Cancer : ces petits “riens” qui changent le quotidien

Le diagnostic du cancer, ses symptômes, son traitement, altèrent énormément le quotidien et la qualité de vie des patients. Mais certaines astuces ou bonnes habitudes permettent de mieux surmonter la maladie, et de continuer à vivre. Laura, 28 ans et tout juste guérie d’un lymphome de Hodgkin, nous livre ses conseils issus de son expérience… que vous pouvez, bien sûr, adapter en fonction de votre propre situation.
Sommaire

© Istock

Apprendre que l’on a un cancer est déjà un coup dur, en soi. Mais plus encore, c’est toute notre vie qui s’en trouve bouleversée. D’abord, par les longs mois de bataille, à grand coup de bistouri, de chimio ou de radiothérapie. Puis, par les années de reconstruction physique et psychologique qui s’ensuivent. Pour trouver la force de se battre, de continuer à vivre, adopter certains gestes ou habitudes, même anodines, peut être d’une grande aide.

Prendre soin de son corps, s’essayer aux médecines douces, s’inscrire à une activité, voir des amis… Nous vous dévoilons plusieurs astuces pour apporter une touche de gaieté dans votre quotidien, et surmonter la maladie avec plus d’aisance, avec le témoignage de Laura, 28 ans, ancienne malade d’un cancer du système lymphatique.

Après cinq ans sans signe de rechute, et donc considérée comme guérie, la jeune femme a accepté de nous raconter son histoire et, plus précisément, toutes les petites choses qui l’ont aidée à surmonter la maladie, pendant et après le traitement.

Conserver une vie sociale pour se sentir “normal”

C’est en août 2014, alors qu’elle est encore étudiante en école de commerce et qu’elle s’apprête à commencer le stage de ses rêves, que le couperet tombe : Laura souffre d’un lymphome de Hodgkin. “Je me suis effondrée, j’ai pleuré une demi-heure dans les bras de mon père”, se souvient-elle. “Mais très vite, je me suis dit ‘ok, j’ai un cancer, mais je refuse que ça m’empêche de vivre’. J’avais travaillé tellement dur, dans mes études, pour me construire la vie dont je rêvais, que je ne voulais pas laisser la maladie l’emporter”.

Alors que les médecins lui conseillent de rester à Toulouse, avec sa famille, pour être bien entourée, elle préfère monter à Paris pour ne pas renoncer à son stage. Sur place, elle retrouve des amis et s’en fait de nouveaux. “C’était très important pour moi de continuer à travailler et à voir mes amis, malgré ma chimiothérapie”, explique Laura.

“Socialement, c’est génial de voir des gens avec qui tu peux parler d’autre chose, de continuer à te sentir normale et intégrée dans la société, malgré la déconstruction interne que tu vis”. Physiquement, bien sûr, c’était parfois très dur et l’ex-patiente ne le cache pas. “Mais mentalement, je me disais que j’étais comme tout le monde, et c’était plus important que les douleurs physiques”.

Demandez à choisir les dates de vos thérapies

Pour allier au mieux ses traitements et sa vie sociale, Laura conseille d’organiser sa vie, de manière que la chimiothérapie ne l’empêche pas de vivre normalement. Pourquoi pas, en s’arrangeant avec l’hôpital (lorsque cela est possible) pour planifier son parcours de soin aux dates qui vous conviennent le mieux.

“Ma chimiothérapie étant réalisée en ambulatoire, j’avais demandé à réaliser ces séances le vendredi. J’avais ainsi le week-end pour me reposer, et je pouvais donc aller au travail toute la semaine. Je n’ai quasiment manqué aucun jour de travail, sauf un vendredi sur deux pour mes soins”.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

mots-clés : Cancer
Source(s):

Merci à Laura, ex-patiente soignée à l'hôpital Saint-Louis, pour son témoignage. 

Activité physique et cancers : des bénéfices prouvés pendant et après les traitements, Institut national du cancer, 28 mars 2017. 

Cancer : les programmes d’activité physique adaptée pendant et après les traitements, Institut Curie.

Les médecines complémentaires à l’hôpital, France Assos Santé. 

Un tiers des patients traités pour cancer font appel à la médecine douce, Le quotidien du médecin, 12 avril 2019. 

Sites des marques Ozalys et Même

Voir plus
La rédaction vous recommande sur Amazon :