Présente à l’origine dans les pays d’Afrique, la variole du singe s’est peu à peu développée sur le continent européen au printemps 2022. Le vendredi 1er juillet, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a alerté sur la propagation du virus en Europe. “Une action urgente et coordonnée est impérative si nous voulons changer de cap dans la course contre la diffusion de la maladie" a expliqué Hans Kluge, le directeur de la branche européenne de l'organisme de la santé.

Selon l’OMS, la maladie serait maintenant présente dans 31 pays ou territoires européens. Les derniers chiffres estiment à 498 les cas sur le territoire français.

Une nouvelle étude publiée ce samedi dans la revue médicale Lancet Infectious Diseases, a dévoilé une différence entre les symptômes des personnes atteintes de la variole du singe en Europe et ceux observés au sein des pays d’Afrique. La recherche s’est basée sur une cinquantaine de britanniques.

Monkeypox : peu de cas de fièvre chez les européens

Pour en arriver à ce constat, les scientifiques ont observé les premiers malades britanniques, un des premiers pays touché en Europe et qui compte actuellement le plus grand nombre de cas sur le continent. C’est pour cette raison que l’observation des malades britanniques était perçue comme intéressante par les auteurs de l’étude. L’échantillon des cinquante personnes correspond à plus de la moitié des patients répertoriés dans le pays au début de la recherche en mai.

La fièvre était jusqu’à présent considérée comme un symptôme inévitable de la maladie. Hors, à peine plus de la moitié des participants observés dans le cadre de l’enquête l’ont eu. Parmi eux, les résultats montrent que la fièvre était moins longue et nécessitait moins d’hospitalisations que dans les cas habituels.

Variole du singe : des lésions plus ciblées

“L’éruption cutanée apparaît généralement un à trois jours suivant l’apparition de la fièvre. Elle se concentre généralement sur le visage, la paume de la main et la plante des pieds. Des lésions peuvent également apparaître au niveau de la bouche, des organes génitaux et des yeux”, explique l’OMS sur son site internet.

Au contraire, la majorité des membres de l’étude présentaient des lésions autour des parties génitales (94% des cas). Les scientifiques en viennent donc à penser que les patients ont été contaminés lors de relations sexuelles. Cela ne signifie pas pour autant que la maladie est devenue sexuellement transmissible, mais que la maladie peut se transmettre en touchant une lésion cutanée chez un autre patient.

Les auteurs alertent sur le fait que les différences de symptômes entre Européens et Africains ne témoignent pas pour autant une mutation du virus.

"Il n'y a pas de modification génétique majeure" a tenu à expliquer le pneumologue Hugh Adler auprès de l'AFP (Agence France Presse). Il ajoute qu'en Afrique, de nombreux cas sans fièvre ou avec des lésions limitées n'ont peut-être pas été détectés, biaisant ainsi les comparaisons.

Sources

https://www.tf1info.fr/sante/variole-du-singe-des-symptomes-qui-different-d-un-continent-a-l-autre-premiers-cas-europeens-pas-rapport-a-afrique-2225089.html

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/variole-du-singe/variole-du-singe-ce-que-l-on-sait-des-symptomes-observes-chez-les-premiers-malades-en-europe_5233708.html

https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/monkeypox

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