Cancer : symptômes, causes, traitement, taux de survie

Certifié par nos experts médicaux MedisiteLe cancer est à l’origine d’un grand nombre de décès chaque année en France. Diagnostiqués tous les ans, le taux de guérison est néanmoins de plus en plus grand, en raison des diagnostics plus précoces et des progrès réalisés sur les nouveaux traitements. Cependant, le nombre de cancers a augmenté de 30 % chez les 15-39 ans, au cours des quatre dernières décennies.

Journée mondiale contre le cancer : le 4 février 2020

Journée mondiale contre le cancer : le 4 février 2020© Fotolia

Le 4 février 2000 a été déclaré Journée mondiale du cancer. Cela a commencé avec six experts du cancer qui se sont réunis à Paris en 1999 : David Kayat, Peter Harper, James F. Holland, Gabriel N. Horobagyi, Lawrence H. Einhorn et Sandra Swain ont rédigé une charte décrivant une vision pour lutter contre les effets du cancer : il s'agit de la Charte de Paris contre le cancer.

2020 marque le 20ème anniversaire de la Journée mondiale du cancer. Le thème de la  journée mondiale du cancer de 2020  est  #IAmAndIWill (#JeSuisEtJeVais) #WorldCancerDay. 

Journée mondiale contre le cancer : le 4 février 2020

Cette campagne 2020 de luttre contre le cancer s’étendant sur 3 ans offre une opportunité de susciter une conscience internationale et mobiliser l'action sur le long terme. Découvrez l'infographie : Les effets du cancer sur notre monde.

Définition : qu'est ce que le cancer ?

Le cancer est une maladie liée à la multiplication de cellules anormales, provoquant une tumeur qui peut se disséminer, sous la forme de métastases. Ce sont les cancers solides. D’autres cancers évoluent sous formes de cellules cancéreuses circulantes, comme les leucémies, par exemple. Les cellules cancéreuses sont dites malignes, car elles ont un potentiel destructeur sur les tissus sains, à l’inverse des cellules des tumeurs bénignes qui ne disséminent pas et ne provoque pas de destruction des tissus. Il existe un grand nombre de cancers, classés en fonction des organes atteints, de leur type cellulaire et de leur capacité à métastaser.

Chiffres

En France, l’incidence du cancer est en constante augmentation pour deux raisons : le vieillissement de la population et les campagnes de dépistages précoces de certains cancers. Environ la moitié des patients diagnostiqués décèderont de leur cancer, ce qui signifie que le taux de guérison est lui aussi sans cesse croissant.

En 2011, 365 500 nouveaux cas de cancers sont apparus, dont 207 000 chez les hommes et 158 000 pour les femmes.

Le cancer le plus fréquent est celui de la prostate, suivi par le cancer du poumon et le cancer colorectal, chez l’homme.

Chez la femme, le cancer du sein arrive en première position, suivi du cancer colorectal puis du cancer du poumon. Il est important de noter que l’augmentation du tabagisme féminin sur ces dernières décennies a considérablement augmenté le nombre de cancers du poumon chez la femme, qui tend à rattraper celui de l’homme.

Les cancers ont augmenté de 30 % chez les jeunes, en 40 ans

Par ailleurs, les cas de cancer chez les adolescents et les jeunes adultes ont augmenté de 30 % au cours des quatre dernières décennies, selon les chercheurs du Penn State College of Medicine (Pennsylvanie). Le cancer du rein étant celui qui a enregistré la plus forte augmentation. 

Le Dr Nicholas Zaorsky, professeur adjoint de radio-oncologie et de sciences de la santé publique, précise que le cancer est la principale cause de décès lié à une maladie, chez les patients âgés de 15 à 39 ans. Il estime que le nombre croissant de cas est préoccupant.

