Qu'est-ce qu'une rhinopharyngite ?

La rhinopharyngite (ou nasopharyngite), couramment appelée rhume, est une maladie bénigne, plus fréquente chez l'enfant, mais pouvant atteindre l'adulte. Elle correspond à l'inflammation des muqueuses du pharynx supérieur ou rhinopharynx. Cette zone s'étend du palais aux fosses nasales. La rhinopharyngite touche ainsi le nez et la gorge.

La rhinopharyngite est essentiellement virale. Sans être graves, ses symptômes sont gênants, fatigants et inconfortables. Il s’agit d’écoulements nasaux abondants ou au contraire de sensation de nez bouché, d’éternuements fréquents, de toux sèche, d’adénopathies au niveau du cou (gonflement des ganglions) et de fatigue. Des mesures de prévention doivent être respectées pour éviter tout risque de contamination.

La rhinopharyngite peut se répéter plusieurs fois dans l’année et dans un tel cas, il est nécessaire de rechercher des allergies sous-jacentes, aux acariens, pollens ou poils d’animaux, entre autres.

Rhinopharyngites : chiffres des épidémies

Les rhinopharyngites sont extrêmement fréquentes chez les enfants ayant entre six mois et quatre ans. À elles seules, ces inflammations des voies aériennes supérieures représentent près de 20 % des motifs de consultation, devant les angines qui en représentent 10%. Une rhinopharyngite est une pathologie essentiellement virale.

Plus de 200 virus différents sont susceptibles d’entraîner un rhume (les rhinovirus en sont responsables dans plus de deux tiers des cas). On la distingue habituellement des rhinites claires et autres pathologies d’origine allergique, qui ne sont pas virales. Chez l’adulte, on peut facilement observer 4 à 5 épisodes annuels. Au-delà, on parle de rhinopharyngite chronique.

Quels sont les symptômes de la rhinopharyngite ?

Pendant la période d’incubation, les premiers symptômes de la rhinopharyngite apparaissent, à savoir :

  • une fatigue inhabituelle et inexpliquée se manifeste
  • la fièvre apparaît, dépassant rarement la température de 38,5 degrés

Ensuite, les principaux symptômes sont représentés par :

  • un écoulement nasal, d’abord clair puis plus épais (jaunâtre à verdâtre),
  • une obstruction nasale (nez bouché) pouvant être accompagnée d’une dyspnée (difficulté à respirer)
  • un mal de gorge peu intense
  • une toux plutôt sèche
  • des éternuements
  • une inflammation de la gorge
  • une douleur au niveau de l’oreille (otalgie)
  • un larmoiement
  • des courbatures
  • des maux de tête et/ou de ventre
  • une perte d’appétit
  • Dans certains cas, des vomissements et/ou une diarrhée peuvent être observés, mais ces signes digestifs restent rares.

Symptômes du rhume et de la grippe : quelles différences ?

  • Les signes qu'il s'agit d'un rhume : le nez qui coule ou bouché, il ne dure en général pas plus de 4 ou 5 jours.
  • Les signes qu'il s'agit de la grippe : la fièvre, un mal de tête, des courbatures, des frissons.
  • Les symptômes communs aux deux maladies : fatigue, mal de gorge, toux, éternuement.

Comment différencier le rhume de la Covid-19 ?

Fièvre, toux, nez qui coule, maux de tête ou de gorge, fatigue… Il n'est pas évident de distinguer un simple rhume d'une infection au coronavirus. Mais quelques différences peuvent néanmoins vous aider à faire la différence.

Tout d'abord, l ’absence de fièvre fait plutôt pencher le diagnostic en faveur d’un rhume. Mais cet indice est loin d’être infaillible, car il est possible d'attraper le coronavirus sans pour autant avoir de fièvre... Notez toutefois que si vous êtes fiévreux, en cas de Covid-19, cet état perdure durant plusieurs jours.

Par ailleurs, en cas de rhume, les bronches ne sont généralement pas impactées. Les éternuements peuvent également vous aiguiller : ils sont plutôt la signature d’un rhume.

