J’ai survécu à un cancer du côlon… et celui-ci m’a marquée à jamais
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L’après cancer peut être aussi difficile que la maladie

J’ai survécu à un cancer du côlon… et celui-ci m’a marquée à jamais

Le retour à la vie normale est parfois aussi difficile que le combat contre le cancer. Pour Elisabeth, la reprise du travail, à temps partiel thérapeutique dans un premiers temps, a été compliquée. “J’en avais besoin, pour reprendre une vie normale, mais il y a la fatigue à gérer, ainsi que les collègues”. Le manque d’empathie de ses collègues l’a d’ailleurs marquée. “On m’a carrément dit ‘c’est bon, c’est fini, il faut que tu passes à autre chose’. Mes supérieurs ont aussi refusé de m’accorder des jours de congé ; il fallait toujours que je me justifie”.

La motivation lui fait aussi défaut, car elle ne trouve plus de sens dans son travail. “Après un cancer, on a envie de profiter de la vie différemment. Ces deux dernières années m’ont permis de me (re)trouver, de savoir ce que je voulais vraiment”. Ce qui la rendrait heureuse ? “Ne plus travailler dans mon domaine d’activité, et apporter du bien-être aux gens”. Une satisfaction qu’elle trouve déjà, en partie, dans son association.

Sur le plan personnel également, son cancer du côlon a eu un impact. “Avec mon fils, on s’est rapprochés, mais on a quand même vécu des moments difficiles”.

Cette épreuve aura permis à la quadragénaire de faire du tri dans ses amis. “Bien sûr, tout le monde perçoit la maladie à sa façon. On peut être mal à l’aise face au cancer, et je le respecte totalement. C’était le cas de certains de mes amis, et je les côtoie encore, évidemment. En revanche, d’autres personnes ont été méchantes, ont eu des attitudes désagréables”... Sur ces dernières, elle a tiré un trait.

Aujourd’hui, Elisabeth est en rémission. Mais elle gardera toujours une trace de ce cancer du côlon. “On pense qu’on est guéri, car on l’est physiquement. Mais psychologiquement, pas du tout. Le cancer fait partie de nous”.

Certains effets secondaires sont d’ailleurs toujours présents. “Je suis fatiguée, j’ai très mal au dos et les nerfs de mes extrémités sont atteints. Je fais donc souvent tomber des choses et je n’ai plus de sensibilité au niveau des orteils”, explique-t-elle. “Il faut donc continuer de se battre”.

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Merci à Elisabeth de nous avoir confié son histoire.

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