Photo : radiographie du thorax montrant un cancer probable du poumon (taches claires à droite de chacun des poumons)

Photo : radiographie du thorax montrant un cancer probable du poumon (taches claires à droite de chacun des poumons)© Creative Commons

Crédit : X-ray(Chest)Cancer.jpg: unknown derivative work: Anassagora (talk) — X-ray(Chest)Cancer.jpg © CC/Domaine Public - Licence : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:X-ray_chest_cancer.jpg

Les différents types de cancers

Les cancers peuvent atteindre tous les organes du corps et revêtir des types différents au sein d’un même organe, modifiant ainsi leur pronostic. Certains cancers auront plus tendance à produire des métastases que d’autres.

Les principaux cancers sont :

Quels sont les symptômes du cancer ?

Les symptômes du cancer sont très variables et dépendent essentiellement de l’organe atteint et du stade évolutif de la maladie. Le cancer est bien souvent silencieux avant que les premiers signes n’apparaissent car son développement peut être très lent.

On peut observer :

  • Une masse palpable sous la peau, surtout si elle est indurée, persistante et/ou irrégulière.
  • Un grain de beauté qui se modifie en changeant de couleur ou de taille, ou qui a des saignements.
  • La présence persistante de ganglions augmentés de volume et indurés.
  • Un saignement inhabituel rectal, vaginal, urinaire ou digestif.
  • Des symptômes persistants plusieurs semaines comme une toux ou une plaie ne cicatrisant pas.
  • Une constipation ou une diarrhée persistante inhabituelle.
  • Une modification ou un écoulement du mamelon.
  • Des maux de tête chroniques, de plus en plus violents.
  • Une fatigue inhabituelle.
  • Une perte de poids inexpliquée.

Cette liste n’est pas exhaustive. Tout symptôme inhabituel doit faire l’objet d’une consultation chez le médecin traitant. 

Photo : exemple d'autopalpation mammaire d'une masse sous la peau

Photo : exemple d'autopalpation mammaire d'une masse sous la peau

Quels sont les causes du cancer ?

Les causes des cancers sont multiples et intriquées. L’âge est l’un des principaux facteurs de risque de cancer. Ensuite, vient l’exposition à certains toxiques comme la cigarette, l’alcool, au soleil ou encore les mauvaises habitudes alimentaires. Dans certaines familles, le nombre de cancers est significativement plus grand, en raison de mutations génétiques.

Cancer : quels facteurs de risques ?

Les facteurs de risque de cancers sont très nombreux et peuvent être imbriqués chez un même individu. Certains facteurs de risque sont scientifiquement prouvés comme cancérigènes. Les habitudes de vie sont en grande partie responsables du développement de certains cancers. 

Le tabac : principal facteur de risque

Le tabac est responsable du plus grand nombre de décès liés au cancer. Il n’est pas seulement responsable du cancer du poumon, mais aussi du cancer de la vessie, du pharynx ou du foie. Il aurait également un rôle dans le développement du cancer du sein. Le tabac participe à l’augmentation du nombre de cancers chez la femme, en raison de l’augmentation du tabagisme féminin.

L’alimentation : second facteur de risque majeur de cancer

La mauvaise alimentation est responsable de la survenue de cancers digestifs, notamment. Ceux-ci sont différents à travers le monde en raison des différences d’habitudes alimentaires. La viande rouge, les salaisons, l’excès de sel arrivent en tête des mauvaises habitudes alimentaires, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les autres facteurs de risques 

  • Le surpoids et l’obésité.
  • L’alcoolisme chronique.
  • L’exposition au soleil.
  • L’exposition aux polluants de l’environnement.
  • Certaines infections (Papillomavirus pour le cancer du col de l’utérus, Helicobacter Pylori pour le cancer de l’estomac…).
  • L’exposition à des substances radioactives.
  • Le manque d’activité physique.

Le rôle du stress dans le développement d’un cancer

Il n’est pas prouvé que le stress soit un facteur de risque de cancer. Cependant, le stress et la dépression, en affaiblissant le système immunitaire, peuvent aggraver le développement d’un cancer. Les comportements destructeurs engendrés par le stress, comme le tabagisme ou la mauvaise alimentation font du stress un facteur de risque indirect de cancer.

Quelles sont les personnes à risque ?