Un mal de tête est également évocateur d'une infection au Covid-19.

Mais le symptôme qui distingue sans doute le mieux le Covid-19 du rhume est l’anosmie (la perte de l’odorat est un symptôme très fréquent de la maladie, ndlr).

Les causes de la rhinopharyngite : virale ou bactérienne

La rhinopharyngite ou rhume est une infection virale

Une grande majorité des rhinopharyngites est d'origine virale, ce qui explique son évolution classique par épidémies hivernales.

En effet, la rhinopharyngite virale est causée par un virus pathogène appartenant à la grande famille des coronavirus. Mais il existe 200 virus différents capables de provoquer un rhume : rhinovirus, virus respiratoire syncitial ou VRS, virus influenzæ et para-influenzæ, adénovirus, entérovirus, myxovirus, etc. On n'en compte pas moins de 200. La récidive fréquente des rhinopharyngites est liée au fait que l’immunité engendrée par la maladie est provisoire et de courte durée.

Photo du rhinovirus dans le cas d'une rhinopharyngite

La rhinopharyngite ou rhume est une infection virale© Creative Commons

Rhinovirus / Copyright : Creative Commons Licence https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

Rhinopharyngite : une surinfection bactérienne

La rhinopharyngite peut être parfois suivie d’une surinfection bactérienne. Certaines bactéries de type streptocoque bêta-hémolytique du groupe A peuvent entraîner une rhinopharyngite chez l'adulte et le jeune enfant. Cette forme de rhinopharyngite est plus difficile à combattre.

À noter : certaines infections rhinopharyngées sont induites par des allergies aux acariens ou à d’autres agents allergènes. On compte aussi de nombreux cas de rhinites allergiques.

Facteurs de risque de la rhinopharyngite (rhume)

Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition fréquente de rhinopharyngites (ou rhumes) comme :

  • la présence d’un terrain allergique, souvent familial
  • le tabagisme qui altère la muqueuse respiratoire
  • le reflux gastro-oesophagien, en raison de l’irritation chronique de la paroi pharyngée, qui la fragilise
  • une carence en fer, fréquente chez le jeune enfant, pouvant être responsable d'une anémie
  • la pollution
  • une atmosphère humide ou au contraire sèche

D’autre part, la vie en collectivité favorise les épidémies, notamment hivernales.

Rhinopharyngite ou rhume : quelles personnes à risque ?

Rhinopharyngite (rhume) chez l'enfant et le bébé

La rhinopharyngite est le principal motif de consultation chez le médecin pour les enfants. La rhinopharyngite chez le bébé et l'enfant représente près de 20% des avis médicaux, devant la bronchite, l’angine ou encore l’otite.

Le rhume du bébé se manifeste par le nez qui coule, parfois, une fièvre ne dépassant pas les 38°C, des éternuements et une toux. Bébé est gêné lors de la tétée ou pour boire son biberon à cause de son nez bouché.

Le bébé et l’enfant de moins de 2 ans sont particulièrement à risque en raison du temps nécessaire à la maturation du système immunitaire. Le mode de garde des enfants en collectivité représente également un facteur important de risque de contagion.

Rhinopharyngite (rhume) chez l'adulte

Chez l’adulte, la rhinopharyngite, ou rhume banal, est également très fréquente, notamment en période d’épidémie automnale ou hivernale. Elle peut se répéter jusqu’à 3 ou 4 fois par an.

Elle n’a pas de critères de gravité particulier, en dehors de ses rares complications, mais provoque une gêne et un inconfort quotidien désagréables. La surinfection bactérienne est l’une des complications possibles des épisodes de rhinopharyngite.

Rhinopharyngite (rhume) chez la femme enceinte

Dans la majorité des cas, le rhume ne présente pas de risques chez la femme enceinte. Le fait d’avoir le nez qui coule n’a aucun impact direct sur le développement fœtal.

