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Les bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur© IstockCe sont les premiers symptômes de la ménopause. Elles affectent près de 3 femmes sur 4 à partir de 48 ans et perdurent plusieurs mois, voire plusieurs années*. Leur intensité tend à diminuer avec l'âge. Une étape bien souvent très difficile à vivre pour les femmes et symbole de leur vieillissement.

Les manifestations: il s'agit de brusques poussées de chaleur corporelle, de jour comme de nuit, de quelques unes par mois à plusieurs par heure, accompagnées de rougeurs au visage, au cou, sur le haut du thorax et de la poitrine. Elles s'accompagnent de sueurs excessives, de vertiges, fourmillements, palpitations, angoisses...

Pourquoi: les oestrogènes** interviennent dans la régulation de la température du corps. A la ménopause, leurs sécrétions chutent brutalement entraînant les bouffées de chaleur.

* en général, 5 à 8 ans après l'arrêt des règles, mais parfois les symptômes peuvent perdurer

** hormones féminines ovariennes

La prise de poids

A partir de 45 ans, les femmes se plaignent d'une prise de poids de quelques kilos, mais qui pourtant a commencé bien plus tôt*. La ménopause constitue le cap où elles s'en inquiètent.
'La ménopause est aussi une période critique où chaque kilo pris sera ensuite difficile à perdre', explique le Dr Serge Rafal.

Pourquoi: le métabolisme se ralentit et la chute des oestrogènes favorise l'accumulation de graisses et une surcharge pondérale sur le ventre. En parallèle, il y a une baisse de l'activité physique, et la carence hormonale amplifie les compulsions alimentaires (envie de sucre, de gras).

Et aussi: on peut retrouver d'autres dérèglements hormonaux (thyroïdiens) qui font monter la prise de poids de 4 à 5kg en plus.

* Une étude de 1993 montre qu'entre 20 et 50 ans, le gain moyen est de 10kg

La fatigue

La fatigue© Istock
Les manifestations:
il s'agit d'un manque anormal d'énergie rendant difficile l'effort physique ou intellectuel. Les femmes ménopausées se plaignent d'être exténuées, incapables du moindre effort, avec moins d'envies et des difficultés à effectuer des tâches simples. D'autres symptômes comme de l'anxiété, des difficultés de concentration, des troubles du caractère et du sommeil peuvent l'accompagner. Cette fatigue est présente de façon plus ou moins intense chez deux tiers des femmes.

Pourquoi: la carence en oestrogènes est responsable de cette fatigue. Jusqu'à la ménopause, les hormones jouent un rôle antifatigue sur le cerveau.

Les insomnies

Les insomnies© Istock
Les manifestations:
deux tiers des femmes à cette période se plaignent de troubles du sommeil avec une diminution de la durée et de la qualité du sommeil. En général, les réveils se font au milieu de la nuit. Des nuits entières peuvent aussi être rythmées par les bouffées de chaleur, et angoisses voire des réflexions sur la vieillesse, la maladie, les enfants...

Pourquoi: ' les troubles du sommeil sont déjà caractéristiques du syndrome prémenstruel. Ils sont aggravés à la ménopause par la chute hormonale.', explique le Dr Serge Rafal.

La dépression

La dépression© Istock
Les manifestations:
la dépression se traduit chez les femmes en début de ménopause par une démotivation, de la mélancolie, une morosité ou une impression d'inutilité. Celles qui ont toujours été fragiles psychologiquement le sont encore plus. Celles qui ne l'étaient pas vont découvrir ces symptômes. 1 femme sur 5 en période de périménopause* et 1 sur 3 en ménopause souffrent de dépression.

Pourquoi: les hormones féminines, reliées aux centres nerveux, régulent notre humeur. Leur chute entraîne la déprime. A cela s'ajoute le stress des bouffées de chaleur, la fatigue...

* la périménopause est la période entre 48 et 51 ans durant laquelle apparaissent certains troubles (bouffées de chaleur...) annonçant l'approche de la ménopause. Elle apparaît quelques mois voire quelques années avant l'arrêt définitif des règles.

