Vitamine D : ce légume est l'un des seuls à en contenir

Publié par Aude Klain
le 16/10/2026
légumes d'automne
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Photo d'illustration
Indispensable à la solidité osseuse et aux défenses immunitaires, la vitamine D brille par son absence dans les végétaux, à l'exception remarquable de ce légume.
 

Alors que les journées raccourcissent, le manque d'exposition solaire fragilise l'organisme et expose une grande partie de la population au risque de déficit. Il faut donc faire le plein de vitamine D. Mais où la trouver ? Ce légume de saison est une alternative méconnue capable d'enrichir les repas automnaux.

Pas de vitamine D dans les légumes : le champignon, l’exception !

Bien que rangé au rayon des légumes par les cuisiniers, le champignon appartient en réalité au règne fongique. Cette particularité en fait la seule source végétale notable de vitamine D. Sa membrane cellulaire renferme en effet de l'ergostérol, un lipide précurseur qui, sous l'action des rayons ultraviolets, se transforme en ergocalciférol (vitamine D2). Ce mécanisme photochimique rappelle directement la synthèse cutanée observée chez l'être humain.

Toutefois, la teneur finale dépend fortement du mode de culture. Les champignons de Paris classiques, élevés dans l'obscurité des champignonnières, renferment moins de 1 µg pour 100 g. À l'inverse, les champignons des bois cueillis en plein jour affichent des concentrations bien supérieures : les girolles apportent environ 5,3 µg pour 100 g et les morilles sauvages grimpent à 5,1 µg pour 100 g. Une astuce culinaire permet de booster les champignons frais : exposez les lamelles au soleil direct pendant 15 à 30 minutes avant de les cuisiner afin d'activer l'ergostérol résiduel.

Vitamine D : pourquoi les besoins augmentent-ils après 60 ans ?

Avec l'avancée en âge, la peau s'amincit et perd en efficacité : la capacité à fabriquer la vitamine sous l'effet du soleil diminue d'un facteur trois à quatre. En parallèle, cette molécule favorise l'absorption digestive du calcium et du phosphore. Un déficit chronique entraîne une fuite minérale du squelette, accélérant ainsi l'ostéoporose.

Cette vitamine stimule également les récepteurs musculaires, limitant la fonte des fibres et le risque d'instabilité posturale. Pour combler les besoins, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) fixe la référence nutritionnelle à 15 µg par jour chez l'adulte, tandis que les consensus en rhumatologie préconisent un apport de 20 µg quotidiens chez les aînés pour prévenir les fractures.

Poissons gras et abats, les réservoirs de vitamine D3

Sur le plan métabolique, la vitamine D3 animale (cholécalciférol) présente une efficacité supérieure à la D2 végétale en élevant plus durablement les taux circulants. Les poissons marins dominent largement les tables de composition : l'huile de foie de morue caracole en tête avec près de 250 µg pour 100 g, suivie par le hareng fumé (jusqu'à 22 µg), la truite saumonée, la sardine et le maquereau.

Les abats apportent aussi une contribution utile. Le foie de veau affiche environ 2,5 µg pour 100 g, surpassant nettement les viandes blanches et les pièces de bœuf maigres. En appoint régulier, le jaune d'œuf fournit 2 à 2,2 µg pour 100 g, formant une ressource simple pour diversifier les apports.

Néanmoins, les données cliniques rappellent que l'alimentation ne couvre en moyenne que 10 à 20 % des besoins physiologiques en l'absence de soleil estival. Consultez votre médecin traitant pour évaluer l'intérêt d'une supplémentation médicamenteuse prescrite, une démarche particulièrement indiquée dès l'automne chez les plus de 60 ans.

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