Les sujets à risque de cancer sont issus de familles prédisposant au cancer, ce qui est particulièrement vrai pour le cancer du côlon ou du sein, pour lesquels l’intérêt du dépistage est fondamental. Cependant, les mauvaises habitudes de vie, transforment chaque personne en sujet à risque, qu’elle soit issue d’une famille prédisposée ou non.

D’autre part, les personnes ayant déjà eu un cancer, sont considérées comme des personnes à risque.

Qui, quand consulter pour un cancer ?

Si un sujet présente l’un des symptômes pouvant faire évoquer un cancer, il est nécessaire de consulter rapidement son médecin généraliste qui saura orienter les premiers examens complémentaires de « débrouillage » et adresser au spécialiste dont l’avis est nécessaire. En cas d’antécédent familial de cancer, il est indispensable de se faire dépister régulièrement via son médecin traitant et les campagnes de dépistages organisés.

La consultation d’annonce du diagnostic fait l’objet de protocole précis et est généralement réalisée par un cancérologue, qui exposera l’étendue de la maladie, toutes les possibilités de traitements, leur durée et leurs effets secondaires et proposera une prise en charge de soutien, pour le malade et son entourage.

Examens et analyses

Les examens complémentaires nécessaires seront choisis en fonction du type de cancer suspecté. Plus un cancer est détecté précocement plus les chances de guérison sont importantes. C’est pourquoi, pour certains cancers, des dépistages sont organisés. Il s’agit du cancer du côlon (par hémocult), du sein (par mammographie) et du col de l’utérus (par frottis cervico-vaginal). Ces campagnes simples ont permis de détecter des cancers à un stade asymptomatique et de les guérir.

Photo : la mammographie permet le dépistage du cancer du sein

Photo : la mammographie permet le dépistage du cancer du sein© Creative Commons

Crédits : National Cancer Institute — US National Institutes of Health - National Cancer Institute http://www.cancer.gov/cancertopics/pdq/screening/breast/Patient/page3 http://www.cancer.gov/images/cdr/live/CDR415525-750.jpg © CC/Domaine public - Licence : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mammogram.jpg

Durée-Taux de survie

Il est impossible de prédire précisément la survie d’une personne atteinte d’un cancer. Certains cancers sont connus pour être plus rapidement graves que d’autres, comme le cancer du pancréas, et la réponse aux traitements proposés dépend également du type de cancer, ainsi que de l’état du malade. Quoi qu’il en soit, de grands progrès ont été faits et sont encore en cours sur le traitement du cancer. La survie à 5 ans est aujourd’hui d’environ 50 %. L’un des critères principaux pour évaluer les chances de guérison est le stade auquel le cancer est découvert. Pour cela, on utilise la classification TNM.  La lettre T est l’initiale de tumeur et correspond à la taille de la tumeur ; la lettre N est l’initiale de node (ganglion en anglais) et indique si des ganglions lymphatiques ont été ou non envahis ; la lettre M est la première de métastase et indique la présence ou l’absence de métastases.

Classification TNM : 

  • Le stade T (de 1 à 4) correspond à la taille de la tumeur.
  • Le stade N (de 0 à 3) décrit la présence ou l’absence d’atteintes des ganglions voisins.
  • Le stade M (0 ou 1) décrit l’absence ou la présence de métastases à distance de la tumeur.

Plus le chiffre est élevé après les lettres T,N et M, plus le cancer est évolué.

Cancer : quels traitements ?

Les traitements proposés pour traiter les cancers sont de plus en plus nombreux et efficaces. Le choix du traitement du cancer varie selon le type de tumeur, son, extension et l’état du patient.

Il peut être :

  • Curatif, dans le but de guérir le cancer.
  • Adjuvant, traitement complémentaire au traitement essentiel pour obtenir une guérison et consolider les bénéfices.
  • Palliatif, pour soulager et améliorer le confort lorsque la guérison semble peu probable.

Le traitement du cancer vise à détruire la tumeur tout en préservant au maximum les tissus sains.