En revanche, les différents symptômes du rhume chez la femme enceinte susceptibles d’être associés à l’écoulement nasal nécessitent parfois une surveillance médicale attentive. C’est le cas, notamment, de la fièvre. Une température élevée (39 °C) qui persiste plus de 48h peut, en effet, révéler une infection secondaire plus importante.

La toux, lorsqu’elle est importante, peut favoriser les contractions. Dans tous les cas, il est impératif de consulter son médecin traitant pour éviter l’auto-médication qui peut être dangereuse chez la femme enceinte.

Combien de temps dure une rhinopharyngite ou du rhume ?

  • La rhinopharyngite est une pathologie bénigne qui guérit généralement en 7 à 10 jours maximum. Au-delà, une complication ou un terrain à risques sont à rechercher. Les rhinopharyngites peuvent se compliquer principalement d’angine, d’otite ou de sinusite.
  • La période d'incubation de la rhinopharyngite dure entre 1 et 7 jours, en fonction du virus responsable.

La rhinopharyngite est-elle contagieuse ?

Particulièrement contagieuses, les rhinopharyngites se transmettent par :

  • voie aérienne : en particulier lorsque les personnes infectées toussent ou éternuent,
  • contact direct : par un baiser, des postillons ou des mains mal lavées, par exemple,

En cas de contamination, la muqueuse du nez gonfle, s’irrite et produit en grande quantité ses sécrétions, de sorte que le nez « est bouché » ou que le nez « coule ».

Quand consulter en cas de rhinopharyngite ?

Une rhinopharyngite aigüe banale ne nécessite pas de consultation, l’avis du pharmacien pour un traitement symptomatique est la plupart du temps suffisant.

La consultation est conseillée si l’enfant a moins de 3 mois ou une fièvre très élevée, autour de 40 degrés.

Un avis médical peut également être utile chez la femme enceinte, pour rechercher d’éventuelles complications. Les signes de complications, que sont la durée supérieure à 10 jours, la somnolence, de violents maux de tête, des vomissements ou encore une gêne respiratoire, doivent entraîner une consultation rapide chez le médecin généraliste.

En cas de récidives trop fréquentes de rhume (rhinopharyngite) chez l'adulte ou l'enfant, un bilan peut s’avérer nécessaire pour évaluer les facteurs de risque.

Les complications et l'évolution de la rhinopharyngite

Les complications et l'évolution de la rhinopharyngite© Creative Commons

Pharyngite virale - Copyright CC Licence https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5/

La rhinopharyngite se complique rarement. Chez certains sujets, qui peuvent être fragilisés de façon passagère ou non, une surinfection bactérienne peut survenir, sous la forme d’une :

  • angine(inflammation des amygdales et/ou du pharynx d’origine virale ou bactérienne),
  • laryngite (inflammation du larynx),
  • trachéite (inflammation de la trachée, entraînant une toux irritative),
  • bronchite(inflammation des bronches qui se manifeste en général par une toux, et une gêne à la respiration),
  • sinusite (inflammation des sinus liée à une infection d'origine virale ou bactérienne),
  • otite (inflammation ou infection de l'oreille).

Une consultation est alors nécessaire ainsi qu’un traitement antibiotique si l’infection bactérienne est avérée.

Chez le bébé de moins de 3 mois, les complications sont plus fréquentes en raison du défaut de maturation du système immunitaire. Une surveillance rapprochée est donc nécessaire dans ce cas, de même que chez la femme enceinte, en cas de fièvre persistante.

Les rhinopharyngites à répétition

Le conseil du Dr Anne Christine DELLA VALLE contre les rhinopharyngites à répétition : " La rhinopharyngite peut être amenée à devenir chronique si elle se répète plus de 4 fois par an. Il est alors nécessaire de rechercher des allergies aux acariens, pollens ou poils d’animaux. Dans de tels cas, la rhinite claire dure plusieurs semaines et peut alterner avec des périodes d’obstruction nasale. Les éternuements et les larmoiements sont fréquents. Un traitement anti allergique peut être efficace pour soulager les symptômes."

