Coronavirus : voici à quoi ressemblent les poumons d’un malade !

Des médecins chinois ont publié des photos de poumons d’une femme de 33 ans, atteinte du coronavirus 2019-nСоV. Ce sont les premières images dévoilant les organes infectés d’un patient.
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Alors que le coronavirus continue de tuer - on compte plus de 300 morts désormais - un cas de 2019-nCoV a été décrit par les médecins accompagné d’images scanner. C’est dans la revue Radiology que l'équipe médicale a publié des photos de poumons malades .

Coronavirus : les premières images des poumons infectés

Les images publiées par la revue Radiology ont été obtenues grâce à la tomodensitométrie (examen qui donne des images en coupe d'un organe, ndlr) d’une femme de 33 ans, hospitalisée dans la ville chinoise de Lanzhou alors qu’elle avait 39 degrés de fièvre.

La première image présente des opacités créant “un effet de verre dépoli”, tandis que la seconde, réalisée trois jours plus tard, montre clairement que la région atteinte s’élargit.

Un radiologue de l’université Thomas Jefferson a examiné les images et a donné une explication.

"Si vous zoomez sur l’image, cela ressemble à du verre dépoli qui a été broyé", a-t-il indiqué au site Business Insider. Avant d’ajouter : "Ce qu’il représente, c’est du fluide dans les espaces pulmonaires."

Sur la base des caractéristiques épidémiologiques, des signes cliniques et d’images des poumons, les médecins ont réussi à poser le diagnostic de pneumonie 2019-nCoV.

Photo du coronavirus au microscope :

Photo du coronavirus au microscope :© Creative Commons

Auteur : CDC / Dr. Fred Murphy. CC Photo Credit : ce media provient des Centers for Disease Control and Prevention de l'image de la santé publique Bibliothèque (PHIL), avec le numéro d'identification 4814. Licence : Domaine public https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Coronaviruses_004_lores.jpg

Infections pulmonaires : pourquoi s’avèrent-elles mortelles ?

D’après Stéphane Gayet, infectiologue hygiéniste interviewé par le site d’information Atlantico, les infections pulmonaires “qu’elles soient virales ou bactériennes, peuvent toujours entraîner le décès”.

Le tissu pulmonaire (le parenchyme) serait en effet très tendre et vascularisé, “ce qui explique qu’une infection puisse progresser très rapidement (...) et lorsque les deux poumons sont atteints par une infection, l’appareil respiratoire peut très vite se trouver en état de défaillance, ne parvenant plus à oxygéner suffisamment le corps”. Dans cette situation, tout le corps est en état de souffrance, ce qui l’empêche de reprendre le dessus sur l’infection.

Selon l’infectiologue, “il n’est pas exceptionnel qu’une personne meure d’une pneumonie infectieuse sans que l’on ne parvienne à en identifier l’agent infectieux”.

Virus chinois : existe-t-il un traitement ?

À ce jour, il n’existe pas encore de traitement contre 2019-nCoV. Comme il s’agit d’une forme de coronavirus encore inconnue, les scientifiques doivent en apprendre davantage sur lui, pour pouvoir mettre au point un traitement.

"Cela dit, la famille des Coronavirus est très grande et à ce jour on ne dispose d'aucun traitement efficace contre un coronavirus quelconque : ce n'est pas du tout gagné. En revanche, il sera peut-être possible de préparer un vaccin", précise le Dr Stéphane Gayet.

Bon à savoir : si vous présentez les signes d’un état grippal ou d’une infection pulmonaire et si vous rentrez de Chine, la première chose à faire est de rester chez vous et de contacter le SAMU via le 15 selon les recommandations du ministère de la Santé. Il ne faut en aucun cas vous rendre aux urgences ou chez votre médecin traitant, afin d'éviter la propagation du virus.

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