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Les tests PCR et leurs longues tiges enfoncées dans le nez en inquiètent plus d’un. La mésaventure arrivée à une Américaine testée pour le COVID-19 ne va pas les rassurer. L’écouvillon a percé la paroi de son cerveau.

Du liquide cérébrale coulait par un trou percé dans la boîte crânienne

La quadragénaire habitant dans l’Iowa a subi un dépistage pour le nouveau coronavirus en juillet dernier, car elle devait subir une opération pour une hernie. Peu après l’examen, la quadragénaire d’Outre-Atlantique a commencé à avoir des écoulements nasaux importants. Des maux de tête sont survenus dans la foulée. Son état a empiré ensuite puisqu’elle s’est mise aussi à souffrir de nausées et de vomissements.

Toutefois, ce n’est que lorsque des raideurs dans la nuque et un goût de métal dans bouche sont apparus que la femme a décidé de consulter un médecin à l’hôpital de l’université de l’Iowa. Les scanners prescrits par les professionnels de la santé ont révélé qu’elle avait un trou à la base du crâne !

L’écoulement nasal n’était donc pas du mucus, mais du liquide cérébrospinal. Ce fluide transparent, contenu dans les méninges, absorbe et amortit les mouvements ou les chocs qui risqueraient d'endommager le cerveau. Son rôle est aussi d’évacuer les « déchets » et microbes présents. Il est composé à 99% d’eau. On y trouve également des protéines, du glucose et des ions (sodium, potassium, chlore, calcium). Sa composition change en fonction de l’état physiologique de l’organe qu’il protège (infection, présence de molécules pharmacologiques…).


Un test PCR mal administré ?

Ce cas impressionnant a fait l’objet d’un l’article paru dans JAMA Otolaryngology — Head & Neck Surgery. C'est la première fois que des médecins signalent une fuite alarmante et potentiellement dangereuse de liquide cérébral, déclenchée par les écouvillons de test de coronavirus.

Cette information peut inquiéter alors qu’en moyen 1,2 million de tests PCR sont réalisées en France chaque semaine en cette période de pandémie de COVID-19, soit plus de 170 000 par jour.

Une des hypothèses est que le test a peut-être été administré un peu trop haut dans la narine. "Cela souligne le besoin d’une formation adéquate des personnes administrant le test, et la nécessité d’être vigilants après que le test a été administré", a expliqué le spécialiste ORL Dennis Kraus, de l’hôpital Lenox Hill à New York, à l’AFP comme le rapporte Ouest-France.

Toutefois, les médecins de l'Université de l'Iowa, auteurs de l’article, ont noté que l'écouvillon n'a pas pu causer la fuite du liquide cérébrospinal à lui seul. Ils ont, en effet, découvert une anomalie crânienne non-diagnostiquée chez cette patiente malchanceuse.

Sources

Cerebrospinal Fluid Leak After Nasal Swab Testing for Coronavirus Disease 2019, JAMA Otolaryngology — Head & Neck Surgery, 1er octobre 2020

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