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Repérer les signes d'alerte

diagnostic cancer colonEn dehors du dépistage gratuit des plus de 50 ans, certains signes doivent amener à consulter.
Du sang dans les selles. « On l’attribue trop facilement à un saignement d'hémorroïdes et une modification du transit », note le Pr Pierre Michel, chef du service Hépato gastro entérologie de l'hôpital Charles Nicolle de Rouen.
- Modification durable du transit. « Chacun a un transit personnel, il peut être modifié par un changement de mode de vie (départ en vacances par exemple), ou des difficultés familiales ou professionnelles. En dehors de ces périodes particulières, toute modification durable du transit, accompagnée notamment de douleurs abdominales doit amener à consulter », indique le spécialiste.

1er examen : le toucher rectal

examen toucher rectal« C'est le premier examen qui sera pratiqué par le médecin », souligne le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue.
Pourquoi ? « Pour détecter les zones indurées, ulcérées ou une petite boule sous le doigt. Cet examen très simple ne renseigne bien sûr que sur les tumeurs du rectum qui est la partie la plus basse du côlon, situées à moins de 10 cm de l'anus. Si on a du sang rouge dans les selles et une masse sous le doigt, cela apporte déjà une réponse au diagnostic ».

L’Hemoccult® en complément du toucher rectal

hemoccultEn complément du toucher rectal, le dépistage du cancer du côlon et du rectum passe par un test appelé « Hemoccult® ». Ce test recherche la présence de sang microscopique (non visible à l’œil nu) dans les selles. « C’est un outil de dépistage de masse qui chaque année contribue à diagnostiquer des cancers chez des personnes qui sinon n'auraient pas consulté », explique le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue. Néanmoins « à titre individuel, lorsqu'il existe des signes d'alerte et que le médecin doit vérifier s'il y a ou non tumeur, il n'est pas assez fiable : il a une mauvaise sensibilité et est à l'origine de faux négatifs ».

La coloscopie pour rechercher des polypes

coloscopieSuite à un toucher rectal ou à un test de dépistage, le médecin peut avoir un doute sur un éventuel risque de cancer du côlon. Il recommande alors une coloscopie. Cet examen approfondi de l’intestin est réalisé par endoscope, en ambulatoire, sous anesthésie locale ou générale. Il permet un bilan complet.
Pourquoi ? « Pour voir s'il y a ou non des polypes, c'est-à-dire des petites tumeurs dans le côlon. Si la réponse est oui, le ou les polypes sont retirés au cours de l'examen pour éviter qu'ils ne dégénèrent s'il sont bénins, et pour les analyser afin de savoir si on est ou non en présence d'un cancer », explique le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue.

L'examen anatomo-pathologique pour analyser la tumeur

examen anatomo-pathologiqueUne fois la tumeur enlevée chirurgicalement, elle est envoyée au laboratoire d'anatomo-pathologie.
Pourquoi ? « Pour confirmer le diagnostic, préciser son infiltration dans la paroi de l'intestin et rechercher des cellules cancéreuses dans les ganglions qui sont autour du côlon », note le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue.

Un scanner pour rechercher les métastases

scanner colonLorsque le cancer est diagnostiqué, il faut s'assurer que d'autres parties du corps n'ont pas été envahies. C’est la recherche des métastases. « Un seul examen permet de balayer le thorax, le foie, la région pelvienne : il s'agit du scanner thoraco-abdomino-pelvien», indique le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue.
A savoir : avant, pour détecter les métastases, il fallait réaliser plusieurs examens comme une radio thoracique et une l'échographie abdominale, par exemple.

L'IRM pelvienne pour dépister le cancer du rectum

irmSi l'on soupçonne un cancer du rectum, l'IRM est un examen indispensable. « Par sa situation anatomique, coincé dans le petit bassin, le rectum réclame un examen particulier, plus sophistiqué que la simple coloscopie », rappelle le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue. Le bilan comporte une IRM pelvienne ou une échographie endoscopie par voie rectale.
Pourquoi ? « Il s'agit de regarder l'épaisseur de la tumeur, sa localisation précise, et de vérifier la présence ou non de ganglions autour ».
A noter : ces examens guident aussi le chirurgien qui doit enlever le mésorectum un petit feuillet de graisse qui entoure le rectum et est souvent contaminé par la tumeur.

Les différents stades du cancer

stades cancer colonIl existe plusieurs stades du cancer colorectal.
Stade 0 : la tumeur est superficielle. Elle n'a pas pénétré les couches sous muqueuses. Elle est traitée au cours de l'endoscopie puisqu'il suffit de la retirer.
Stades 1 et 2 : les cellules cancéreuses ont envahi les couches plus profondes de la muqueuse mais il n'y a pas de métastase.
Stade 3 : les ganglions proches de la tumeur sont envahis par des cellules cancéreuses.
Stade 4 : le cancer s'est propagé loin de l'intestin. Le stade et la localisation de la tumeur permettront bien sûr de définir le traitement adapté, en particulier l'utilité et le type de chimiothérapie.

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