7 cancers difficiles a reperer a un stade precoce

Selon les estimations des professionnels de santé, 3,8 millions de personnes vivent en France avec un diagnostic de cancer. En 2018, on comptabilisait 382 000 nouveaux cas dans l’Hexagone. Dans le détail, 204 600 chez l’homme et 177 400 chez la femme.

Si les progrès de la médecine et des dépistages ont permis d’améliorer la prise en charge des tumeurs malignes, le cancer reste la première cause de mortalité en France devant les maladies cardiaques.

Quels sont les cancers les plus fréquents ?

Le cancer résulte d’un dysfonctionnement de cellules initialement normales. En raison de leur dérèglement, elles se mettent à se multiplier de manière anarchique et à proliférer pour former une masse. Elles s’étendent ensuite aux tissus voisins et peuvent même migrer via les vaisseaux sanguins vers d’autres parties du corps (métastases).

L’incidence des tumeurs varie en fonction des sexes. Les hommes développent principalement :

  • des cancers à la prostate (50 000 cas par an en moyenne) ;
  • des cancers au poumon (31 000 cas annuel) ;
  • des cancers colorectaux (23 000 cas par an).

Les femmes sont surtout touchées par :

  • le cancer du sein (58 nouveaux cas annuels en moyenne) ;
  • le cancer colorectal (20 000 cas par an) ;
  • le cancer du poumon (15 000 cas par an).

Plus le cancer est découvert tôt, meilleures sont les chances de survie

La 4ᵉ édition du rapport "Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine" de l'Institut national du cancer (Inca) publié le 6 juillet 2021 a révélé que les pronostics de survie se sont améliorés pour la quasi-totalité des localisations cancéreuses. 

Les chercheurs précisent dans leurs travaux : "pour les tumeurs solides, les résultats montrent une grande disparité des probabilités de survie à 5 ans allant d’un pronostic très favorable pour le cancer de la thyroïde (96 %), au pronostic le plus défavorable pour le glioblastome (sous-type de tumeur du système nerveux central) et le cancer pulmonaire à petites cellules (tous deux à 7 %)".

Si les traitements pour lutter contre les cellules cancéreuses ont beaucoup progressé ces dernières années, les chances de survie à une tumeur maligne restent étroitement liées à la précocité du diagnostic. Toutefois, certains cancers sont particulièrement difficiles à détecter. Le point en images sur ceux difficiles à découvrir à un stade précoce.

Cancer du pancréas

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7 cancers difficiles à repérer à un stade précoce

Le cancer du pancréas ne cause aucun symptôme à ses débuts. Il est par ailleurs interne et indolore. Ces éléments le rendent particulièrement difficile à repérer. Il est ainsi diagnostiqué à un stade avancé dans 80 à 90% des cas. Sa prise en charge est si complexe.

Chaque année entre 8 et 10 000 cas sont détectés, occasionnant un nombre presque similaire de décès.

Cancer des reins

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7 cancers difficiles à repérer à un stade précoce

"Le cancer du rein ne provoque pas de symptômes aux premiers stades de développement et c’est seulement pour les formes plus avancées que des signes apparaissent. Le diagnostic est donc souvent posé tardivement au cours de l’évolution de la maladie", alerte la Fondation pour la recherche sur le cancer.

D'ailleurs, il est souvent découvert par hasard lors d'une échographie ou d'un scanner de l'abdomen réalisé pour une autre raison

Cancer des ovaires

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7 cancers difficiles à repérer à un stade précoce

L'établissement américain Mayo Clinic met en garde sur son site : "contrairement aux autres cancers gynécologiques, il n'existe aucun test de dépistage du cancer de l'ovaire." 

Il précise ensuite qu'il est "difficile à détecter à ses débuts en raison de ses symptômes vagues. Les femmes peuvent souffrir de constipation, de ballonnements, de satiété précoce après avoir mangé et de maux de dos. Bien que le cancer de l'ovaire ait tendance à survenir chez les femmes ménopausées, tout le monde peut être à risque".

Cancer du cerveau

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7 cancers difficiles à repérer à un stade précoce

"Lorsque la tumeur est de petite taille, elle n’entraîne généralement aucun symptôme. Mais plus elle grossit, plus les symptômes peuvent survenir." explique l'ARC. C'est pourquoi la plupart des cancers du cerveau sont découvert à un stade tardif.

Autre obstacle au dépistage : le principal symptôme sont des céphalés. Les maux de tête sont si courant que le malade ne pense pas à consulter immédiatement.

Cancer du poumon non à petites cellules

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7 cancers difficiles à repérer à un stade précoce

Le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) représente 85 à 90 % de l’ensemble des cancers du poumon. Il est difficile à repérer précocement, car ses symptômes peu spécifiques (toux, essoufflement...) sont susceptibles d'être confondus avec des troubles pulmonaires bénins courants.

Cancer du foie

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7 cancers difficiles à repérer à un stade précoce

Les premiers signes d'un cancer du foie sont la fatigue et les troubles digestifs. Ils sont si peu spécifiques qu'ils n'orientent pas immédiatement vers un diagnostic de cancer chez les personnes sans maladie chronique du foie. En l'absence de test de dépistage, le cancer est souvent détecté tardivement.

En revanche, le cancer du foie est une complication des maladies hépatiques chroniques, il est ainsi souvent détecté lors d’un "examen échographique destiné à mesurer le degré de fibrose du foie suite à la maladie chronique", précise le Vidal.

Sarcome

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7 cancers difficiles à repérer à un stade précoce

Les sarcomes sont des tumeurs malignes qui se forment dans les tissus de soutien de l'organisme ou des tissus mous comme les muscles, les tissus graisseux, le derme, le cartilage ou encore les vaisseaux sanguins.

Ce cancer, plus fréquent chez les enfants que les adultes, est difficile à repérer. "Compte tenu de l’incidence faible des sarcomes et des symptômes, peu spécifiques, les médecins non spécialisés suspectent le plus souvent d’autres pathologies plus courantes et moins graves", reconnait l'ARC.

L'organisation ajoute :"lors d’une première consultation, le médecin peut confondre un sarcome avec une lésion bénigne des parties molles comme un lipome (cent fois plus nombreux que les sarcomes)".

Le diagnostic d'un sarcome est confirmé par l'analyse d'un échantillon du tissu touché, obtenu par une biopsie.

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Sources

https://newsnetwork.mayoclinic.org/discussion/ovarian-cancer-is-hard-to-detect/

https://www.menshealth.com/health/a19519930/hard-to-detect-cancers/

https://www.thehealthy.com/cancer/cancer-screening/

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cancer

https://www.fondation-arc.org/le-cancer-en-chiffres/le-cancer-en-chiffres

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mots-clés : Cancer