Des chercheurs suisses de l'université de Bâle et de Zurich se sont penchés sur les mécanismes du cancer du sein métastatique. Pour se métastaser, la tumeur primaire produit des cellules tumorales qui rejoignent la circulation sanguine. Certains scientifiques pensaient que ce phénomène se produisait en continu ou à la suite d’un dommage physique ou mental.

Les chercheurs de l’université de Bâle et Zurich révèlent que le sommeil aurait un effet “booster” de prolifération de cellules tumorales chez les souris et les personnes atteintes d’un cancer du sein. Explications.

Cancer du sein : les cellules tumorales actives la nuit

Comment expliquer le fait que les cellules tumorales circulantes sont plus actives la nuit ? Les chercheurs se sont rendu compte que les hormones joueraient un rôle important.

En effet, la mélatonine (hormone du sommeil), la testostérone et les glucocorticoïdes (hormones circulantes dans le sang) agissent sur le métabolisme glucidique et commandent la production de cellules tumorales circulantes : “systémiquement, nous constatons que les principales hormones du rythme circadien telles que la mélatonine, la testostérone et les glucocorticoïdes dictent la dynamique de génération de CTC et, par conséquent, que l'insuline favorise directement la prolifération des cellules tumorales in vivo, mais de manière dépendante du temps” écrit l’un des auteurs des travaux de recherches.

Qu’est-ce qu’un cancer du sein métastatique ?

Selon L’Institut National du Cancer, “Les cellules cancéreuses peuvent envahir d'autres organes que les ganglions lymphatiques et y développer des métastases. Les organes les plus souvent touchés par des métastases lors d'un cancer du sein sont le foie, les os et les poumons.” De plus, sachez que “Environ 10% à 15% des cancers du sein sont métastatiques, et 5% de ces cancers métastatiques sont diagnostiqués lorsqu’ils se situent déjà au stade IV de leur évolution” selon l’institut du sein Henri Hartmann.

La prise en charge du cancer du sein métastatique est souvent délicate mais l’arsenal thérapeutique est généralement composé de séances de chimiothérapies et/ou de radiothérapies. Certaines patientes peuvent bénéficier de protocole d’essai clinique. Si dans les années 1990, la durée de survie moyenne était de 10 mois, aujourd’hui, elle frôle les 3 ans, voire plus de 5 ans pour environ 22% des patientes.

À noter : Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment observé chez les femmes en France. Le nombre de cas observés chaque année a tendance à diminuer depuis 2005, même si cette maladie reste la première cause de décès par cancer chez les femmes en 2018. S'il est dépisté à un stade précoce, la survie à 5 ans est de 99 % selon l’Institut National du Cancer.

Sources

https://www.nature.com/articles/s41586-022-04875-y

https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-sein/Les-points-cles

https://ishh.fr/cancer-du-sein/le-cancer-du-sein-metastatique

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