du cancer colorectal chez les plus jeunes inquiète les experts. Selon le média canadien L'Actualité, l’alimentation, l’inflammation et le microbiome, ou le cumul des trois pourrait être en cause. Cette tendance a été détectée depuis 1995 dans plusieurs pays industrialisés comme le Canada, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. "Depuis quelques années, on constate que le pourcentage de gens ayant un cancer colorectal en bas des âges de 40 ou 45 ans semble augmenter", s'inquiète la docteure Carole Richard, chef du service de chirurgie digestive au CHU de Montréal. La moyenne d’âge lors d’un diagnostic de cancer colorectal est de 62 ou 63 ans. Au CHUM, qui traite plus de 300 cas par année, 10,7% des cas concernaient des individus de moins de 50 ans en 2006, un pourcentage qui avait bondi à 16,9% en 2020.

24/03 - Comment prévenir le cancer du côlon au quotidien ?

Le Dr. Anne-Christine Della Valle, médecin généraliste, précise sur Medisite que les mesures préventives de base pour lutter contre le cancer colorectal sont :

  • éviter le tabagisme ;
  • avoir une activité physique régulière ;
  • conserver un poids stable avec un IMC correct;
  • limiter la consommation d’alcool ;
  • manger suffisamment de fruit, de légumes et de céréales à grains entiers ;

assurer un bon taux de vitamine D, avec d’éventuelles supplémentations en hiver

21/03 - Cancer colorectal : l'aspirine réduit les risques

Depuis une vingtaine d'années, la communauté scientifique étudie les potentiels effets préventifs de l'aspirine face au cancer, notamment celui du côlon. D'après une étude, publiée au sein de la revue The Lancet, une dose régulière d'aspirine pourrait réduire le risque de cancer héréditaire du côlon. Plus précisément, deux aspirines par jour, prises pendant deux ans et demi, réduiraient de moitié le taux de cancer du côlon selon les scientifiques de l'étude.

Pour mener à bien cet essai, les experts des universités de Newcastle et de Leeds, au Royaume-Uni, ont regroupé des données de participants adultes, atteints du syndrome de Lynch. En effet, "les personnes ayant une prédisposition génétique au cancer du côlon pourraient nous aider à comprendre comment l'aspirine peut vraiment réduire le risque de cancer", a déclaré l'un des auteurs de l'étude. À titre de précision, les personnes atteintes du syndrome de Lynch sont considérées "à risque" face au cancer en raison du défaut génétique que présente leur ADN.

16/03 - Covid-19 : les confinements ont eu un impact sur la sévérité du diagnostic

Des scientifiques de l’Inserm, de l’Université de Montpellier et de l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) ont étudié les conséquences des restrictions de l’accès aux soins sur la prise en charge du cancer colorectal en France pendant le premier confinement du printemps 2020 (étude publiée dans la revue JAMAiv en septembre 2021). Leurs résultats montrent que la charge tumorale, que l’on peut définir comme l’étendue de l’atteinte cancéreuse dans l’organisme, était moins élevée chez les patients ayant eu leur diagnostic de cancer colorectal métastatique avant le confinement (17,3 ng/mL) qu’après le confinement (119,2 ng/mL). Des résultats qui montrent l’importance de profiter du mois de sensibilisation Mars Bleu pour rappeler l’utilité des dispositifs de dépistage et remobiliser l’ensemble des acteurs dans l’accompagnement des patients cancéreux.

15/03 - 14h12 - Mangez des yaourts et des fibres pour diminuer le risque de cancer

Pour avoir moins de risques de développer un cancer colorectal, il faut privilégier la consommation de fibres, de calcium et de yaourts, selon une nouvelle étude du JAMA, relayée par Pourquoi docteur. À l’inverse, il faut diminuer les apports en alcool et en viande rouge. "Cette étude globale a trouvé des preuves convaincantes d'une association entre un risque de cancer colorectal plus faible et des apports plus élevés en fibres alimentaires, en calcium et en yaourts, et des apports moindres en alcool et en viande rouge", écrivent les auteurs de l'étude.

14/03 - 17h22 - Qu'est-ce qu'un polype du côlon ou rectum ?

Un polype est une tumeur bénigne pédiculée (reliée à l'organisme par un cordon contenant des vaisseaux sanguins), développée aux dépens de la muqueuse interne du côlon ou du rectum. Elle peut mesurer quelques millimètres à quelques centimètres. Les polypes peuvent être isolés, ou multiples, parfois en grappes.

Comme le précise le Dr Anne-Christine Della Valle pour Medisite, on peut classer les polypes en fonction de :

  • leur type histologique, sachant que les plus fréquents sont les polypes adénomateux. On observe également des polypes hamartomateux, hyperplasiques ou inflammatoires ;
  • leur taille : les gros polypes sont plus à risque de transformation cancéreuse ;leur forme ;
  • leur nombre ;
  • leur caractère familial ou non.

