Un vaccin universel en test pour éviter Covid, grippe mais aussi rhumes et toutes les autres affections respiratoires !

Publié par Sandrine Coucke-Haddad
le 28/02/2026
vaccin et seringue
Istock
Cette découverte est tout simplement incroyable. Les chercheurs ont mis au point un vaccin qui ne s’attaque pas à un virus ou une bactérie mais qui permet à nos défenses immunitaires de se défendre contre toutes les infections respiratoires ! Ces travaux viennent d’être publiés dans la revue Science ce mois de février 2026.

Jusqu'à présent, se protéger des infections hivernales impliquait de multiples injections ou d'avoir recours à des vaccins combinés, contenant plusieurs virus diminués. Une approche souvent mise en échec par les mutations rapides des virus. Cette nouvelle découverte scientifique promet de bouleverser cette routine en ciblant directement les voies respiratoires et sans injection (le vaccin est développé sous forme de spray nasal). Les premiers essais menés sur l'animal sont bluffants.

Une rupture avec la vaccination traditionnelle

Depuis près de 230 ans, les vaccins classiques reposent sur un principe immuable : exposer le système immunitaire à un antigène spécifique pour l'entraîner. Toutefois, cette méthode montre ses limites face aux mutations rapides des agents pathogènes, imposant des rappels fréquents mais aussi des limites quant à l’efficacité (c’est particulièrement le cas quand il s’agit du vaccin contre la grippe). Selon cette étude publiée dans la revue Science le 19 février 2026, ces vaccins pourraient se voir supplanter par une approche radicalement différente mise au point par des chercheurs de l’université de Stanford aux Etats-Unis. 

Leur ambition, qu’ils jugeaient eux-mêmes un peu farfelue au départ, consiste à développer une défense universelle capable de contrer une multitude de menaces distinctes. En d’autres mots, il s’agit de booster nos défenses immunitaires globales en agissant notamment sur le système immunitaire inné, celui qui se déclenche dans les premiers jours de “l’attaque” (il laisse ensuite la place au système immunitaire adaptatif). Avec ces travaux menées sur la souris, les chercheurs ont obtenus des résultats inespérés : “En réalité, le nouveau vaccin s'est avéré efficace contre un large éventail d'agents respiratoires testés par les chercheurs”, a ainsi déclaré le Pr Bali Pulendran , professeur de microbiologie et d'immunologie, et l’un des auteurs de l'étude.

Le mécanisme alliant deux formes d'immunité

Contrairement aux injections à ARN messager, ce produit expérimental ne contient aucun fragment de virus. Il stimule directement l'immunité innée, la première ligne de défense de l'organisme, grâce à des molécules spécifiques capables de détecter et de neutraliser tout intrus. Une protéine d'œuf est ajoutée à la formule pour attirer les cellules T dans les poumons. Ces dernières envoient des signaux continus pour maintenir le système d'alerte actif de façon prolongée. Les chercheurs se sont inspirés des effets protecteurs inattendus du vaccin contre la tuberculose pour concevoir cette réponse globale. 

Ce mécanisme permet d'obtenir une protection robuste en seulement trois jours, contre deux semaines habituellement : "Le système immunitaire pulmonaire est tellement réactif et alerte qu'il peut déclencher les réponses adaptatives typiques — lymphocytes T et anticorps spécifiques du virus — en seulement trois jours, ce qui est un délai extrêmement court, a encore déclaré le Pr Pulendran. Normalement, chez une souris non vaccinée, cela prend deux semaines."

Des résultats impressionnants sur de multiples affections

Les premiers essais sur les souris démontrent une efficacité spectaculaire. L'administration nasale a permis de réduire de 700 fois la charge virale de plusieurs coronavirus et virus du rhume. Le spray protège également contre de redoutables bactéries nosocomiales, comme le staphylocoque doré. De façon plus inattendue, le traitement empêche les réactions inflammatoires liées aux allergies respiratoires, telles que celles provoquées par les acariens. Les données indiquent que trois doses administrées à une semaine d'intervalle garantissent une immunité locale solide pendant au moins trois mois. Bonus : l'élimination des piqûres représente un atout majeur pour faciliter l'adhésion des patients lors d'un éventuel déploiement massif.

Une révolution de santé publique en préparation ? 

"Imaginez recevoir un spray nasal pendant les mois d'automne qui vous protège de tous les virus respiratoires, y compris le COVID-19, la grippe, le virus respiratoire syncytial et le rhume, ainsi que de la pneumonie bactérienne et des allergènes du début du printemps", s'enthousiasme le Pr Pulendran. Les scientifiques prévoient de lancer prochainement des essais cliniques de phase I pour valider l'innocuité du produit chez l'humain. Si ces tests s'avèrent concluants, ce spray universel pourrait être disponible d'ici 5 à 7 ans, ce vaccin serait même un rempart immédiat contre les futures pandémies avant même l’apparition de nouveaux agents infectieux !

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