Le cancer colorectal est en hausse chez les moins de 50 ans

Publié le 22 Mai 2019 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
Deux études mettent en lumière une augmentation des cas de cancers colorectaux chez les moins de 50 ans. Nos modes de vie modernes pourraient en être la cause.
Publicité

Être jeune ne garantit pas nécessairement une bonne santé. Deux récentes études révèlent une augmentation inquiétante du cancer colorectal chez les moins de 50 ans, dans les pays développés.

Publicité

Ces deux études ont été publiées le 16 mai, l’une dans The Lancet, l’autre dans le BMJ Journal. Si la première inclut les populations américaine, canadienne et australienne, la seconde se concentre sur notre continent. Au total, 143 millions d’Européens, âgés de 20 à 49 ans ont été étudiés - dont des Français. Et 187 918 d’entre eux ont été diagnostiqués d’un cancer colorectal.

Une hausse de 7,9 % par an chez les vingtenaires

Chez les personnes âgées de 50 à 74 ans, le nombre d’incidences de cancers du côlon et du rectum aurait plutôt tendance à diminuer. Cela s’explique par le dépistage préconisé tous les deux ans à partir de cet âge, qui permet de détecter et d’éliminer les polypes avant qu’ils n’évoluent en cancer. En France, ce test est gratuit et peut être réalisé depuis chez soi.

Publicité

Mais on enregistre malheureusement une hausse significative de ces pathologies chez les moins de 50 ans. Entre 2004 et 2016, les cas de cancers colorectaux ont augmenté de 7,9 % par an chez les sujets âgés de 20 à 29 ans, de 4,9 % par an chez les 30-39 ans, et de 1,6 % par an chez les 40-49 ans. Cette augmentation aurait commencé plus tôt chez les sujets les plus jeunes.

Publicité

Sédentarité, alimentation… la faut à nos modes de vie modernes ?

Les auteurs de ces deux études émettent plusieurs hypothèses, qui pourraient expliquer cette hausse du nombre de cas chez les moins de 50 ans. Et nos modes de vie modernes seraient largement coupables, puisque les chercheurs citent la sédentarité, l’obésité, le tabagisme, le recours aux antibiotiques dans l’enfance ou encore la consommation de certains aliments comme la viande rouge, l’alcool et les produits transformés.

Les chercheurs soulignent que d’autres études sont nécessaires afin de déterminer avec certitude la cause de cette incidence croissante, et ainsi mettre au point des stratégies de prévention et de détection précoce.

La rédaction vous recommande sur Amazon :
Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X