11/03 - 9h58 - Boire de l'alcool est un facteur de risque

La consommation d’alcool constitue un facteur de risque de développer un cancer colorectal selon le World Cancer Research Fund (WCRF). En France, elle est responsable de 16,1% des nouveaux cas de cancers colorectaux. Comme le rapporte Ouest-France, l’alcool pourrait induire une modification de l’ADN qui favoriserait le développement de tumeurs colorectales. Un risque aggravé chez les personnes ayant des carences en folates (vitamines B9), rendant les cellules plus susceptibles d'être impactées par l'effet génotoxique de l'alcool. Santé publique France recommande donc de ne pas dépasser 2 verres par jour et 10 verres par semaine, en s’abstenant d’en consommer certains jours.

7/03 - Cancer colorectal : votre taille peut être un facteur de risque

La taille joue-t-elle vraiment sur le risque de cancer ? Des chercheurs de Johns Hopkins Medicine ont étudié le rapport entre survenue d’un cancer colorectal et taille des patients. Cette étude publiée dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention permet d’en savoir plus sur les profils à risque d'apparition de polypes précancéreux du côlon. Les scientifiques ont en effet mené une vaste étude pour savoir si la taille des personnes avait une influence sur l'apparition d’un cancer colorectal. Résultat, être grand augmente bien les risques de développer un cancer colorectal. "Une taille plus élevée est un facteur de risque négligé et doit être prise en compte lors de l'évaluation et de la recommandation de patients pour un dépistage du cancer colorectal", assure Gerard Mullin, MD, professeur agrégé au Division de gastro-entérologie et d'hépatologie à Johns Hopkins Medicine. "Une raison possible de ce lien est que la taille adulte est en corrélation avec la taille des organes du corps. Une prolifération plus active dans les organes des personnes plus grandes pourrait augmenter la possibilité de mutations conduisant à une transformation maligne", déclare Elinor Zhou, MD, l'un des auteurs de la publication.

04/03 - 15h42 - Mode d’emploi du test de dépistage

Le test immunologique vise à déceler la présence de sang humain dans les selles. Ce test rapide et efficace est à faire chez soi. L'Institut national du cancer décrit dans une vidéo de 3 minutes comment réaliser ce test de dépistage ducancer colorectal qui n'était que de 30,5 % en France en 2018-2019. Avant de commencer, vérifiez la date d’expiration du test sur l’enveloppe ou sur le tube. Si le test est périmé, demandez-en un nouveau. Collez ensuite le papier de recueil des selles sur la lunette des toilettes à l’aide des autocollants. Appuyez doucement sur le papier pour faire un petit creux. Ouvrez le tube en tournant le bouchon. Grattez ensuite la surface desselles à plusieurs endroits à l’aide de la tige verte. La partie striée de la tige (jusqu’à la marque rouge sur le dessin) doit être recouverte de selles. Refermez bien le tube et secouez-le énergiquement. Jetez le papier de recueil dans les toilettes. Vérifiez que vous avez bien rempli, daté et collé l’étiquette sur le tube. Glissez ensuite le tube dans le sachet de protection. L’enveloppe de retour doit être postée au plus tard 24 heures après la réalisation du test (jamais le samedi ni la veille d’un jour férié).

1/03 - 10h37 - Découvrez la visite virtuelle du côlon !

La Ligue contre le cancer et la SFED vous invitent à une expérience innovante et interactive : l'exposition "côlon tour virtuel" ! La Ligue Contre le Cancer a élaboré une plateforme virtuelle interactive dédiée à l'exploration d'un côlon et vous aide à comprendre l'importance du dépistage de manière ludique et didactique. Une plateforme qui est accessible depuis votre téléphone, votre tablette ou par ordinateur. Le Professeur Axel Kahn, Président de la Ligue Nationale contre le Cancer, aujourd'hui décédé, et le Professeur Stanislas Chaussade, de la Société Française d’Endoscopie Digestive, vous guideront pour une visite en 3D à l’intérieur d’un côlon.

1/03 - 10h - Cancer colorectal : quels symptômes ?

Au début de son évolution, le cancer colorectal ne provoque pas de symptômes, d’où l’importance de se soumettre au dépistage. Lorsqu’il est évolué les symptômes sont :

  • des troubles du transit, avec une alternance de diarrhées et de constipation ;
    la présence de sang dans les selles ;
  • des gaz intestinaux fréquents, des crampes abdominales ;
  • la sensation d’avoir toujours envie d’aller à la selle ;
  • une grande fatigue ;
  • une perte de poids inexpliquée.

> Un expert santé à votre écoute !

Sources

Cancer colorectal : pourquoi se faire dépister ?, Institut national du cancer, 5 novembre 2020.

Mars Bleu, mois de mobilisation contre le cancer colorectal, gustaveroussy.fr, 28 février 2020.

Mars bleu, pour sensibiliser au dépistage du cancer colorectal, devrait moins pâtir du Covid qu'en 2020, 1er mars 2020, Le Journal du Centre.

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