Diagnostic de la rhinopharyngite

Le diagnostic de la rhinopharyngite est clinique, c’est-à-dire qu’il est établi sur l’interrogatoire et l’observation des symptômes. Il ne nécessite aucun examen complémentaire. L’examen clinique minutieux permettra d’éliminer une complication ou une pathologie associée, comme une otite par exemple, et de faire le point sur d’éventuels facteurs de risque.

Comment soigner une rhinopharyngite ?

Les rhinopharyngites sont des pathologies courantes et bénignes. Elles ont tendance à guérir spontanément. Le traitement vise donc à limiter les symptômes du rhume en assurant le confort du malade et éviter l’arrêt de travail, le cas échéant.

Soigner une rhinopharyngite (rhume) : quels médicaments ?

Le traitement de la rhinopharyngite consiste à prescrire des médicaments luttant contre la douleur et la fièvre (antalgiques et anti-pyrétiques) tels que du paracétamol ou l’aspirine, et à effectuer des lavages du nez pluriquotidiens au sérum physiologique pour le dégager, ce qui constitue une mesure très importante chez le nourrisson qui ne peut pas se moucher seul.

  • Acétaminophène ou paracétamol : ces médicaments soulagent les maux de tête et font diminuer la fièvre. Ils sont en vente libre en pharmacie et il est imprudent de dépasser la dose conseillée par le pharmacien. L’aspirine peut aussi être utilisée, mais est contre-indiquée chez l’enfant, car elle, peut de manière exceptionnelle, provoquer un syndrome de Reye, qui peut être mortel. Ses symptômes sont des vomissements abondants et des troubles de conscience.
  • Des médicaments contre le rhume (Actifed®, Advil rhume et sinus®, Benylin rhume et grippe®…) sont vendus en pharmacie, sous forme de comprimés jour/nuit. Ces médicaments peuvent soulager les sécrétions trop abondantes et la fièvre en même temps, mais ils sont à utiliser avec prudence car, en limitant l’évacuation des sécrétions, ils peuvent favoriser la surinfection.
  • Des gouttes décongestionnantes peuvent être administrées, mais celles-ci nécessitent souvent une prescription médicale, en raison de leurs contre-indications et de leurs effets secondaires. Les décongestionnants nasaux peuvent contenir des composants tels que la pseudo-éphédrine, à risque pour le cœur et notamment en cas d’hypertension artérielle, tant chez l’adulte que chez l’enfant.
  • Des sirops et pastilles peuvent être conseillés par le pharmacien et apporter un soulagement en améliorant la toux sèche et le mal de gorge.

Le conseil du Dr Anne Christine DELLA VALLE concernant les médicaments : "Les antibiotiques ne sont pas nécessaires en l'absence de complication, pas plus que les corticoïdes qui augmentent le risque de surinfection. En cas de récidives fréquentes, les médecins peuvent proposer l’ablation des végétations adénoïdes, qui tapissent normalement l’arrière du nez, et dont le développement trop important, ou hypertrophie, entretient une infection chronique. Cependant, cette chirurgie est de moins en moins pratiquée, des méthodes plus douces permettant souvent de limiter les récidives".

Automédication et remèdes naturels en cas de rhinopharyngite (rhume) ?

Une rhinopharyngite (ou rhume) guérit la plupart du temps spontanément. Des remèdes naturels peuvent aider à améliorer le confort et à poursuivre au mieux ses activités.

  • L’utilisation d’un humidificateur d'air est très efficace. Pour fluidifier les sécrétions, il est recommandé d’humidifier l’air ambiant et de conserver une température de 19 degrés, à l’intérieur du domicile.
  • Des inhalations d’huiles essentielles d’eucalyptus radiata ont un effet décongestionnant puissant, qui permet d’améliorer le confort en dégageant le nez bouché. Les huiles essentielles peuvent aussi être utilisées en massage au niveau du thorax.

Le conseil du Dr Anne Christine DELLA VALLE concernant les traitements naturels du rhume : "le traitement du rhume par les huiles essentielles est contre-indiqué chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante, les sujets asthmatiques ou épileptiques. Le pharmacien peut apporter les conseils nécessaires à l’utilisation sans risque des huiles essentielles".

