Actuellement, le dépistage du cancer du sein est recommandé pour les femmes de 50 ans et plus. Toutefois, le 20 septembre dernier, la Commission européenne a proposé d’abaisser l’âge de recommandation à 45 ans. L’idée ? Réduire le taux de mortalité du cancer le plus fréquent chez les femmes, en améliorant toute la stratégie de prévention. Lorsqu’il est détecté à son stade le plus précoce, le cancer du sein a bien plus de chances de se guérir, montant le taux de survie à 99 % selon l’Institut national du cancer.

Le cancer le plus fréquent chez les femmes

En France, l’incidence porte à plus de 58 000 le nombre de nouveaux cas de cancer du sein diagnostiqués chaque année, selon des chiffres relevés par l’institution Santé publique France. En représentant pas moins d’un tiers de l’ensemble des nouveaux cas d’infections cancéreuses recensés du côté féminin, le cancer du sein se place en première position des cancers les plus meurtriers pour les femmes.

Pour autant, le taux de mortalité affiche une baisse significative depuis deux dizaines d’années bien que le taux d’incidence ait, lui, continué d’augmenter. En clair, ces données confirment que les campagnes de prévention et les moyens mis en place pour traiter l’infection ont joué un rôle déterminant à travers le temps, rendant la prise en charge des femmes atteintes beaucoup plus efficace.

Un dépistage tous les 2 ans

Depuis l’année 2004, les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser un dépistage de cancer du sein. Pour ce faire, une mammographie bilatérale ainsi qu’un examen clinique de la poitrine sont effectués tous les deux ans pour les femmes qui prennent part au programme national de dépistage organisé. Pour la campagne de 2020-2021, la France avait enregistré un taux de participation à 46,6 %, un chiffre encore trop peu élevé pour les autorités sanitaires. Pour information, il n’est pas utile de présenter des symptômes ou des facteurs de risque pour pouvoir répondre à l’invitation nationale de dépistage.

L’âge recommandé revu à la baisse

Si le cancer du sein présente un taux de survie assez élevé, en raison notamment des moyens préventifs mis en place permettant notamment la détection des premiers signaux avant l’arrivée des symptômes, la Commission européenne entend bien augmenter les efforts. Dernièrement, l’instance de l’Union européenne a donc proposé d’abaisser l’âge de dépistage de 50 à… 45 ans. Ainsi, les campagnes de prévention inviteraient les femmes de 45 à 74 ans à effectuer les tests cliniques nécessaires à la détection des premiers signaux du cancer du sein.

« Dépister plus et mieux », c’est l’une des réponses que n’a pas manqué de donner Stella Kyriakides, commissaire européenne à la santé, ayant d’ailleurs survécu à la maladie en question. Par ailleurs, d’autres mesures complémentaires comme « le recours à l'imagerie par résonance magnétique (IRM) pour les femmes dont les seins sont particulièrement denses » ont été proposées pour espérer réduire le taux de mortalité.

Les femmes de moins de 45 ans, pas concernées ?

Qu’en est-il donc d es femmes de moins de 45 ans ? Selon la Société française de sénologie et pathologie mammaire (SFSPM), il ne serait pas spécialement nécessaire d’inclure les femmes de moins de 40 ans dans les campagnes de prévention, « en dehors des femmes à haut risque de cancer », ajoutant qu’une « stratégie de dépistage systématique des femmes trop jeunes risque d'entraîner un ‘sur-diagnostic’, car certaines tumeurs peuvent être repérées, alors qu'elles n'auraient jamais évolué en cancer. Le risque ? Entamer un traitement lourd et inutile ».

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