Ganglions : 3 localisations qui imposent une consultation sans tarder

Publié par Sandrine Coucke-Haddad
le 10/02/2026
ganglion enflé au niveau du cou
Istock
Un ganglion enflé signale souvent une infection bénigne, mais certaines caractéristiques doivent alerter, en particulier certaines localisations. Lesquelles ? En voici 5 qui doivent être prises au sérieux (et 3 généralement bénignes).

Les ganglions lymphatiques, souvent appelés à tort "glandes", sont en réalité de petits organes en forme de haricot qui agissent comme des postes de contrôle du système immunitaire. Répartis le long d'un réseau de vaisseaux, leur rôle principal est de filtrer la lymphe et de piéger les agents pathogènes ou les cellules anormales. Lorsqu'ils détectent une menace, ils gonflent pour produire des cellules immunitaires, devenant ainsi palpables. Ce phénomène, nommé adénopathie, prouve que le corps se défend activement contre une agression.

Ganglions : distinguer le bénin du pathologique

Si la majorité des adénopathies sont réactionnelles et disparaissent spontanément, souvent après la guérison d'une infection respiratoire ou cutanée, leur persistance au-delà de 3 à 4 semaines, leur taille ou leur localisation peuvent soulever une alerte. On pense évidemment à certains cancers car les cellules cancéreuses peuvent se propager via les vaisseaux lymphatiques jusqu'aux ganglions avoisinants. Bien que moins de 1 % des personnes ayant un ganglion enflé souffrent d'un cancer, il est important de ne jamais ignorer les signes d'alerte spécifiques.

L'échographie et la biopsie, 2 examens clés en cas de ganglions suspect

Face à une adénopathie suspecte ou persistante, il faut consulter, bien évidemment. Votre médecin prescrira des examens complémentaires si nécessaire : bilan sanguin et/ou imagerie, notamment l'échographie, qui permet d'évaluer la taille, la forme, et la vascularisation du ganglion. En cas de doute persistant après quatre semaines, l'examen de référence pour confirmer ou exclure une pathologie maligne reste la biopsie. Elle consiste à prélever un échantillon de tissu pour une analyse histologique complète et fiable.

Que faire en cas de ganglion ?

Vous sentez un ganglion et vous vous inquiétez ? L'objectif n'est pas de céder à la panique, mais d'adopter une surveillance ciblée, en plus d’une éventuelle consultation, et ceci même si les signes ou la localisation penchent pour un ganglion plutôt bénin. Notre diaporama vous détaille les localisations et les signes bénins, ce qui permet le plus souvent de se rassurer. Inversement, connaître les drapeaux rouges garantit une prise en charge rapide en cas de besoin. Une détection précoce augmente significativement les chances de guérison si une maladie grave est diagnostiquée.

Localisation à surveiller : au niveau de la clavicule

1/7
personne qui se palpe l'épaule, sous la clavicule
New Planet Media

Le ganglion sus-claviculaire, situé au-dessus de la clavicule (aussi appelé ganglion de Troisier), peut être lié à la propagation d'un cancer profond, qu'il soit pulmonaire, digestif ou rénal. Sa présence, même en l'absence d'autres symptômes, justifie une évaluation médicale immédiate pour en déterminer l'origine.

Localisation à surveiller : sous les aisselles

2/7
personne qui se palpe sous l'aisselle à la recherche d'un ganglion
New Planet Media

Les ganglions situés sous les aisselles drainent la lymphe des bras, du thorax et des seins. Un gonflement persistant, dur et non douloureux à cet endroit est un signe d'alerte, notamment chez la femme pour un potentiel cancer du sein. Bien que les irritations liées au rasage soient fréquentes, la vérification est indispensable en cas de doute.

Localisation à surveiller : les ganglions profonds

3/7
médecin qui examine un scanner
New Planet Media

Les ganglions situés profondément dans le thorax (médiastinaux) ou dans l'abdomen ne sont pas palpables manuellement mais doivent alerter. Leur détection fortuite lors d'un examen d'imagerie comme un scanner ou une IRM nécessite une prise en charge sans tarder. Ils peuvent indiquer des pathologies graves comme un lymphome ou un cancer métastatique.

Les signes d’alerte d’un ganglion

4/7
autopalpation du sein à la recherche d'un cancer
New Planet Media

Quelle que soit la localisation, un ganglion dur, fixé (adhérant aux tissus voisins) et indolore est un signe très suspect d'un processus tumoral. La douleur signalant souvent une inflammation aiguë bénigne, son absence est paradoxalement plus alarmante. Cela concerne particulièrement les ganglions du cou et de l'aine. Autre signe à surveiller : le temps. Un ganglion qui persiste plus de 3 à 4 semaines sans amélioration ou dépasse 2 cm doit être exploré. L'apparition de "symptômes B" (fièvre inexpliquée, sueurs nocturnes abondantes, perte de poids involontaire) associés à l'adénopathie indique souvent une maladie systémique et exige des analyses de sang rapides.

Localisation d’un ganglion (le plus souvent) bénin : cou et mâchoire

5/7
personne qui se palpe un ganglion au niveau du cou
New Planet Media

Les ganglions du cou et sous la mâchoire sont les plus souvent palpables lors d'infections respiratoires (angine, rhume) ou dentaires. Ils sont généralement douloureux, souples et mobiles sous les doigts. Ils diminuent naturellement de volume après la guérison de l'infection.

Localisation d’un ganglion (le plus souvent) bénin : cuir chevelu

6/7
personne qui se touche l'arrière du crâne
New Planet Media

Situés à l'arrière du crâne ou derrière l'oreille, ces ganglions drainent la zone du cuir chevelu. Leur gonflement est souvent lié à des irritations locales, un eczéma ou des infections virales bénignes comme la rubéole. Ils restent typiquement petits, mobiles et disparaissent spontanément.

Localisation d’un ganglion (le plus souvent) bénin : dans le pli de l’aine

7/7
auscultation dans un cabinet de médecin, le patient est allongé, le médecin palpe de haut de la cuis
New Planet Media

Situés dans le pli de l'aine, ils réagissent souvent à une coupure au pied, une épilation ou une infection urinaire. Ils sont souvent douloureux et mobiles. Il ne faut cependant pas les confondre avec une hernie inguinale, diagnostic que seul un professionnel de santé peut confirmer.

Google News Voir les commentaires