Covid chronique : 8 choses étonnantes à savoir

Selon les estimations actuelles, un patient sur dix souffrirait d’une forme persistante de Covid-19. Afin de mettre en lumière les difficultés intrinsèques à cette pathologie, 24 patients témoignent.
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Chaque jour, nous en découvrons un peu plus sur cette étrange maladie qu’est la Covid-19. Si l’on n’a peut-être pas suffisamment de recul pour parler de forme “chronique”, on peut désormais affirmer que certains patients souffrent d’une forme longue d’infection au nouveau coronavirus. Plusieurs mois après l’apparition des premiers symptômes, ils ne sont toujours pas guéris.

Or, cette forme prolongée de Covid-19 affecte considérablement le quotidien des malades qui doivent, chaque jour, affronter de nouveaux défis. Afin de rendre plus visible cet aspect encore méconnu de la maladie et, surtout, d’y sensibiliser le corps médical, leurs témoignages ont été partagés dans le cadre d’une nouvelle étude, publiée dans le British Journal of General Practice Open.

1 patient sur 10 souffrirait de Covid persistant

À l’heure actuelle, il n’existe pas de statistiques exactes sur la prévalence de la Covid-19 persistante. L’application COVID Symptom Study estime néanmoins qu’elle concernerait un patient sur dix.

Dans cette étude, les patients ont notamment décrit l’impact de leurs symptômes sur leur vie quotidienne, la difficulté à trouver un médecin compréhensif ou encore les astuces qu’ils ont essayées pour guérir. En outre, aucun des 24 participants aux entretiens n’a été admis à l’hôpital suite à son infection au virus SARS-CoV-2. La moitié d’entre eux n’a pas été testée car, à l’époque, les tests PCR étaient beaucoup moins disponibles.

Ces travaux, dirigés par l’Université de Keele, ont conclu que des recherches complémentaires étaient nécessaires pour “mieux comprendre les trajectoires de rétablissement” des patients, mais aussi pour mieux les informer et améliorer leurs soins.

Certains médecins ne croient pas leurs patients

Parmi les patients ayant accepté de témoigner, plusieurs ont décrit la difficulté d’accès aux soins, en raison du recours massif à la téléconsultation… Mais aussi le sentiment que leurs symptômes étaient mis en doute par les professionnels de santé ; ou qu’ils n’étaient pas reconnus comme justifiant des soins.

“J’ai tendance à consulter des médecins différents à chaque fois. Et l’un d’entre eux pensait que je souffrais simplement d’anxiété”, explique une femme de 40 ans. “Cette praticienne m’a dit : il n’y a aucun problème avec vos poumons. Tout ça, c’est juste de l’anxiété. Vous devez soigner votre anxiété. Mais vous êtes en pleine forme. Comment allez-vous gérer la pandémie si vous êtes angoissée ?”

Or, ne pas être pris au sérieux par les médecins peut s’avérer extrêmement déstabilisant. “J’étais vraiment contrariée, parce que je savais que j’étais essoufflée. J’en ai pleuré. Et cela n’a vraiment pas aidé car, à cette période, on ne connaissait pas encore les symptômes persistants, et mon mari ne s’est pas montré très compréhensif… Je me sentais très seule, sans personne pour me soutenir ou me parler”, déplore la quadragénaire.

Tous les participants à l’étude ont souligné l’importance de trouver le bon médecin : à l’écoute et prenant leurs symptômes et leurs préoccupations au sérieux.

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Source(s):

Finding the 'right' GP: a qualitative study of the experiences of people with long-COVID, British Journal of General Practice Open, 13 octobre 2020. 

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