  • La fleur de sureau a un effet à la fois antipyrétique et décongestionnant. On peut utiliser ces plantes en tisane (faire bouillir l'eau, puis arrêter l'ébullition et laisser infuser pendant au moins 10 minutes) ou en gargarisme (avec la tisane refroidie), plusieurs fois par jour.
  • Les traitements homéopathiques peuvent soulager les symptômes du rhume sur les conseils d’un médecin homéopathe ou d’un pharmacien.

Les épices pour soulager votre rhume

On le sait, lorsqu'on est atteint d'un rhume, une bonne alimentation est essentielle pour booster son système immunitaire. Mais si cette fois-ci, vous misiez sur les épices ? À travers son livre, Les épices qui nous veulent du bien (éd. Alpen), Isabelle Brette, biochimiste, identifie 7 aromates qui peuvent vous aider à soulager les symptômes du rhume. Parmi elles se trouvent :

  • L'origan (en infusion) qui a un pouvoir désinfectant ;
  • Le gingembre grâce à ses propriétés anti-inflammatoire ;
  • Le curcuma (en infusion avec du miel ou directement dans vos plats) est un puissant antioxydant avec un effet anti-inflammatoire et boosteur d'immunité ;
  • Le clou de girofle (en infusion) ;
  • L'ail qui est un excellent antiseptique, mais aussi un antibiotique naturel ;
  • Le basilic (à consommer cru pour qu'il conserve toutes ses propriétés) ;
  • La cannelle (à utiliser en huile essentielle) aux vertus antiseptiques.

En effet, depuis des millénaires, les aromates et les épices sont connues pour être bénéfiques, notamment grâce à leurs teneurs en antioxydants, vitamines A. C. et E, caroténoïdes, bioflavonoïdes, polyphénols et en oligo-éléments comme le zinc, le manganèse, le potassium, le sélénium, le magnésium...

Prévention de la rhinopharyngite

Les rhinopharyngites évoluent souvent en épidémies hivernales. Certains moyens permettent de renforcer l’immunité et de prévenir la contamination.

Mesures d'hygiène pour prévenir l'apparition du rhume ou rhinopharyngite

  • Se laver les mains fréquemment et apprendre aux enfants à le faire correctement, notamment après s’être mouché.
  • Ne pas partager les objets personnels tels que les verres, les ustensiles, les serviettes de toilette d’une personne malade.
  • Se protéger la bouche lors de la toux ou de l’éternuement avec un mouchoir jetable. Ne pas tousser dans sa main, mais dans le pli du coude, en l’absence de mouchoir à usage unique.
  • Éviter de se trouver en collectivité et rester le plus possible au domicile.
  • Ne pas surchauffer le domicile en maintenant la température des pièces entre 18°C et 20°C, pour conserver de l’humidité, un air trop sec aggravant les symptômes.
  • Aérer régulièrement les pièces même lorsqu’il fait froid.
  • Ne pas fumer ou ni s’exposer à la fumée de tabac. Le tabac favorise les surinfections et les complications du rhume.
  • Dormir beaucoup et éviter les situations stressantes.
  • Consommer quotidiennement de la vitamine C et de miel

Pour éviter les complications et les risques de contamination de la rhinopharyngite :

  • Adopter les mesures d’hygiène précédemment décrites.
  • Se moucher régulièrement avec des mouchoirs jetables à usage unique.
  • Nettoyer les fosses nasales avec du sérum physiologique.

Infographie : Les 7 gestes à adopter pour un #HiverSansVirus

La Direction générale de la Santé, l’Assurance Maladie, Santé Publique France et les Agences régionales de Santé souhaitent rappeler les bons gestes à adopter pour un #HiverSansVirus. Des gestes simples permettent pourtant de réduire la transmission des infections hivernales (grippe, rhume, gastro, bronchite, bronchiolite…).