La baisse de la libido

La baisse de la libido© Istock
Les manifestations:
la moitié des femmes se plaignent d'une réduction de la lubrification vaginale, responsable de douleurs au moment des rapports, et d'une baisse de la sensibilité clitoridienne. 3 femmes sur 4 notent une baisse de leur désir dès l'arrêt définitif de leurs règles.

Pourquoi: plusieurs hormones entrent en jeu dans le processus. La chute des oestrogènes joue sur l'attractivité et la diminution voire la disparition de la lubrification vaginale rendant les rapports douloureux. La baisse de la dopamine* qui stimule notamment la sexualité entraîne un désintérêt. La chute des androgènes** diminue le désir. Des causes psychologiques liés à l'arrêt des règles et aux autres symptômes sont également en cause.

* La dopamine est l'une des nombreuses substances chimiques qui sert de neurotransmetteur dans le cerveau. Son taux baisse à la ménopause.

** hormone mâle que l'on retrouve aussi chez les femmes

La sécheresse vaginale

La sécheresse vaginale© Istock
Les manifestations :
à la ménopause, la paroi vaginale s'amincit et produit moins de sécrétions. Il peut alors s'installer une sécheresse vaginale gênante ou empêchant les rapports. Elle s'installe souvent la première année qui suit l'arrêt des règles et touche davantage les femmes minces. 20 à 40% des femmes ménopausées s'en plaignent. D'autres muqueuses peuvent aussi s'assécher comme celles des yeux.


Pourquoi : le vagin, l'utérus, la vessie contiennent de nombreux récepteurs à œstrogènes, qui permettent de rester souples, humides, toniques tant que la sécrétion s'effectue. À l'arrêt de ces hormones, ils sont directement touchés.

Le vieillissement accéléré de la peau

Le vieillissement accéléré de la peau© Istock
Les manifestations :
avec l'âge, la peau subit un processus de vieillissement normal. C'est cependant à la ménopause que le phénomène s'amplifie rapidement avec une peau moins tonique, des taches brunes et des ridules.

Pourquoi : la chute hormonale tarit les sécrétions sébacées, réduisant le contenu en collagène du derme* qui protège et hydrate la peau.

Et aussi: en temps normal, les œstrogènes inhibent les hormones mâles présentes en petites quantités chez les femmes. Lorsque leur taux baisse, de petits signes de virilisation apparaissent comme la pousse de poils sur le visage, la chute de cheveux sur le front...

* le derme est l'une des 3 couches de la peau, entre l'épiderme (la couche superficielle en contact avec l'environnement) et l'hypoderme (en dessous). Il contient notamment du collagène, des fibres élastiques...

Les cystites

Les cystites© Istock
Les manifestations :
l'amincissement de la muqueuse de la vessie et le manque de sécrétions vaginales se traduisent par une gêne urinaire, des brûlures, des envies fréquentes d'uriner, des douleurs ou des infections vaginales ou urinaires à répétition. C'est un symptôme très fréquent.

Pourquoi : le vagin, l'utérus, la vessie contiennent de nombreux récepteurs à œstrogènes, qui permettent de rester souples, humides, toniques tant que la sécrétion s'effectue. À l'arrêt de ces hormones, ils sont directement touchés.

La modification de la voix

La modification de la voix© Istock
Les manifestations :
la voix se fait plus grave. Ces troubles touchent une femme sur cinq.

Pourquoi : lorsqu'à la ménopause, la sécrétion d'œstrogènes se tarit, les hormones mâles prennent le dessus, entraînant une voix plus masculine. Le déséquilibre hormonal est aussi responsable d'une déshydratation, d'une diminution de la souplesse des vaisseaux et d'une rigidité musculaire au niveau des cordes vocales.

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Sources

Remerciements au Dr Serge Rafal, médecin et spécialiste des médecines douces, auteur de l'ouvrage 'La ménopause au naturel'.

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