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Dormir est essentiel, tant pour notre santé que pour notre équilibre psychique. Il a déjà été démontré qu’une mauvaise qualité/quantité de sommeil accentue le risque d’irritabilité, de symptômes dépressifs, mais aussi de prise de poids, d’hypertension ou d’infection hivernale.

En effet, des données permettent de conforter l’idée communément admise selon laquelle les personnes fatiguées ont un risque accru de tomber malade..., soutient l’Inserm. Sommeil et immunité seraient donc liés.

A-t-on pour autant besoin de plus d’heures de sommeil lorsque les températures diminuent ? À l’heure où un Français sur trois est un mauvais dormeur, Medisite a posé la question au Dr Marc Rey, neurologue et Président de l’Institut National du Sommeil et de la vigilance (INSV).

Manquer de sommeil multiplie par quatre les risques de rhume

Le nombre de cellules immunitaires comme les leucocytes ou les lymphocytes NK seraient altérés par la privation de sommeil, souligne l’Inserm.

Le manque de sommeil multiplierait par quatre le risque d’attraper un rhume. Il est désormais parfaitement établi que dormir est crucial pour de nombreuses fonctions biologiques.

"Le sommeil permettrait de réduire le métabolisme et de préserver l’énergie", indique l’Inserm.

Il n’est donc pas question de négliger votre sommeil à l’arrivée de l’hiver. Si vous voulez passer à côté des coups de froid, de la grippe et des virus de l’hiver, il est temps de miser sur des nuits réparatrices.

"Malheureusement, notre société, pour des raisons initialement agricoles, (les enfants devaient travailler au champ pour les moissons) a placé les grandes vacances en été.... et le travail est souvent plus intense en hiver..., déplore le Dr Rey. Pour être plus en forme, il convient donc d’éviter de se coucher tard pour ne pas majorer la dette de sommeil".

Pourquoi est-on plus fatigué en hiver ?

Vous êtes nombreux à avoir plus de mal à vous lever le matin lorsque viennent l’automne et l’hiver.

"Il y a un grand nombre de raisons pour lesquelles on se sent plus fatigué lorsqu’il fait froid. À commencer par le manque d’exposition au soleil durant la journée", explique Lisa Artis, directrice de The Sleep Charity et chercheuse sur le sommeil, à nos confrères britanniques de Stylist.

En effet, en hiver, le soleil se couche plus tôt et se lève plus tard. Résultat ? Nous sommes moins exposés à la lumière naturelle durant la journée (en particulier le matin, c’est important pour notre horloge biologique).

En hiver, on sécrète plus de mélatonine

"Effectivement, du fait de la moindre stimulation lumineuse (les jours sont plus courts) nous avons une sécrétion plus importante de mélatonine, l’hormone du sommeil. Il faut savoir que la nuit, le moment de la sécrétion de mélatonine est plus long. Ce qui explique pourquoi nous avons plus envie de dormir pendant la saison hivernale", détaille le Dr Marc Ray.

"Une faible luminosité diminue le niveau de sérotonine, l’hormone qui régule l'humeur. Cela peut perturber le rythme circadien qui nous indique quand nous devons être éveillés et quand nous devons dormir. Les soirées plus sombres indiquent également au corps de produire de la mélatonine (l'hormone du sommeil) plus tôt afin que nous nous sentions fatigués et prêts à aller au lit", ajoute Lisa Artis.

Sommeil : 3 habitudes à adopter à l’arrivée de l’hiver

Il est recommandé de vous coucher à heures fixes pour trouver le sommeil rapidement et avoir une nuit réparatrice. "Pour être plus en forme, il convient de bien s'éclairer le matin et d'éviter de se coucher trop tard pour ne pas majorer notre dette de sommeil qui est plus difficile à supporter en hiver", explique le neurologue.

Évitez les écrans le soir

Pensez aussi à vous éloigner des écrans au moins deux heures avant le coucher. "Passer la soirée devant les écrans est une mauvaise chose, déplore le Dr Marc Rey. Les humains ont, pour la plupart, des soucis en tête, et le fait de regarder la TV leur permet de les oublier. Ils ont donc l’impression que cela va faciliter leur endormissement. Il est vrai qu’un grand nombre de personnes, comme ils sont en dette de sommeil, vont s’endormir devant la TV. Mais ce sommeil est de mauvaise qualité. Il est fragmenté par le bruit. Dès qu’il y a une séquence publicitaire, avec une sonorité plus élevée, elle réveille la personne".

En outre, le neurologue nous met en garde contre la lumière bleue émise par les écrans. "La lumière bleue est liée aux écrans plats pour avoir un meilleur contraste, décrit le spécialiste du sommeil. Le problème, c'est qu'elle va bloquer votre sécrétion de mélatonine. C’est une hormone qui est sécrétée quand il fait nuit. Sa sécrétion s’arrête quand il fait jour, donc quand le ciel devient bleu. Donc, le soir, vous envoyez comme signal, 'c’est le matin' en regardant les écrans. Vous aurez forcément du mal à démarrer la nuit".

Mangez léger au dîner

Le Dr Rey attire aussi notre attention sur le repas du soir. L’alimentation joue un rôle clé dans le sommeil. "Pour privilégier l’endormissement, évitez les protéines au diner du soir", conseille l’expert. En outre, si vous vous couchez après avoir mangé un plat copieux et gras, il ne faut pas vous attendre à trouver le sommeil facilement. Le spécialiste du sommeil préconise aussi d’éviter les sucres rapides.

Sources

Merci au Dr Marc Rey, neurologue et Président de l’Institut National du Sommeil et de la vigilance (INSV)

https://www.inserm.fr/dossier/sommeil/

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