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100 % des somnambules sont des somniloques

100 % des somnambules sont des somniloques© Istock

"La somniloquie est très proche du somnambulisme dans tous ses mécanismes d'action. Très souvent les somniloques sont ou ont été somnambules", affirme Ginevra Uguccioni, qui écrivait dans son travail de thèse que la somniloquie survient fréquemment dans le cadre de parasomnies de sommeil lent, lié au somnambulisme, ou de sommeil paradoxal, lié dans ce cas au trouble du comportement en sommeil paradoxal (le TCSP soit le fait d'extérioriser d'une manière parfois brutale et dangereuse son activité onirique).

La somniloquie est le fait de parler pendant la nuit (ou crier, chuchoter, marmonner) ce qui n'est pas une maladie ou un trouble, mais qui évoque un sommeil différent de la norme. En sommeil lent profond, on ne bouge pas, on ne parle pas, contrairement au sommeil paradoxal qui est lui associé aux rêves. "En sommeil lent profond, on est comme bloqué. Les personnes qui souffrent de somnambulisme ont des comportements moteurs durant ce sommeil lent profond. Les personnes qui souffrent de somniloquies durant ce sommeil lent profond ont des comportements verbaux qui font partie des comportements moteurs. On sait aujourd'hui que 100 % des somnambules sont aussi des somniloques".

Mais la réciproque n'est pas vraie puisque certains somniloques ne sont pas somnambules : c’est-à-dire qu'ils ne présenteront que des comportements verbaux durant la nuit, aucun comportement moteur. "Les somniloques purs ne représentent que 1 à 2 % des somniloques", affirme la neuropsychologue.

Sources

Merci à Ginevra Uguccioni, neuropsychologue dans l'unité des pathologies du sommeil à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière et auteur d'une thèse sur la somniloquie en 2015. 

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