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Cancer le plus fréquent et le plus meurtrier chez les femmes… le cancer du sein touche en moyenne plus de 54 000 personnes par an. Si son taux de mortalité a fortement diminué ces dernières années grâce à la mise en place d’un dépistage organisé et les avancées des traitements, son incidence a pour sa part augmenté. Selon la Ligue contre le cancer, près d'une femme sur neuf sera concernée au cours de sa vie.

De nombreux facteurs peuvent influencer les risques d’apparition d’une tumeur mammaire cancéreuse. S’il n’est pas possible d’agir sur certains comme l ’âge, le sexe, les antécédents familiaux ou encore la prédisposition génétique, il y a souvent la possibilité de réduire la menace en agissant sur d'autres points. En effet, durant les dernières décennies, de nombreuses recherches scientifiques ont permis de mettre en lumière les gestes quotidiens qui peuvent aider à éviter ou du moins diminuer les risques de cancer du sein. Nous vous les présentons dans cet article.

Prévention du cancer du sein : manger des crucifères

Chou vert, rave, brocolis, chou de Bruxelles, mais également le radis, le navet et le cresson… selon une étude épidémiologique suédoise menée auprès de 5 482 femmes en 2001, la consommation de légumes crucifères pourrait réduire de 20 % à 40 % l’incidence du cancer du sein ! La raison ? Leur richesse en glucosinolates (composés organiques soufrés précurseurs des isothiocyanates).

Une étude américaine publiée en janvier 2009 a ainsi démontré que le sulforaphane (SFN, une variété d'isothiocyanate responsable entre autres de la saveur amer des légumes crucifères) pouvait inhiber la prolifération cellulaire et s’opposer à la formation de tumeurs, notamment celle du sein. De plus, des recherches menées chez l’animal ont également mis en évidence les bienfaits de l’Indole-3-carbinol (un autre glucosinolate) dans l’autodestruction des tumeurs mammaires.

Légumes crucifères : quelle quantité pour éviter les tumeurs mammaires ?

Alors que plusieurs études ont démontré les bénéfices des légumes crucifères dans la lutte contre le cancer du sein, des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health (États-Unis) ont voulu déterminer la quantité à manger chaque jour pour réduire les risques tumoraux.

"Bien que des études antérieures aient déjà suggéré cette association, leur impact a été limité, en particulier pour les sous-types agressifs de cancer du sein", a expliqué Maryam Farvid, auteure principale de l’étude, publiée en juillet 2018 dans l'International Journal of Cancer.

Son équipe a étudié les réponses de 180 000 participantes à deux études interrogées sur leurs habitudes alimentaires tous les 4 ans. Elle a mis en avant que les femmes qui mangeaient plus de 5,5 portions de fruits et légumes chaque jour présentaient un risque de cancer du sein 11% moins élevé que celles qui avaient consommé 2,5 portions ou moins. Les crucifères (choux, chou-fleur, brocoli…) et ainsi que les légumes jaunes/orange étaient les principales variétés ayant les effets protecteurs les plus importants selon l’article.

Sources

Comment enrayer l’épidémie de cancer du sein, Pr Henri Joyeux et Dr Bérengère Arnal-Schnébelen, ed.François-Xavier de Guibert, 2007

Prévenir le cancer du sein, Pr Henri Joyeux, ed.François-Xavier de Guibert, 2003

Le guide l’alimentation équilibrée, Vidal, 2008

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Que choisir, Déodorants et antitranspirants Les sels d’aluminium en question, 30/09/2015 

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ijc.31653

https://www.biorxiv.org/content/biorxiv/early/2018/11/05/457572.full.pdf

https://www.sciencedaily.com/releases/2021/04/210421200133.htm

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