Les grands types de traitements sont :

  • La chirurgie : elle consiste à enlever la tumeur, si possible dans sa totalité. Elle peut être associée à la chimiothérapie ou la radiothérapie, avant ou après l’acte chirurgical, pour consolider le traitement. La chirurgie peut être curative en cas d’exérèse (extraction, ablation) complète d’une tumeur bien circonscrite.
  • La radiothérapie : elle consiste en une destruction de la tumeur par l’effet de rayonnements ionisants. Ceux-ci sont envoyés directement en regard à la tumeur. La radiothérapie a pour effet secondaire de détruire également les tissus sains avoisinants et de laisser des séquelles. Elle est souvent utilisée en complément d’autres traitements.
  • La Chimiothérapie : elle consiste en un traitement médicamenteux, administré oralement ou par voie injectable, visant à détruire les cellules cancéreuses. Elle constitue le traitement de première intention de certains cancers ou peut précéder une chirurgie en réduisant la taille de la tumeur. La chimiothérapie provoque de nombreux effets indésirables, qu’il faut prendre en charge, car elle s’étend souvent sur de longs mois.
  • Hormonothérapie. : elle est utilisée pour traiter les cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein pou de la prostate. En bloquant les circuits hormonaux, la tumeur ne peut plus utiliser les hormones pour se développer et finit par mourir.
  • Immunothérapie : il s’agit de traitements plus récents visant à utiliser le système immunitaire pour détruire la tumeur. Ces traitements sont très prometteurs et de nombreuses recherches sont encore en cours dans le traitement du cancer par immunothérapie.
  • Greffe de moelle osseuse : ce traitement est utilisé pour les cancers qui touchent les cellules immunitaires (lymphomes, leucémies).

Nouvel essai thérapeutique : le Berzosertib pourrait faire ses preuves

Mené par l’Institut du cancer et le Royal Mardsen NHS Trust et l'Institut du cancer (IC), un nouvel essai redonne espoir à bon nombre de malades atteints par le cancer. Il s'agit d'un médicament qui pourrait nuire aux cellules cancéreuses et qui aurait montré les premiers signes de son efficacité. Il s'agit du Berzosertib, qui a été testé sur pas moins de 40 patients, victimes de tumeurs à un stade très avancé. Près de la moitié d'entre eux ont vu la croissance de leur tumeur freiner après la prise du médicament.

Le Berzosertib s'est révélé encore plus efficace lorsqu'il était administré en même temps que la chimiothérapie. Le traitement bloque une protéine impliquée dans la réparation de l'ADN. Le blocage de cette protéine empêcherait les cancers de poursuivre le développement.

Le Berzosertib fait partie d'une branche de traitement, connue sous le nom de "médecine de précision", qui cible des gènes spécifiques ou des mutations génétiques.

L'un des auteurs de l'étude, le professeur Chris Lord, professeur de génomique du cancer à l'ICR, a déclaré que ces premiers signes étaient "très prometteurs", avant d'ajouter qu'il était inhabituel "dans les essais de phase un de voir une réponse clinique". Attention, d'autres essais seront nécessaires pour confirmer l'efficacité du médicament.

Récente découverte : le galactose pourrait "tuer" les cellules cancéreuses

C'est un fait avéré : les cellules cancéreuses ont besoin de lipides et de glucose pour alimenter leur croissance et leur prolifération. Or, à travers une étude, des chercheurs de l'Université de Californie du Sud viennent de découvrir une faiblesse chez les cellules cancéreuses : une "inflexibilité sucrée". Le galactose, un autre type de sucre pourrait venir à bout des cellules cancéreuses. Ces dernières seraient incapables de s'y adapter, ce qui entraîne leur mort. 

Selon les scientifiques, les cellules dotées d'un gène cancérigène commun, AKT, seraient incapables de métaboliser le galactose. À titre de précision, le galactose est un sucre que l'on retrouve dans le lait et les produits laitiers. Il entre dans la composition du lactose avec le glucose.

Pourtant le galactose est structurellement assez similaire au glucose, avec néanmoins certaines différences. L'exposition des cellules de notre corps au galactose les contraint à utiliser plus d'oxygène pour convertir les sucres en énergie. Les cellules normales peuvent métaboliser à la fois le glucose et le galactose, or, les cellules cancéreuses (notamment lors d'un cancer du sein) n’en sont pas capables.

