Dans le cas d’un cancer du sein dit classique, la tumeur exprime des récepteurs aux hormones (oestrogènes et progestérone) et la protéine HER2. Le cancer du sein triple négatif est un cancer du sein qui n’exprime aucun récepteur à ces hormones (RE- pour les oestrogènes, RP- pour la progestérone), ni à la protéine HER2 (HER2-). On le qualifie donc de triple négatif.

Ce type de cancer concerne environ 15% des cancers du sein. Il est considéré comme plus agressif, car il a un taux de prolifération des cellules tumorales plus élevé. La tumeur a tendance à grossir plus rapidement et à induire plus de métastases si elle n’est pas traitée.

Cancer du sein triple négatif : quelles sont les femmes les plus à risque ?

Le cancer du sein triple négatif est un cancer qui concerne majoritairement des femmes plus jeunes (moins de 50 ans). Chez plus de 30% des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif, c’est la mutation génétique BRCA qui est en cause.

Quels sont les symptômes de ce cancer ?

Les symptômes du cancer du sein triple négatif sont similaires aux symptômes du cancer du sein :

  • palpation d’une boule dans le sein ;
  • déformation au niveau du sein ;
  • zone du sein rétractée ;
  • ombilication d’un mamelon (rentré vers l’intérieur) ;
  • ganglion(s) sous le bras ;
  • sein rouge inflammatoire.

Comment diagnostiquer un cancer du sein triple négatif ?

La première étape du diagnostic du cancer du sein est la mammographie et l’échographie. C’est ensuite la biopsie (prélèvement au niveau de la lésion constatée) qui permet de déterminer le type de cancer. Le prélèvement est analysé pour constater la présence, ou non, des récepteurs aux hormones et à la protéine HER2. L’absence de ces récepteurs confirme le diagnostic du carcinome triple négatif.

Quels traitements ?

Pour un cancer du sein hormonodépendant, on administre à la patiente un traitement d’hormonothérapie ou une thérapie ciblée anti-HER2 si la tumeur possède des récepteurs HER2. Or, dans le cas du cancer du sein triple négatif, la patiente ne peut pas recevoir ce type de traitement. Une chimiothérapie doit donc être réalisée.

La tumeur doit également être retirée par chirurgie, soit avant le début de la chimiothérapie si la tumeur est petite, soit après la chimiothérapie si la tumeur est plus volumineuse (supérieure à 1,5 cm). Ce type de tumeur répond bien à la chimiothérapie : s’il n’y a pas de récidive de la maladie pendant cinq ans, le pronostic est plutôt bon, et ce, malgré l’agressivité de ce cancer. Une radiothérapie est ensuite réalisée.

Les résultats des essais cliniques récents permettent aussi de donner jour à de nouveaux traitements, à commencer par l’immunothérapie, qui stimule les défenses immunitaires dirigées contre la tumeur. Et pour les patientes atteintes concernées par la mutation génétique BRCA, le traitement par inhibiteur de PARP (Poly-ADN-ribose-polymérase) offre de bons résultats (l’inhibiteur de PARP empêche la cellule cancéreuse d’utiliser le mécanisme de réparation de l’ADN lié aux PARP).

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Sources

Merci à Myriam Delomenie, chirurgien spécialisé en cancer du sein à l’Institut Français du Sein à Paris

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