Mal de dos : trois exercices pour relâcher le muscle fessier et diminuer la douleur

Publié par La Rédaction Médisite
le 26/12/2025
Etirement du psoas
Istock
Directement lié à nos angoisses et raccourci par la sédentarité, le psoas constitue une cause majeure de lombalgie. Découvrez son rôle intime et trois exercices de kinésithérapie pour le relâcher immédiatement.

Ce muscle profond dépasse le simple rôle mécanique dans votre corps. Composé du grand psoas et du muscle iliaque, il est le seul à relier directement le haut et le bas du corps. Il s’ancre sur les vertèbres lombaires et la dernière thoracique pour se fixer sur le fémur. Cette position stratégique fait de lui le fléchisseur principal de la hanche, indispensable pour marcher ou monter des escaliers. Mais son rôle ne s’arrête pas au mouvement. Il stabilise la colonne vertébrale, préserve la lordose lombaire et assure votre posture debout. Connaître son anatomie explique pourquoi une douleur lombaire liée au psoas est si fréquente quand ce pilier central dysfonctionne.

Quand le stress bloque votre dos

La médecine ayurvédique le surnomme « muscle de l’âme », et ce n’est pas un hasard. Le psoas entretient un lien étroit avec le système nerveux et nos réponses instinctives de survie. Face à une peur ou un danger, il se contracte immédiatement, nous préparant à fuir ou à nous recroqueviller. Anatomiquement, il est connecté au diaphragme, le muscle de la respiration. Cette proximité explique le trio redoutable : psoas, stress et anxiété. Une charge mentale élevée ou une peur persistante maintient le muscle en tension continue. Il devient alors un « muscle poubelle » qui stocke les toxines émotionnelles, provoquant des raideurs profondes sans origine mécanique apparente.

Le piège de la sédentarité

Notre mode de vie moderne est son pire ennemi. Rester assis prolongément raccourcit le psoas, qui finit par s’affaiblir et se raidir. Le manque d’activité accentue ce phénomène, rendant les étirements du psoas indispensables pour les travailleurs de bureau. Lorsqu’il est trop court, il tire sur les vertèbres lombaires, accentuant l’hyperlordose du bas du dos. Cette traction provoque souvent lombalgies et douleurs irradiant vers l’aine ou la hanche. Si vous ressentez une barre dans le bas du dos en vous levant ou une gêne en position allongée jambes tendues, vous présentez probablement un syndrome du psoas. Il devient essentiel d’agir pour soulager la douleur avant qu’elle ne devienne chronique.

Trois mouvements pour relâcher les tensions

Intégrer quelques exercices simples dans votre quotidien peut être salvateur. L’objectif : les réaliser lentement, sans forcer jusqu’à la douleur. Commencez par la fente du chevalier servant, l’étirement le plus direct. Posez un genou au sol et avancez l’autre jambe à 90 degrés. Basculez doucement le bassin vers l’avant en gardant le dos droit pour sentir l’étirement dans le pli de l’aine. Maintenez 30 secondes. Enchaînez avec l’étirement allongé : sur le dos, ramenez un genou vers la poitrine tout en gardant l’autre jambe tendue au sol. Terminez par une fente debout dynamique : avancez une jambe, poussez le bassin et levez le bras opposé en inclinant légèrement le buste. Cinq minutes suffisent souvent à relâcher les tensions accumulées.

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