"Le galactose est juste un révélateur qui permet d'identifier ces vulnérabilités et peut conduire au développement futur de médicaments", ajoutent les chercheurs. A ce stade, les résultats ne sont pas exploitables en clinique.

Photo : accélérateur linéaire de radiothérapie Varian-Clinac 2100 C/D dans le Centre azuréen de cancérologie, Mougins, France

Photo : accélérateur linéaire de radiothérapie Varian-Clinac 2100 C/D dans le Centre azuréen de cancérologie, Mougins, France© Creative Commons

Crédit : Guy Lebègue — Travail personnel © CC - Licence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

A ces traitements principaux, doivent s’ajouter des mesures adjuvantes comme :

  • Le soutien psychologique ;
  • la prise en charge sociale en cas de difficultés ;
  • le soutien aux proches ;
  • la prise en charge des effets indésirables et séquellaires des traitements ;
  • le suivi du traitement d’un cancer s’effectue sur plusieurs années pour limiter le risque de rechute.

Mon conseil de médecin généraliste sur les traitements du cancer : "le soutien psychologique doit être proposé pendant toute la durée du traitement et de la surveillance à la fois au malade et aux proches, car le traitement de la maladie cancéreuse passe par l’alternance de moments d’espoir et de moments difficiles, dans l’attente des résultats des bilans de surveillance ou de la mauvaise tolérance des effets secondaires des traitements. La vie sociale du sujet atteint de cancer est profondément altérée et ce paramètre doit être pris en compte dans le suivi de la maladie".                       

Prévention

Les principales mesures préventives du cancer passent par les bonnes habitudes de vie :

  • Avoir une activité physique régulière, d’au moins 3 heures par semaine ;
  • se protéger des infections transmises sexuellement par l’utilisation de préservatifs ;
  • ne pas s’exposer au soleil pendant de manière prolongée sans se protéger ;
  • avoir une alimentation saine ;
  • limiter la consommation d’alcool ;
  • ne pas fumer ni s’exposer au tabagisme passif.

Mesures de dépistage

Les mesures de dépistage mises en place en France pour certains cancers ont permis la guérison d’un grand nombre de cancers dépistés à un stade très précoce. Il s’agit du cancer du sein, du cancer du côlon et du cancer du col de l’utérus.

Le dépistage du cancer du côlon est proposé par hémocult chez les sujets de plus de 50 ans et une coloscopie est effectuée tous les 5 ans chez les sujets ayant des antécédents familiaux de cancer du côlon ou du rectum.

Le cancer du sein est dépisté par une mammographie gratuite proposé à toutes les femmes à partir de 50 ans. Le dépistage par mammographie régulière doit être fait plus tôt dans la vie chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein. L’auto-palpation est un geste que les gynécologues apprennent aux femmes pour dépister une anomalie au niveau du sein.

Le frottis cervico-vaginal doit être effectué tous les 2 ans chez les femmes ayant une activité sexuelle, afin de dépister la présence du Papillomavirus, à l’origine du cancer du col de l’utérus. En cas de rapports sexuels avec des partenaires multiples, la protection par préservatif est primordiale.

Le cancer de la prostate ne fait pas l’objet de campagnes de dépistage à l’heure actuelle, mais le dosage des PSA (antigène spécifique de prostate) chez l’homme de plus de 50 ans, associé au toucher rectal, peut permettre de dépister très tôt une tumeur de la prostate.

Le cancer du poumon ne fait pas encore l’objet de dépistage organisé chez les fumeurs, mais de nombreuses études sont en cours pour tenter d’établir un protocole de dépistage efficace et fiable. 

Photo : coupe sagittale médiane du petit bassin masculin schématisant un toucher rectal évaluant la prostate. 1. Vessie – 2. Rectum – 3. Prostate.

Sites d’informations

De nombreux sites d’informations sur le cancer existent pour apporter du soutien aux malades et à leur entourage. Ces sites sont riches en informations à la fois sur la maladie, son traitement et les recherches en cours. On trouve par exemple :