Infographie : Les 7 gestes à adopter pour un #HiverSansVirus

Copyright : Les 7 gestes à adopter pour un #HiverSansVirus / https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2017/les-7-gestes-a-adopter-pour-un-hiversansvirus

  • Geste 1 : se laver les mains à l’eau et au savon ou, à défaut, avec une solution hydro-alcoolique
  • Geste 2 : se couvrir le nez et la bouche quand on tousse ou éternue
  • Geste 3 : se moucher dans un mouchoir à usage unique
  • Geste 4 : éviter de se toucher le visage, en particulier le nez et la bouche

Quand on est malade :

  • Geste 5 : rester chez soi, limiter les sorties, contacter le médecin si besoin
  • Geste 6 : limiter les contacts directs et indirects (via les objets)
  • Geste 7 : porter un masque, notamment lorsqu’on est en contact avec des
    personnes fragiles

Le rhume protègerait des variants Omicron et Delta

Nez qui coule, mal de gorge et mal de tête... Le rhume est une maladie saisonnière que l'on redoute chaque hiver. Pourtant, attraper le rhume pourrait en réalité nous protéger du coronavirus et de ses variants Delta et Omicron. Cette maladie banale s’est révélée être protectrice contre le virus et ses mutations. C’est ce qu’il ressort d’une étude publiée le 10 décembre dernier dans la revue Nature Communications, les chercheurs de l'Imperial College de Londres affirment que les cellules immunitaires, appelées cellules T, générées par le corps lorsqu'on attrape un rhume protégeraient du Covid.

"Une découverte importante" selon eux, même si "la vaccination reste le meilleur moyen de protection contre le Covid". "Nous avons découvert que des niveaux élevés de cellules T, créées par le corps lorsqu'il est infecté par d'autres coronavirus comme le rhume, peuvent protéger contre l'infection au Covid-19", confie en effet dans un communiqué le Docteur Rhia Kundu, auteur de l'étude.

Ces cellules T offrent une protection en attaquant les protéines internes du virus plutôt que la protéine spike, externe. "La protéine spike est soumise à une pression immunitaire intense de la part des anticorps induits par le vaccin qui entraînent l’apparition de mutations qui échappent au vaccin. En revanche, les protéines internes ciblées par les cellules T protectrices que nous avons identifiées mutent beaucoup moins", ajoute le co-auteur de l’étude. Par conséquent, elles pourraient participer à l’élaboration de vaccins efficaces contre les différents variants du coronavirus, y compris le variant Omicron.

Sites d’information et associations

France

  • Perinat-france.org. Crée par le Groupe d'Étude en Néonatalogie Languedoc-Roussillon (GEN-LR), le site actualise des informations pour les professionnels et les familles sur la santé des enfants et la grossesse.
  • INPES: institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Le site de LINPES, établissement public administratif, apporte des informations sanitaires sur des thèmes variés et permet de télécharger des guides et documents utiles.

Canada

  • Soins de nos enfants. Le site de la Société Canadienne de Pédiatrie contient des informations sur le rhume et des conseils sur la santé des enfants et des adolescents. Il est à destination de parents, qui peuvent y trouver de nombreux conseils pratiques.
Sources

Ameli.fr, Assurance Maladie en ligne, Rhinopharyngite de l’adulte [Consulté le 29/10/2019]

Ameli.fr, Assurance Maladie en ligne, Rhinopharyngite de l'enfant [Consulté le 29/10/2019]

Collège national des pédiatres universitaires. Rhinopharyngite. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2014 [Consulté le 29/10/2019]

Le Gac M-S, Delahaye L, Martins-Carvalho C, Marianowski R. Rhinopharyngites. EMC Elsevier Masson. Pédiatrie - Maladies infectieuses. 2009;4(4):1-5

Collège français d’ORL et de chirurgie cervico-faciale. Infections nasosinusiennes de l’enfant et de l'adulte. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2014 [Consulté le 29/10/2019]

National Health service (NHS). Common cold. Site internet : NHS. Londres ; 2017 [Consulté le 29/10/2019]

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